SUR LA MORT DU MINISTRE AUBERTIN
NOTE 7, p. 464. — Il est assez étrange que Bayle et Blondel, eh rapportant les circonstances qui précédèrent la mort d'Auber-
tin, aient censuré, comme ils l'ont fait, la conduite de M. Olier : F « L 16 preri.er se plaignant qu’Aubertin, dans son agonie, ait été ex. » les | posé aut véaliôns de ce curé, el l’autre accusant son zèle d’in- : » et Ie côtisidération et de violence. Âü rapport de ces auteurs, on avait ‘ » autrl répandu le bruit d’abord, qu'Aubertin demandait à faire abjura- : » à sa tion entré les mains d’un prêtre catholique ; et, eh second lieu, BN , à six que les partisans de la secte avaient résolu de l’en empêcher. 1 C Comme pasteur de la paroisse, M. Olier était donc obligé de voler nn à son sécôürs, et pensant que les portes lui seraient fermées, ; de 3 éüntré la volonté du malade, il pouvait recourir à l'autorité des y Le magistrats, comme l’y autorisaient les lois du royaume. Car Lis l’objet de sa démarche ne portait point atteinte à la liberté donnée Heur aux Huguenots par l'édit de Nantes : en se présentant chez le 5. malade, il se proposait seulement de lui demander , avec dou- heur ceur ét honnêteté, quels étaient ses sentiments : U£ quid animus cont Jerret placidé rogaret. Ce sont les paroles mêmes de Blondel, bien et il ajoute que dès qu’Aubertin eut répondu qu'il persévérait et à dans sa religion, M. Olier et le Bailli se retirèrent sur-le-champ, voit et en silence : Nec mora : præter spem percussi qui tentaturi ne k advenérant, conticuére, et retro pedem retulerunt. Bien plus, seul il rapporte que, de concert avec le Bailli, M. Olier obligea ceux qui étaient venus à leur suite, et qui étaient restés au bas de l’escalier, de se retirer chez eux, quelque résistance qu’ils fissent : Exinde quantumvis reluctantes eduxére ; et, selon les expres-
» Le bien en 1 loua de D de D.
de D à to devo rem} mom » À sur | l'Egl temp raître ESPRIT DE L'ÉGLISE DANS LA DISPOSITION DES DIVERSES PARTIÈS chan
DE L'OFFICE CANONIAL PENDANT LE JOUR ET PENDANT L'ANNÉE. sa gl Bien
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sions de Bayle, i/s eurent bien de la peine à faire retirer la canaille. Or, comment après cela, au lieu de blâmer la conduite de M. Olier, ont-ils pu ne pas faire l’éloge de sa modération, de sa fermeté, de sa prudence? Il est vrai que, s’il faut en croire Blondel, les quarante personnes environ qui suivaient le Bailli, (f) Albertinide étaient la plupart armées (1). Mais il resterait à savoir si ce n’é-
Enchurist. pre- 4: : , Te à A A fa. à David tait point par l’ordre du Baïlli, qui pouvait se présenter avec cette
Blondel. — Bay- escorte dans une maison du ressort de son bailliage, où il s’at-
Le, Dictionnaire, tendait à éprouver de li résistance. Et même, en supposant qu’ils
RSR fussent armés sans aucune invitation, serait-il juste de rendre M. Olier responsable de cette conduite irrégulière? Qu'on juge après cela de l'équité de ces auteurs.
NOTE 8. p. 471.— Rien n’est plus propre à occuper saintement les esprits, et à élever les cœurs à Dieu, dans Ja récitalion de l'Office divin, que les considérations suivantes, proposées par M. Olier aux ecclésiastiques :
DU LIVRE SECOND. #87 l. Olier ; 4 « Les Matines et les Laudes, qui se disent la nuit, expriment 4° Esprit de t été ex- » les louanges du ciel, qui sont rendues à Dieu par les Saints l'Office quotièle d’in- : et les Anges dans la gloire; et font que nous regardons les din : Matines On avait . autres Heures de la journée comme les prières de cette vie : Fe e abjura- FA à savoir, depuis Prime, à six heures du matin, jusqu'à Vèpres, ond lieu, Fe à six heures du soir.
npècher. he de voler fermées, orité des me. Car té donnée t chez le avec doud animus > Blondel, ersévérait e-champ, tentaturi 3ien plus,
ligea ceux | | bi de l'es ; » Le beau partage de ce psaume en toute la journée montre
ste bien l'institution de la vie divine et de la religion chrétienne È : en nous, qui est une imitation du paradis, où il a une es expres- :
ra # louange perpétuelle, où chaque moment est occupé en louange æ # d de Dieu. Pour cela donc on chante le grand et divin psaume n gs ù de David : Beati immaculati in via, où l'on voit la vie cachée Ds de Dieu en nous entièrement expliquée; et ce psaume s'étend CR CFO | à toutes les petites Heures, pour dire qu'à toute heure nous le Bailli, devons demander à Dieu de vivre ainsi, et être incessamment remplis de cette vie divine pour agir en Dry à ious les moments de notre vie.
» Cette vie chrétienne, qui est une vie divine, est une vie duciel Les petites commencée sur la terre: de là vient que les quatre petites Heures. Heures, qui occupent tout le jour, ne sont composées que d’un psaume, à limitation du ciel, où il n’y aura qu’un psaume et
une seule louange. Cet unique psaume est partagé en quatre Heures, qui représentent l’universalité de l'Eglise qui prie; et
ces quatre Heures se commencent à dire de trois en trois heures, et dans chacune on récite trois psaumes, ou plutôt on continue le même psaume qui se partage en trois. Et l’on doit
bien rerharquer ici le soin inexplicable de l'Eglise à respecter
et à rappeler le saint mystère de la très-sainte Trinité. Car on
voit, de trois en trois heures, trois psaumes , qui tous trois
ne font qu’un, comme les trois personnes ne sont rien qu'un seul DIEU.
si ce n’éavec cette où il s’atsant qu’ils de rendre u'on juge
» À six heures se finit le jour , et l’on commence à compter Vapres et sur la nuit. D'où vient que ces prières, selon lc dessein de Complies. l'Eglise, se chantent au soir vers les six hetie:, qui est le temps où l'Etoile du soir, nommée Vesper, commence à paraître, d’où vient le nom de Z’épres. Alors on commence à S PARTIÈS chanter les louanges de Dreu et de JÉSUS-CHRIST monté dans L'ANNÉE. sa gloire, qui est le commencement de toute la gloire des Bienheureux. Les Complies signifient l'achèvement des prières des hommes et de la vie présente en JÉSUS-CHRIST, qui nous a mérité, par la fin de la sienne et par sa mort, le bonheur et la gloire de la vie future. D'où vient que tous les psaumes de’ » Complies ne parlent que de Notre-Seigneur souffrant, et qui,
er sainterécitation proposées
2 Olhjet de l'Office cuno- Hal pendant l'année,
» dans le ciel et dans la consommation de sa gloire, fait encore » mention de son état pénible, comme étant le sujet de sa gloire, » et de la récompense qu'il veut proposer aux hommes, la béu- » titude. Cette heure de Complies n'est pas mise proprement au » nombre des prières particulières : elle ne fait qu'un avec » Vèpres, dont elle est l'achèvement et l’'accomplissement, com- » pletorium ; c'est-à-dire, la clôture et l'achèvement des prières,
» Toute l’année chrétienne est destinée à honorer Jésus- » Carisr dans ses Mystères ou dans ses Saints; et dans tout ce » ce temps vous ne voyez qu’un seul jour pour adorer le saint » mystère de la très-sainte Trinité, encore sans Octave, quoi- » qu'il en méritàt une plus solennelle que tous Îles autres » mystères ensemble. Et, ce jour-là même, fait-on mémoire du » Dimanche, ce qu'on ne fait point ni dans le Dimanche de » Pâques, ni dans celui de la Pentecôte, S'il n’y a que ce seul » jour spécialement consacré à honorer la très-saint. Trinité, » C’est pour marquer que le culte que nous lui rendons n'est » pas pour remplir pleinement nos esprits de son adoration, et » que nous attendons à le faire dans le ciel, où étant consommés » en Jésus-Christ, après l'avoir longtemps adorée et con. » templée sur la terre, nous serons comme lui pour jamais une: » hostie de louange à Ja gloire de Dieu, En attendant, Dieu le » Père se met comme en oubli dans le monde, comme sil ne » voulait recevoir d’honimages qu’en son Fils, Ce grand Dieu, » reconnaissant de lanour que ce cher Fils lui a témoigné jrar su » mort, veut le rendre participant de tous ses honneurs, et » même se cacher sous lui pour ne les recevoir qu'en lui,
» Jésus-Curisr fait voir eu effet dans lui-même toutes les » perfections de son Père, sa force, sa science, son amour, et » toute son étendue : {x quo inhabilat omnis plenitudo divi- » nitatis corporaliter, W est la principale image de la vie de » Dreu, comme Dieu, ayant recu toute la vie de son Père pour » la conserver et la distribuer à tous les Saints, C'est pourquoi, » après Jésus-Cunisr, les Saints sont exposés comme images » de la perfection de Dieu et de sa vie divine; et pour cela on » nous montre tous les jours les martyrs et leurs actes héroïques » et divins, qui marquent la perfection di Dieu en eux, On nous » fait voir en une image saint Martin coupant son mntean en » faveur d'un pauvre, qui marque la charité de Dieu en lui; un » saint Paulin qui se vend pour ses frères, qui marque encore » l'amour de JÉsus-Curisr; nue sainte Agnès dans les tour- » ments, qui montre la force de Dieu dans sa faiblesse et dans- » l'infinnité de son corps; dans saint Alexis caché sous les degrés
» de sa » JÉSUS » viteurs » qu'un » état St