SUR LES
NOTE pratiques s’efforça avaient | l'Epiphar chrétien:
pour les nombre nous vo siècle (3 dissolutio celles de
D’après uières ét avaient li brons la ordonnait et de là :
de la Fès accompäs portées à par les 1 » auteur » de mét » ridicul » des ga » taux, € » dont S » train t perstitio térées pi du feu d d'Auverg La plupa un juge
il encore sa gloire, , la béxement at:
"un avec ont, coms prières.
r Jésus s out ve ‘le saint ve, quoi- 5 autres noire du mche «de ce sul . Trinité, ons n'est ration, et liSOttN ES et con. TOHIPATTIIE , Dieu le eo sil ne di Dieu, né pur sû cours, el lui,
ites les noir, el do diviü vie de ère pour ourquoi, > juges "cela on éroiques On nous eat on
lui; un > encore es tour-
el dat s degrés
DU LIVRE SECOND, : h89
» de sa maison, devenu le jouet de ses valets : l'humilité de
» Jésus-Christ hunilié dans le monde, méprisé par ses ser- (1) Ecrits sur » viteurs. En an mot, tout ce qui se voit dans l'Eglise n'est 41, /768-stinér » qu'un tableau des beautés et des perfections divines en leur 46 dns » état sublime et suréminent (1). chap. 1x, sect. 4.
SUR LES SUPERSTITIONS ET LES DÉSORDRES QUI RÉGNAIENT PRINCIPALEMENT DANS LES CORPS DE MÉTIERS.
NOTE 9, p: 477. — Parmi les dissolutions publiques et les pratiques superstitieuses les plus accréditées, que M. Olier s’efforça de bannir de sa paroisse, on doit compter celles qui avaient lieu chaque année les veilles de la Saint-Martin et de l'Épiphanie (2). Les vigiles des fêtes, que la piété des premiers 12 Remarques chrétiens sanctifiait par la prière et le jeûne, devinrent bientôt, #4 1: 0p. 173. pour les libertins, des occasions de dissipation et de péché. De ce (3 Concu. An nombre fut celle de la Saint-Martin : abus bien ancien, puisque CNT nous voyons un de nos conciles le proscrire dès le sixième ctesius. contre le siècle (3). Il persévéra néanmoins; et au temps de M. Olier, ces 2“9an. du Roï-
B : FE À . : .. . boit, par M. Desdissolutions étaient même si excessives , qu’on les conparait à one , de dis
celles de la veille de l’Epiphanie (4). cours, p.20, 1661. D’après tous les monuments, il paraît démontré que ces der-
uières étaient un reste des anciennes Saturnales des Romains, qui
avaient lieu chaque année à peu prés à l’époque où nous célé-
brons la fête des Rois. La coutume était d’y élire un roi, qui
ordonnait ensuite aux convives mille extravagances indécentes ;
et de là vint, dit-on, chez les chrétiens dissolus, l'usage du roi
de la Fève, ou du gâteau des Rois, et toutes les dissolutions qui accompagnaient cette pratique (5). Au XVIE siècle, elles étaient 45, soit. In portées à un point qu'on aurait peine à croire, s’il n'était attesté a par les monuments du temps. « Qui pourra nombrer, dit un ytés singu - » auteur contemporain, les ivrogneries des artisans et des corps Ziers et nou- » de métiers, sous prétexte de leur gâteau, et de eette royauté Ed nd a » ridicule? qui pourra décrire les turpitudes et les impudicités Roi-boit, par M. » des garçons de boutique, des écoliers, de tous les gens bru- Te in-42, » taux, et toutes les œuvres de ténèbres qu’enfante cette nuit, ”
» dont Satan est le premier roi, qui commande et qui met en
» train tous les autres (6)? » A ces excès se joignaient des Su- (6, 16it. p. 10, perstitions aussi révoltantes qu'insensées. L'une des plus invé- 440.
térées paraît avoir été l'usage de réserver des tisons et du bois
du feu de ce jour-là, pour s’en servir contre la peste. Guillaume
d'Auvergne, évêque de Paris, s'en plaignait de son temps (7). 7) 1bid. p. 240. La plupart avaient soin aussi de garder la fève du gâteau, comme
un gage de quelque heureux événement qui devait leur arriver,
#90 NOTESDU LIVRE SECOND.
et d’autres la conservaient afin de s’en servir pour des malé. (4) Traitéssin- fices (1). Ce n’est pas que les pasteurs des àämes ne s’élevassent guliert be #1. avec force contre ces abus. « Les prédicateurs catholiques, disait » M. Camus, évèque de Belley, crient assez contre les désordres Ne » qui se commettent à cette occasion. Néanmoins le torrent est ne Por » trop fort, ajoutait-il, pour être arrêté par les digues de leurs La royauté, gra- » remontrances, et la tyrannie de la coutume l'emporte sur la cieuse hist. p.36. ; raison (2). »
Tels furent, entre plusieurs autres, les excès et les superstitions que M. Olier s’efforça d’abolir, dès son entrée dans la cure de Saint-Sulpice. Il les combattit avec d’autant plus de ferveur et de zèle, que les hérétiques, en si grand nombre dans sa paroisse, les faisaient passer pour des dévotions de l'Eglise catholique,
et qu’à Charenton, les ministres avaient même l’impudence de
ps débiter en chaire une si atroce calomrie (3). Par sa douceur, sa 439, 141. charité et sa patience, il parvint à les supprimer, et à changer: ces jours de dissolution, en des jours consacrés aux œuvres de
la piété cnrétienne. Car on vit dès-lors un nombre extraordinaire
de paroissiens recevoir la sainte communion le jour mème de
l’Epiphanie, et renouveler, en quelque sorte, l’ancienne disci-
pline , qui faisait «le cette solennité un jour de communion
à) Infra. générale (4).
Six ans après ba mort de M. Olier, les ecclésiastiques de Saint- Sulpice, pour imiter son zèle, résolurent de faire tous leurs efforts atin d’abolir partout, s’ils pouvaient, les pratiques superstitieuses de la veille de l’Epiphanie, et prièrent M. Jean Deslyons, docteur de Sorbonne, et doyen de Senlis, de se joindre à eux, et de comie pets poser un ouvrage pour en désabuser les peuples (5). Ce docteur, ibid, p. 4. — Ho Qui eut des liaisons étroites avec le séminaire de Saint-Sulpice (6), mélie de M, Des- tant qu’il demeura attaché à la saine’ doctrine, entra volontiers Ad rt dans leurs vues « Je me sens 'extraordinairement pressé, uit-il, min. de S.-Sut- » par le zèle de ces ecclésiastiques, qui m'ont fait écrire pour me ur ut solliciter de me joindre à eux dans la sainte guerre qu’ils ont enue M. Destyons, ” repris de faire eux-mêmes au paganisme, par lequel les chrétiens Ms. de la Bibl. » charnels profanent ordinairement cette solennité (7) . » M. Desgr tr discours, VOUS; qui sans doute n’avait point assez étudié l’origine de ces sbid: ” pratieu+?, co:10sa d’abord deux discours qu’il prècha à Senlis, et
qu'il fit imprimer l’année srivante; mais l'ayant ensuite approfon-
die, e. ayant même réformé ses opinions sur quelques points, il
publia ses Trailés singuliers et nouveaux contre le paganisme a P is Des du Roi-boit (8), qu’il adressa aux Théologaux de toutes les Eglises Savreur, 1670. de France, et qui durent contribuer beaucoup à abolir des supersti-
tions, dont il semble qu’on ne voit plus de traces aujourd’hui.