VIE
M.deFiesque demande à rentrer dans lacure de S.-Sulpice.
26 PARTUE US LAVRE IV, PAROISSE, — 1645,
» ter, pou le grand désir que vous avez de faire du bien un » plus éngrat des homes, » Chaque jour il offrait avec JÉsCs-CHRIST, par avance, émbrassant Ja croix qui lui était préparée, et se regardant comme une hostie qui ne devait plus vivre que dans l'esprit et dans la vue de son sacrifice (1).
On ne saurait méconnaitre ici la conduite de la divine Providence. Elle daigna manifester cette persécution à M. Olier, longtemps avant qu'elle arrivàt, non-seulement afin qu’il se tint prêt lui-mème à la souffrir, mais aussi pour qu'il l'annonçât clairement à ses disciples, comme le Sauveur en avait usé à l'égard des siens. Les ecclésiastiques de M. Olier auraient sans doute été exposés à une tentation bien étrange, si cette persécution eût fondu sur eux sans qu'ils en eussent été avertis. Le voyant en butte à l’animadversion publique, plusieurs auraient pu douter que Ja main de Dieu fût encore avec lui, au leu que, après cette prédiction, l'événement ne devait servir qu'à afflermir leurs cœurs dans la confiance. M. de Poussé, espérant sans doute d'en être la victime, fit mème son testament six jours avant que la sédition éclatät, le 2 juin 1645, et laisse au séminaire que M. Olier fondait, tous ses biens, et spécialement sa terre de Beaume, qui était d’un revenu considérable (2).
Contre toutes les apparences, le coup fut porté à M. Olier par celui-là même de qui il devait craindre le moins une persécution. Les premiers qui se liguérent contre lui furent des amis et des parents de M. de Fiesque, qui lui avait résigné sa cure. frrités de voir entre ses mains un bénéfice qu'ils désiraient pour un d’entr’eux, ils cherchèrent longtemps une occasion d'agir contre lui, et de lui susciter une affaire qui l'oblixeât d’abandonner sa paroisse. Mais n’en trouvant point qui secondât leurs vues, ils la firent uaitre, en persuadant, à force de flatteries et d’importunités, à M. de Fiesque lui-mème,
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