‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 249 sur 251 · PATIENCE DE M. OLIER DANS LES MAUVAIS TRAITEMENTS · texte numérisé non relu

PATIENCE DE M. OLIER DANS LES MAUVAIS TRAITEMENTS

NOTE 2, p. 539. — Une personne du peuple et d’un naturel extrèmement violent, abusant un jour de la douceur et de la charité dont M. Olier lui avait donné à elle-mème les preuves les plus touchantes, l’outragea de paroles dans une grande assemblée, et avec tant d’emportement, qu’il n’y eut personne qui n’en témoignàt sou indignation. M. Olier seul ne perdit rien du calme habituel de son âme, et ne se souvint des mépris qu'il venait de recevoir, que pour rendre à cet homme, en retour, toutes sortes de bons offices. Le premier lut de s'empioyer peu de temps après pour le délivrer des poursuites de la justice ; et il fit tant par ses solicitations ef ses instances, qu'il obtint enfin sa liberté.

(4) Esprit d- AL. Olier, 8, 1, p

(2) Registre des sépultures dy lu paroisse Saint Paul.

(3 Discours us les vies de plusieurs vénéra bles mères, el p 528, — WMémusres au, de M,

(1) Recueil des deitres de saint Fincent, t. 1, p.

\2) Leftres du Père Yvan, t.1, P. 34i.

(3) Lettres de saint Pincent,ib.

Un jour que, dans une compagnie, on avait chargé l'hommede Dieu de la calomnie la plus flétrissente, une personne qui le connaissait à fond, lui dit de faire connaître la vérité comme il le pouvait facilement. « Oh! non, répondit M. Olier, buvons le calice » de Jésus-Curisr, tel qu'il lui plaît de nous le donner ; faisons

» un saint usage de la croix, et n'en descendons point, jusqu'à ce

» que JÉsus-CHRisT lui-même nous en détache. » [ demenra ainsi dans le silence, sans vouloir dire une seule parole pour s1 justification. Par amour pour les mipris, il découvrait même avec sincérité et sans affectation tout ce qu'il jugeuit être blämable dans sa conduite. On l’a vu s’accuser de ses fautes de la mânière la plus humiliante; et quoique ces fautes prétendues pussent passer pour des vertus dans un autre, il avait l'adresse de leur donner un tour qui lui procurait toujours à lui-même quelque confusion.

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