V'ERSÉCUTION SUSCITÉE CONTRE M, OLIER
» l'œuvre, disait-il, l’achèvera par sa miséricorde. I ne
» faut pas se défier de sa bonté; ses trésors sont tou-
» jours pleins, et jamais ils ne s’épuisent; prenons cou-
» rage, la sainte Vierge nous sec” ,a (1). »—« Le jour «t) Wie, pur M. » de l’Ascension, 25 mai, ajoute-t-il, voyant l'opposition retonvilliers. » que les Grands et les princes mettaient à l’œuvre de
» Div, j'en étais à l'extérieur un peu abattu. La Bonté
» divine, si attentive à fortifier ma faiblesse, me dit par
» sa miscricorde infinie : Ton œuvre se fera. Ces paro-
» les me remplirent d’une confusion extrême, surtout
» celle-ci : on œuvre. Je lui disais alors : Non, mon
» Diev, ce n'est point la mienne, c’est la vôtre : et toute-
» fois ces paroles portaient avec elles une vive lumière
» dans mon esprit; elles me faisaient comprendre que
» j'étais, à l’égard de tous ces Messieurs, que Diku amène
» dans sa maison, leur pauvre petit serviteur et leur
» domestique; que je devais user de beaucoup de dou- (2) Mem. uut. » ceur pour gagner leurs esprits (2). » NS 8. di
Cependant les trois années à partir depuis la prise de YL.
possession de la cure, et au bout desquelles M. Olier sa- M. Olier prévait qu’il en serait chassé, approchaient de leur terme. a la seu Déjà, vers le mois de janvier 16%5, deux personnes fort “a AE intérieures avaient parlé de cette persécution à M. de s Bretonvilliers (3), et « de temps en temps, ajoute celui-ci, (2 rie Ms.par » M. Olier nous disait lui-même : Préparons-nous à ce rs Pod » que DIEU nous réserve, et demandons beaucoup son saint- TA » Esprit, afin de porter saintement la croix qu'il nous
» a destinée. Nous en étions tellement certains, » conti-
nue-t-il, parlant de trois ou quatre prètres avec qui il
était plus particulièrement lié, « que nous nous en entre-
» tenions assez souvent, quoique nous ignorassions la ma-
» nière dont elle devait arriver. Plusieurs fois nous lui
» avons entendu dire : De bon cœur, mon Dieu, de bon
» cœur, jenesuis pus digne de cette grâce; non, je ne mérite
» pus cette miséricorde avec laquelle vous voulez me trui-
4) Fe Ms, de W Olter, par M.
deBretonrilliers, tu, p. 110,444, ‘12.
(2, Testument dé M.d» Pousxe.
— Archives du Royaume, ibid.