X PRÉFACE
» Silvestre et de Constantin ; ce fut alors » comme son premier éclat. Mais bientôt
» Ce Croissant parvint à sa perfection et à <? à » pleine lumière; car, en ce temps, outre li >” » les conciles de Nicée et autres, parurent \ »
» ces grands flambeaux de l'Eglise; parmi 1 » les Grecs : saint Athanase, saint Antoine, À » » saint Basile, saint Grégoire de Nazianze, L ” » saint Grégoire de Nysse, saint Epiphane; +
» et parmi les Latins : saint Ambroise, Æ » saint Hilaire, saint Martin, qui, docteur | » en sa manière, éclaira sans paroles et sans y » écrits toute la chrétienté, par l'éclat de 1 ” » ses vertus; enfin, dans le même temps, NO ? » vinrent aussi le grand saint Augustin et 1
» saint Jérôme, qui achevèrent de mettre ï
» dans sa pleine lumière l'Eglise, alors éclai- î
» rée de tous ces flambeaux, et des autres Dr
» qui brillèrent au quatrième et au cin- Ë » quième siècle. ]
» Cette ferveur dura jusqu'au sixième; 2 » après quoi l’on vit déchoir les choses, et : » la piété s’affaiblir, Pour la réveiller, Dieu
» suscita saint Grégoire le Grand, comme » | » aussi saint Benoît, ce saint patriarche, 7 » qui renouvela la ferveur de l'Eglise, et D? » remplit, l’espace de trois ou quatre cents 1 ” » ans, par ses enfants, les chaires des doc- | > » teurs et les siéges des évêques et des pas- 1
» teurs de l'Eglise. Après le dixième siècle, | »:°
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PRÉFACE, xi
la piété se ralentissant toujours davantage, saint Bruno et saint Bernard furent suscités de Dieu, pour la renouveler; puis, un siècle après, saint Dominique, saint François d'Assise; plus tard , saint François de Paule ; et ensuite la ferveur s’affaiblit, et les mœurs déclinèrent de plus en plus, jusqu’au seizième siècle.
» Ce fut un des temps les plus déplorables pour l'Eglise : car on vit, à cette époque surtout, les hérésies se former, et envelopper des nations entières; grand nombre de religieux, déréglés dans leurs mœurs, tomber dans l’apostasie ; des prètres et des prélats ignorants et vicieux couvrir l'Eglise d'opprobre et de scandales; et, pour tout dire en un mot, ces nations infortunées, livrées à tant de déréglements, semblaient n'offrir plus que l’image du chaos du monde en sa première confusion. Alors Dreu assemble, par son amour et sa miséricorde sur les hommes, un célèbre concile qui décide de la
» foi, donne des règles aux monastères, et
CA
prescrit des lois pour la réforme du clergé : et, afin que cela s’accomplit, la divine Sagesse suscite, presque en même temps, de saints personnages qui rallument la foi parmi les peuples, renouvellent la ferveur dans l’état religieux, et réveillent la
LULR Au xvie siè-
cle, Moyens de renouvelle ment général :
1° pour les peuples, 20 pour les religieux.
(+) Pa négyrique de M. de Sudes. Ms. aut. de M. Olier. Introducticn.