‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 243 sur 251 · SON · texte numérisé non relu

SON

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PERSÉCUTION SUSCITÉE CONTRE M, OLIER, 5h17 quoiqu'il eût tant pressé M. Olier d'accepter sa cure, que le bénéfice qu’on lui avait donné, lors de sa démission, était d’un revenu fort inférieur à ce qu'il avait droit d’attendre; qu'on l'avait trompé ; et qu'il était de son honneur, autant que de son intérêt, de revenir sur ses pas (4). Parmi PA mp les ecclésiastiques que M. de Fiesque avait laissés après lui, Giry, partie 4”, et que M. Olier avait conservés pour servir la paroisse à Us hitort titre d’habitués, sans qu'ils fussent membres de la com 41: 1 be 2 munauté, plusieurs, dont la vie ne répondait pas à la sainteté de leur état, osèrent bien se mettre de la partie. Ce n’était parmi eux que plaintes et que murmures contre celui qu'ils auraient dû chérir et respecter comme leur père. Is étaient venus à bout de persuader à l’ancien curé, que, depuis sa démission, tout était bouleversé dans sa paroisse, et qu'il avait perdu son troupeau en l’abandonnant. Ils prétendirent qu’il avait été joué, et lui firent entendre que s’il demandait justice, ce qu’il ne pouvait différer davantage , il ne manquerait pas d’amis qui l’appuieraient.'ioujours trop erédule et trop peu en garde contre la séduction, M. de Fiesque donna dans le piége (2). Pre. tai ï : Il eût été facile de l’apaiser d’abord, en faisant réparer les bâtiments du prieuré de Clisson, qu'il avait recu en échange pour la cure de Saint-Sulpice; mais M. du Ferrier, chargé du temporel de la communauté, et peutêtre un peu trop exact à le conserver, ayant refusé quatre cents livres que M. de Fiesque demandait pour ces réparations, ce refus donna lieu à une rupture ou- (3) Mémnires

6 de M.Baudrand, verte (3). p.21.

M. de Fiesque, pour rentrer alors en possession de sa VIIL. ; . Factum cone cure, publia contre M. Olier un factum des plus san-,. y, olier. glants, où il l’accusait d’en être l’injuste détenteur, en Etat du prieuré de ; . : de Clisson.

vertu d’une permutation nulle et obtenue par surprise. On a vu que M. de Fiesque, qui était de Bretagne, avait luimême demandé le prieuré de Clisson, qu’il connaissait déjà, et où il avait dessein de se retirer. C'était un béné-

06 PARTIE 11, LIVRE IV, PAROISSE, = 10/45, lice simple, depuis que, en 1626, il avait cessé d'être occupé par les religieux de l'abbaye de Saint-Jovin, au moyen d’un acommodement ménagé par M, Olier père ; et, à partir de cette époque, quatre prêtres séculiers y avaient fait et y faisaient tous les jours le service divin, M. de Fiesque, voulant trouver un vice de nullité dans lu permutation, prétendit que ce bénéfice, au lieu d'être simple, était réellement conventuel; et ce qui donna à cette allégation une apparence de vérité, ce fut l’entreprise que tentèrent alors les religieux de Saint-Jovin : ils voulurent rentrer dans le prieuré de Clisson, où deux de ces religieux se présentèrent en effet, l’un avec la qualité de sous-prieur, l’autre avec celle de sacristain; et enfin un chapelain so fit pourvoir du prieuré, comme s’il eût été vacant, sans que M. de Fiesque fit contre eux la moindre démarche. Bien plus, les juges royaux, invités à se rendre à Clisson, pour déclarer l'existence de la prétendue econventualité, la fondèrent sur deux raisons qu'on n’imaginerait pas aisément. La première fut que, en compulsant les archives, on avait trouvé que, dans son institution, ce prieuré était régulier : d’où ils coneluaient qu’il devait l’être encore; la seconde, que la disposition des lieux montrait qu’il l'était en effet, puisqu'on y voyait un cloître, un chapitre, un dortoir, des cellules, un réfectoire et des bancs au chœur. En conséquence, les juges saisirent le revenu du prieuré, tant pour la provision adjugée aux religieux, que pour les arrérages, qu’ils faisaient remonter apparemment jusqu’au temps où la conventualité avait été abolie. Les choses en étaient venues à ce point, lorsque M. de Fiesque répandit dans la paroisse le facéum où il demandait justice. Cet écrit était de nature à produire une vive sensation, et à intéresser tous les cœurs en faveur de l’ancien euré de la paroisse. IL y était représenté comme dépouillé du prieuré de Clisson, poursuivi par les religieux de Suint-Jovin, attaqué

PAT ESEHR TT

encore | Saint-8:

prise, d de M. 0 seins, n Pend:

ner bie ils char, autre fa redoutal très-fav I avait dues a bauche; de celle.

tinueller Dieu, fir sédition tout di deux fa rents , sieurs j( à faire d’une s4 niqua a une con ger, et f de (2).

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» Clis- Huqué

PERSÉGUTION SUACITÉF. CONTRE M, OLIER, 59 encore par leur prétendu prieur, privé, enfin, de la eure de Saint-Sulpice, en vertu d’une permatation pleine de surprise, de déguisement et de nullit (1). Aussi les ennemis (9)Fectmpour

muitre Julien de de M. Olier, munis de cette pièce si favorable à leurs des- Pirsque, Bibl h.

, x Ma, Dupuy. 6M.

seins, ne gardèrent plus aucune mesure, fol, 439, et suiv, Pendant qu'ils échauffaient les esprits, et faisaient son- IX. ner bien haut, de tous côtés, la prétendue injustice dont Les libertins ils chargeaient le digne pasteur, il se forma contre lui une : rss pe autre faction. Les libertins, dont il était le fléau le plus lormentune au . à ; tre faction ronredoutable et le plus inflexible, trouvèrent la circonstance tre M, Olier, très-favorable pour se venger, et résolurent sa perte. I avait déjà banni de sa paroisse beaucoup de filles vendues au crime, qui y avaient multiplié les lieux de débauche; mais il n’avait pu guérir tout le mal. Plusieurs de celles qui restaient encore, furieuses de se voir continuellement suveillées et poursuivies par l’homme de Dieu, firent aussi leur complot, et engagèrent dans la sédition une multitude de laquais et de domestiques, tont disposés aux coups de main. Les émissaires des deux factions, quoique dirigés par des intérêts fort différents, après s'être enhardis mutuellement durant plusieurs jours, en vinrent jusqu’à ameuter la populace, et à faire un seul parti de tons les mécontents. En moins d’une semaine, l'esprit de révolte s’accrut et se communiqua au point de former, contre la personne de M. Olier, (9 Fie de M. une conjuration qui mit sa vie dans le plus grand dan- 9 Par M

4 | # ibid. = Memoir.

ger, et fut comme le prélude des barricades de la Fron de M. Baudrant.

de (2). p. 9.

Le jeudi après la Pentecôte, 8 juin 1645, dès le ma- X.. | A NES F La conjuratin, un gentilhomme du duc d'Orléans, M. du Four, vint tion éclate. Le

apprendre à M. Olier qu'il se tramait une conjuration con- nt ( est r nvähi,

tre lui (3); et une autre personne l’assura qu’une troupe (3) ie de M.

U, , . , . . . O'i- ibid, 1. ’

de gens armés s'étaient réunis dans une maison voisine, |; { KT VA!

avec dessein de se porter contre sa personne aux dernières a) fitestations ‘ : | , autographes, p.

violences (4). Il profita de ces avis, non pour écarter Île 463. |

coup, mais pour s’y préparer. Il se rendit à l’église en surplis, selon sa coutume, et y célébra ensuite le saint Sacrifice, s’offrant avec Notre-Seigneur, pour être immolé à la gloire de son Père, et se réjouissant de participer enfin à ce calice, après lequel il avait si ardemment et si longtemps soupiré. Il était à peine rentré au presbytère, environ vers huit heures du matin, qu’une troupe de factieux fondent en armes sur la maison, avec un bruit et un tumulte qui mettent l'alarme dans le quartier, et en criant qu’on faisait injustice au véritable titulaire de 4) Pie de M. la cure (1). Aussitôt on ferme les portes de l’église de Chsser. p. Saint-Sulpice, pour les empêcher de s’y introduire ; quela Attestations TUS-UNS Y pénètrent néanmoins (2); les autres entrent aut. ibid. dans le presbytère, qui est bientôt investi par la populace. M, de Bretonvilliers, s'étant présenté à une fenêtre, pour essayer de l’apaiser, au mème instant on lui lance un pavé, qui, heureusement, ne le frappe que légèrement à (8) Extraits de a te. (3). Au milieu de ce tumulte, pendant que Îles : x # re dy Pt uns pillent la maison, brisent et enfoncent les portes des parM.Baudrand, chambres, les autres, ayant à leur tête l’un des anciens p. 442. . À ; :

prêtres habitués de la paroisse, montent en furieux à la chambre de M. Olier, se saisissent de lui, le tirent avec violence de son appartement, et, sans nul égard ni pour son caractère et sa qualité de pasteur, ni pour le saint habit dont il était encore revètu, mettent son surplis en pièces, se jettent sur lui avec emportement, le rar Php traînent sur l'escalier; puis, animés par l'exemple du OU. dr # prêtre sacrilége qui s'était déclaré leur chef, et qui, dans GE l'escalier même, le frappait du pied (#), ils laccablent XI, de coups, lui font souffrir les traitements les plus in-

Conduite ad- q; ;

ignes. mirable de M. gi : D | ; ne Fo Olier au wilieu Dès qu'il avait vu entrer les factieux, M, Olier s'était de cette Scène js à genoux (5), en adressant à Dieu les paroles du d'horreur.

(Gr Ibid. ie Sauveur dans le jardin des Olives : S'il est possible, faites Ms. par M. Les-

chassier, pan, que ce calice s'éloigne de moi: néanmoÿns qu'il en soit

plaindr daigna

sur lui que cet traina de cou titude, parole:

mauva

Sair toute ] péril | plus £ car pe était à comm vaits on ni parol carac servie

tous d'un tant

se en saint imolé iciper et si ytère, pe de bruit ier, et ire de se de , quelntrent ulace.

; pour ice un nent à ue les es des nciens eux à tirent ird ni ur le A surnt, le ple du , dans ablent us in-

s'était

les du , faites Je Soil

PERSÉCUTION SUSCITÉE CONTRE M, OLIER. 591 comme vous voulez, et non comme je veux moi-même ; et, semblable à une victime prète à être imimnolée à la gloire de Drev et pour le salut de son peuple, il se laissa prendre, imitant la conduite de l’Agneau de Dev, lié et garrotté par les Juifs, n’ouvrant pas même la bouche pour se plaindre. Drev, qui avait fortifié son Fils dans son agonie, daigna affermir le courage de son serviteur dans un péril si imminent, et lui fit connaitre de nouveau que cette persécution, au lieu de détruire l'établissement du séminaire, ne servirait qu'à l’affermir et à le consolider. Les factieux, après l'avoir jeté rudement hors du presbytère, en le frappant, eten lui montrant un pistolet prêt à être tiré sur lui, le donnèrent en spectacle à un peuple nombreux que cette scène tragique venait de rassembler (1). On le PA LR ne traîna ainsi dans les rues voisines, toujours en l’accablant Giry, partie av, de coups et d’injures ; en sorte que, de cette grande mul- PARU titude, il n’y avait personne qui ne proférât contre lui des

paroles injurieuses, ou ne lui fit éprouver quelque autre , 2 /inur M.

| : deBretonvilliers, mauvais traitement (2), tn, p.416.

Saint Vincent de Paul, informé du tumulte, survint en UE

; . Charité hétoute hâte, résolu de défendre Ja vie de son ami (3), au roïque de saint péril même de la sienne propre. Il courut, en effet, le M nn plus grand danger, en se jetant au milieu de ces furieux > quit au Luxeincar personne parmi eux ne pouvait ignorer que si M. Olier boure. ti + , : , (3) Summarinwm était à la tête de cette paroisse, dont ils le regardaient » pereant pro comme le tyran, c'était à saint Vincent de Paul qu’on de- ta RE vait s'en prendre. Aussi, dès qu'on Je vit dans la foule, p. 10. — Æpist

) ad Clementein x1.

on ne se contenta pas de l’accabler de reproches : aux Rome, 4709, p paroles on joignit bientôt les coups, sans respect pour son caractère et sa vertu, ni sans aucun égard aux immenses services qu'il rendait déjà au peuple de la capitale. A tous leurs mauvais traitements, il opposait la douceur d’un agneau, sans proférer un mot de plainte, se conten-

tant de répéter ces paroles, dignes de sa rare charité :

552 PARTIE I. LIVRE IV. PAROISSE, =— 1045, Frappez hardiment Saint-Lazare, et épargnez Saint-Sultpice +.

Enfin, après avoir traîné quelque temps M. Olier, les séditieux l’abandonnèrent à la populace, pour aller profiter du dégât que les autres faisaient dans la maison, Ce fut alors que quelques amis du serviteur de Drev, qui étaient accourus à son secours, se mêlant dans la foule, le conduisirent, à travers les huées du peuple, jusqu’au palais du Luxembourg; se joignant eux-mêmes aux séditieux qui le trainaient comme un malfaiteur publie, quoique leur dessein fût de le mettre en süreté contre

() Vie, par M. la fureur et la violence (1). Ceux qui s'étaient saisis de

deBretonvilliers,

ibid, p. 122. — lui, étant retournés au presbytère, s'emparent de tout ce on — qu’ils trouvent, volent l’argent, et mème un dépôt con-

Année Domini- fé à un ecclésiastique logé dans la maison; brisent ou caine, 12 septem=

bre, p. 424.— Re- emportent les meubles, se saisissent des provisions de cueil sur

. ae ñ x , A °, Lantages, y. 41. la communauté; et, après s’en être rassasiés, aban- — Remarq. his- 5 torigs 4:40 ps 9. donnent le reste au peuple. Comme le projet de con-

struire les bâtiments du séminaire était l’un des griefs que l’on reprochait à M. Olier, les factieux, au milieu de ce tumulte, s’empressent de murer deux ouvertures, que l’on avait percées pour faciliter l’arrivée des matériaux dans le jardin du presbytère, L'une des deux n'étant fermée que par des ais, ils la bouchèrent avec des pierres, qu'ils trouvèrent auprès; et n'ayant

+ Ce trait a été déposé dans les procès-verbaux de la canonisation de saint Vincent de Paul, par Nicolas Boutillier, recteur du collége de Beauvais à Paris, qui l'avait appr’; de la bouche de M, de la Barthé, alors curé de Saint-Jacques-du-haut-Pas, et qui, étant venu sans doute pour secourir M. Olier son ami, se trouva dans la foule à côté de saint Vincent de Paul, et l’entendit protérer les paroles que nous rapporions. Beatificationis et canonizationis S. Vincentii de Paulis positio super introductione causæ. Romæ, in-folio, 1709, cap, 11, Heroicitas virtutum omuium, CXLI, p. 31.

point sous cet excès vin, et d procurer L'hom avec tout d’Estamp à diner, e qu’elle 5” état on l’e bourg, ot n'avait eu » me par » lui la n » convict » mais ce » dort 1 » chacu" » ils le ” » témoigi » nes, qu » lui dire » étaient » de cet » sourire » aussi f fruit des vées. Se pris dev plus san cœur (5) » moi » obstac » seule

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les roon.

qui ile, l'au sélie, itre de tee onou de an- OI ES iefs miouvée des ent ant

tion lége thé, oute aint ons.

per rlu-

PERSÉCUTION SUSCITÉE CONTRE M. OLIER. 553 point sous la main le mortier nécessaire, ils en vinrent à 4) yyestat.ant. cet excès de fureur que de répandre des pièces entières de He : A ACER Li A vin, et de le mêler avec la terre et le plâtre pour s’en — Pie, par M. de

Bretonvilliers, t.

procurer (1). 11, p. 425, 426.

L'homme de Dreu fut reçu au palais du Luxembourg xt. avec tout le respect que méritait sa vertu. La maréchale Cine int d’Estampes l’accueillit dans son appartement, lui donna lier, Son humià diner, et se signala en cette occasion par les bons offices ue Ibit. pag. qu’elle s’efforça de lui rendre (2). Ne sachant dans quel4%. état on l’avait laissé, M. de Bretonvilliers courut au Luxembourg, où il le trouva dans un calme aussi parfait, que s’il n'avait eu que des sujets de consolation et de joie. « Il ne » me parut nullement ému, dit-il, et je n’aperçus pas en » lui la moindre altération. Ce fut pour moi une très-forte » conviction de la plénitude de l'Esprit qui le possédait;

» mais ce qui m’étonna singulièrement, ce fut la manière

» dort 1: varia des auteurs de la persécution. Pendant que

» chacur ce ndamnait, et qualifiait leurs procédés comme

» ils le » : isient, non-seulement il les excusait, mais il

» témoigna tant d'estime et d'affection pour leurs person-

» nes, que j’en conçus de la peine (3). Je crus même devoir : Fil A . . d » lui dire à l’oreille, que les louanges qu’il leur donnait, 4, chap. xvnr.

» étaient capables de faire retomber sur lui tout le blâme

» de cet événement : m’ayant entendu, il se contenta de

» sourire à ce que je lui disais, et continua de parler d’eux

» aussi favorablement (4). » Ce calme inaltérable était le sue A Vi fruit des peines intérieures qu’il avait autrefois éprou- t. 1, p. 427. vées. Se jugeant digne de toutes sortes de rebuts et de mé-

pris devant Dev et devant les hommes, les affronts les

plus sanglants ne pouvaient altérer en rien la paix de son

cœur (5). « Hélas! misérable que je suis! disait-il, c'est, (5) Scie » moi qui, par mes grandes infidélités, fais naître tous ces p.77.

» obstacles au service de Dreu : mon indignité en est la

» seule cause, »

ee d D Fr À . e-

(4) Attestations autographes, p.

(2) Vie de saint Vincent,par Col let. 1.1, p. 413,

La paroisse demeura sans pasteur, depuis le jeudi jus-

portée au Con- U'’au samedi suivant, le presbytère étant toujours occupé seil d'État. On y accuse saint

par les factieux. Pendant ce temps, le service divin fut interrompu à l’église paroissiale, et l’on crut devoir porter le saint viatique aux malades sans aucun appareil, pour prévenir les excès auxquels l’exaspération des esprits aurait pu donner lieu (1). M. Olier, de concert avec les marguilliers, et plusieurs des plus notables de la paroisse, présenta requête au Conseil d'Etat, pour être rétabli dans sa cure. L’abhé de Saint-Germain fit de son côté la mème demande. Mais le Conseil n’était pas favorable à M. Olier; du moins plusieurs courtisans paraissaient résolus à le traiter avec rigueur comme étant la cause d’une sédition, qui avait mis en mouvement tout un grand faubourg de la capitale; d’autres en rejetaient, par erreur, tout le blâme sur saint Vincent de Paul, qu'ils croyaient être le supérieur de M. Olier : et cette imputation donna lieu d'admirer combien la charité avait jeté de profondes racines dans le cœur de ce saint prètre. Depuis la mission prêchée à Saint- Sulpice, en 1641, par les ecclésiastiques de la Conférence de Saint-Lazare, que lon appelait indistinctement du nom de Wissionnaires, quoiqu'ils ne fussent point membres de la congrégation de la Mission, on avait continué de donner ce nom aux prêtres de M. Olier*, qui, par leurs prédications , leurs catéchismes; leurs conférences, et par toutes les œuvres de zèle auxquelles ils se livraient, semblaient faire, dans la paroisse, une mission continuelle. Comme done saint Vincent de Paul était le chef des conférences de Saint-Lazare et des prètres de Ja Mission , plusieurs , à la ville et à la cour, murmuraient hautement contre lui, le regardant comme Ja ause de ce grand tumulte, quoiqu'il n’y eût eu aucune part; et, dans le conseil de la Reine, on censura vivement sa conduite (2),

alllu vert de Sulpic vaient et com quand Néann aucun.

carme.

pour reproc lhum:

qu'il a sait P justes [l défe qu’il :

mait, pologi vertu, sorte © lontie mettre cet or siens, cédé d dence qu’un agi d chréti tant c

» l’'Evai

vertu et qu comn

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