SAINT VINCENT DE PAUL DIRIGE M, OLIER
permettre qu’on assemblât les ordinands au collége des 67e de M. Bons-Enfants (1), uni depuis peu à la congrégation nais- 4e, 1. 1, p.
+ t F Archives d sante de la Mission (2); et ce fut là d’abord, puis dans la /jéume, see
nic int. A HA tion hist. ms.
maison de Saint-Lazare, que les prètres de cette société, MS, — Actes de approuvés l’année suivante pour cette sorte d'exercices (3), re Pr
« . 2: a Ê L les donnèrent avec tant de zèle, de succès et de bénédic- toi. 14.
à . (81bid. RM, tion, M. Olier, s'étant donc rendu au collége des Bons-En- 4 Oruison pi
\ tn 19 lbs à nébre de M.Finfants, eut le bonheur de faire l’un des premiers, et sous les enr yeux de saint Vincent de Paul, les exercices des ordi- ss . LE
, : 4, 10-40, p, 35, nands, avant de recevoir l’ordre du sous-liaconat (4); et —Mémoiressur
e , : MOlier :
cette circonstance parut avoir été ménagée par la Provi- jh pr
dence pour le faire passer sous la conduite du saint insti- 56h tuteur de la Mission, qu’il prit en effet dès ce moment pour . Vie Ms,
k | : c saint Vinson confesseur et son guide (5). cent, par Abel-
Dans les entretiens de saint Vincent, dont la conduite 4 "*: }. chap. lui offrait un si parfait modèle des vertus apostoliques, le 4 W-Otier, par è : : : , M. Leschassier, zèle de M. Olier prit de nouveaux accroissements* (6). Au p.5; — pur le . e , 4 . ,0 4 Père Giry,v 46, lieu de poursuivre ses études de théologie qu’il avait aban- xvÿr.
données depuis son départ pour l'Italie, il éprouvait un Saint Vin-
ie : cent de Paul désir ardent d’aller travailler dans les campagnes au salut emploie M, 0-
des pauvres, et de prêcher dans les villages et les hameaux ; DÉRNE . ., + , A0 sé à dispositions tout-à-fait conformes à l’esprit des réforma- campagne.
teurs du clergé, et particulièrement à celui du saint insti- "NOTE 8,p.75. É . ; , , : (6) Summur.
tuteur de la Mission. Vivement touché de l'espèce d'a- ex processn ne ; < 4 4 e sercunt probubandon où languissait, dans plusieurs provinces, le peuple boues tn cause a 0: ni inc ai tr ! ‘a. ven. FVincentii
de la campagne, saint Vincent avait obligé tous 808 MIS- Le panti, p. sionnaires à n’exercer aucune fonction dans les villes, à Ja #10. : A A , , NOTE .76, réserve des exercices des ordinands”* (7). Il applaudit au 4% A Dé.
à . ss ge sé : rect. dela Mis zèle de M. Olier, et le dirigea dans ee nouveau genre de mi- 4" "yrehives nistère, dont il avait acquis lui-même une si grande expé- 7 A ne rience. Il voulut encore l’associer à ses missionnaires, pour Mémoiresde M. , . ; RER ; à du l'errier,p.50.
qu'il travaillât sous eux dans leurs missions (8), sans être 8) 46rége du ’ ) ne à lu : . ss 4 , 9e cahier des cependant de leur corps; et Abelly a remarqué QUE noires de M1, M. Oher fut mème l’un des premiers qui commencérent à Or Ho ' At in Ga | ques hisloré faire ainsi des missions conjointement avec les prêtres de ques, tr, p.169.
(W). Pie du Le agni .i i à avoi ur a, Cette compagnie (1). il fit plus encore : il se livra presque avol Paul. par né sans relâche à ce pénible ministère; et comme, durant plu- leur y, div. u, chap. , : * 4 , + :
ut, — La méme Sieurs années, il n’entreprit ses missions que de l'avis de une Ms. div, 1, chap.
saint Vincent de Paul, il lui écrivait dans la suite : « J'ai, étaid » par votre grâce, assez vu de pays pour apprendre Îles patis » peines etles maux qu’endurent les curés de campagne chev
12 Lettresaut, » éloignés de la capitale (2). » refus deM.Olier,p.M, A e ,
M. Olier ne sortit du collége des Bons-Enfants que pour hum aller faire comme un premier essai de tout ce qu’il devait Enfa entreprendre dans la suite; et, s'étant associé plusieurs zé- tant lés coopérateurs, il essaya d’évangéliser avec eux les peu- cura ples des champs, exercice qui l’occupa presque tout entier ment jusqu’à sa promotion au sacerdoce. Il n’aidait pas seule- com ment de ses biens les ouvriers de ces missions, quoiqi’il com ne fût encore que sous-diacre, il travaillait sous leur cun- des e
(9 Année po. duite, faisait assidumentle catéchisme, et annonçait avec un missi minicaine, . zèle infatigable la parole de Dieu (3). « Je commençai alors Gest historiques, 1.» dans les missions et ailleurs, dit-il, à m’abandonner au niéce ns ane ? Saint-Esprit, pour prêcher en sa vertu (4). » Tout épuisé M. 0 me La 11, qu'il était, et après avoir passé les jours entiers à prècher ils cc
it ou à faire d’autres bonnes œuvres, s'ù rencontrait un confét pauvre, il s’arrêtait pour l’instruire et lui parler de Div, Confé et il continua cette pratique jusqu’au temps où la paralysie bienté ne lui permettant plus de catéchiser, il fut contraint de se API faire suppléer par quelqu'un de ses prêtres. Quand il voya- | apost( geait dans la campagne, il se détournait de son chemin Missic pour aborder les laboureurs et leur adresser quelques pa- le sa roles de salut, quoique cet exercice de charité le retardât qu'il beaucoup, et lui fit quelquefois souffrir des incommodités doit & considérables. Dans plusieurs de ces occasions, il fut sur- Vince pris par la nuit et contraint de s’arrèter en chemin ; il se de ur vit même réduit à manquer presque de toute nourriture, et dirige à n’avoir d’autre lieu de repos qu’une écurie. S’il trouvait L’hon des mendiants dans les villes, il ne rougissait pas de les autant! conduire avec lui dans la maison où il logeait; et, après leur obéiss
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M. OLIER SE PRÉPARE AU SACERDOCE, 63 avoir fait l’aumône, il s’occupait de leurs besoins spirituels, leur parlait de confession générale, et les y disposait avec une patience et une douceur à toute épreuve. Souvent ils étaient eux-mêmes confus d’une charité si tendre et si compatissante. Un jour qu’il en pressait un de monter sur son cheval pour lui épargner la fatigue du chemin, ce pauvre refusa constamment un tel service, dont il se sentait trop humilié, Enfin, depuis sa retraite au collége des Bons- Enfants jusqu’à sa promotion à la prêtrise, il se voua avec tant de zèle au salut des pauvres de la campagne, qu'il procura, à ses dépens, des missions et des retraites non-seulement dans les terres où il possédait du bien ecclésiastique, comme à Bazainville, à Clisson, et du bien patrimonial, comme à Verneuil, mais encore dans plusieurs paroisses (1) Esprit de des environs de Paris. Il fut secondé dans ces dernières M: Ofier, t. mn, missions par l'abbé de Coulanges, l’un de ses inis (1). Me M: Olrpas C’est ce même ecclésiastique que Madame de Sevigné, sa à gite nièce, appelle dans ses lettres le bon abbé; il fut comme ”"“me;prr te P,
M. Olier l’un des disciples de saint Vincent de Paul, et ch = de
ils contribuèrent l’un et l’autre à l'établissement des etc. — Remar-
conférences des mardis, connues depuis sous le nom de 4, 4m"
Conférences de Saint-Lazare, et dont nous parlerons #7: — #{estations aulogra-
bientôt. phes, p. 207.
Après environ un an consacré tout entier à ce ministère XIX.
apostolique, M. Olier se retira chez les prètres de la re rues
Mission, pour se préparer prochainement à recevoir doce.
le sacerdoce (2). Ses alarmes sur l’extrème distance (2) Remarques
qu’il croyait toujours voir entre ce qu’il était et ce que ue
doit être un ministre des saints autels, furent pour saint
Vincent de Paul, qui lui tenait la place de Dieu, le rayon
de lumière le plus propre à l’éclairer lui-même, et à le
diriger sur ce qu'il devait prescrire à son pénitent.
L'homme vraiment humble redoute et fuit les honneurs,
autant que le présomptueux les recherche : mais il est
obéissant, et dès qu’il a entendu la voix de Dieu, à l’exem-
ple de celle qui fut la plus élevée, mais aussi la plus sou- vocab
mise de toutes les créatures, il n’a plus de langage que qui 1 POTAET pour dire: Qu’il me soit fait selon la parole du Seigneur. profor ts, DIEU eut à peine fait connaître à M. Olier, par la bouche mière * nore 10, de saint Vincent de Paul (1)*°, qu’il l’appelait au sacer- cieux pe 10, doce, et celui-ci ne lui eut pas plus tôt déclaré qu'il ne charge devait pas différer davantage de s’y présenter, que mon- se tro:
trant toute la docilité d’un enfant, il ne pensa plus qu'à plus 6
exécuter les ordres du Ciel, Aux frayeurs qui avaient agité pour :
longtemps son esprit, succéda un calme parfait, et un M. ol:
désir ardent de recevoir, avec l’onction sacerdotale, un ni à
sacrement dont il espérait que la vertu achèverait de for- et la f
mer en lui un vrai ministre et une hostic de Jésus- idée di
(2 Ibid.p.76. Christ (2). parler.
Ce fut le 21 mars de l’année 1633 qu’il reçut la prêtrise, |
dans la chapelle de l’archevèché de Paris, des mains de
M. Étienne Puget, évèque de Dardanie. Il s’y était disposé
maria, et, dan Mais c
(3 bd. p.74, par une retraite (3); mais ne croyant pas cette préparation dont n suffisante pour célébrer les saints mystères aussitôt après
son ordination, il voulut, selon la coutume des plus saints es prêtres de ce siècle, employer encore un temps considéra- temp ble à orner le sanctuaire intérieur où il devait, pour la à No première fois, offrir l’agneau sans tache. Il consacra trois sain! mois entiers aux exercices spirituels, et suspendit toutes de L ses autres œuvres, pour ne s'occuper que du grand ou- s’en vrage de sa sanctification. La fête du saint Précurseur, qui Le 2 n'avait commencé le ministère de la prédication qu'après tiste, | avoir vécu caché dans les déserts l’espace de trente ans, fut Sacrific
(9 F'ie Ms.de le jour qu’il choisit pour célébrer sa première Messe (4). l'église M Crétait aussi le jour où mademoiselle de Bussy, sa cousine, jourd'h viliers, L 1, Le entrée deux ans auparavant chez les Carmélites, devait être icons
G)Manuserit admise à la profession (5). Comme elle était redevable de On le v pere son bonheur à M. Olier, elle désira d'unir le sacrifice la plus méliles ä Paris. qelle-même à celui de l'agneau sans tache qu'il se prépa- lopinic
rait à offrir pour la première fois, et d’être consacrée irré- time sa
sou que eur.
iche LCerl ne nonqu'à agité t un , un forésus-
trise, ns de sposé ation après
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tètre le de rifice
épi irré-
M. OLIER CÉLÈBRE SA PREMIÈRE MESSE, 65 vocablement au service de Dreu par le ministère de celui qui l'avait arrachée au monde, Par un sentiment de sa profonde religion, M. Olier avait désiré de célébrer sa pre- XX. mière Messe avec l’ornement le plus riche et le plus pré- Chasuble cieux qu’il pourrait se procurer, Dans ce dessein, il avait °,i . chargé un ouvrier étranger, fort habile dans son art, etqui sa première se trouvait à Paris, de lui broder une chasuble. Elle coûta M°%*: plus de douze cents écus, somme alors très-considérable pour un ouvrage de ce genre, et répondit à l'attente de M. Olier. On rapporte, en effet, qu’il n’y avait point à Paris ni à la Cour d'ornement blanc comparable pour la beauté et la finesse du travail ; et ce qui peut donner une juste idée de sa richesse, c’est que Louis XIV en ayant entendu parler, désira, en 1679, qu’elle servit pour la cérémonie du mariage de la reine d’Espagne Marie-Louise, avec Charles Il, et, dans ce dessein, il la fit transporter à Fontainebleau (1)*. * NOTE 11, Mais cette chasuble, qui contribua si à propos à la pompe SON dur dont nous parlons, ne put servir à M. Olier le jour de sa M: Olier, par
M. Baudrand,
première Messe. « Quelque diligence que missent les per- ». » sonnes qui me l’apportaient, dit-il, je ne la pus avoir à M. lier ct-
» temps pour m'en servir. Je ne la mis que le lendemain, AS. ri » à Notre-Dame, qui était un jour où je devais dire la (2 Pièce déta- » sainte Messe en l'honneur de la sainte Vierge, par l’ordre ‘rites Mémoi- » de l’Évêque, comme si cette divine Maîtresse eût voulu > Copie des nr » s’en réserver le premier usage (2). » Olier, 1.1.
Le 2% juin 1633, jour de la Nativité de saint Jean-Baptiste, M. Olier offrit donc pour la première fois l’auguste Sacrifice de l’autel, et, selon toutes les apparences, dans * nore 12,
l'église des Carmélites de Notre-Dame-des-Champs, au- pe dois
jourd’hui rue d’Enfer, où il prècha ce jour-là mème * le historiques, t. 1,
discours d'entrée en religion de mademoiselle de Bussy (3). ». 57, . k On le vit faire cette action, qu’il regarda toujours comme Et la plus importante de sa vie, avec une religion égale à M, Mt l'opinion qu’on avait de sa piété (4). En immolant la vie- PM. Leschustime sainte, il s'’immola lui-même avec elle, Jusqne-là il Lieu W Oier,
RE Per 7
Rs RE Cp ee Es a
A) Vie Ms.
de M.Olier,par M. de Bretonvilliers. 1. 1, p.
* NOTE 13, p.77.
M. Olier fait vœu de servitude à la trèssainte Vierge.
Ses pratiques envers elle.
(2) Mém.. aut.
de M.Olier,t.s, p. 154. 442.
* NOTE 14, p. 77.
avait rendu de fréquentes visites à sa cousine pour l’afferinir dans son généreux dessein; dès qu'il l’eut offerte à Div par la profession religieuse, il cessa tout-à-fait de la voir, sans cesser pourtant de prier pour elle. Ses prières ne furent pas moins efficaces qu’auraient pu l'être ses discours, car la sœur Madeleine de Saint-Jean-Baptiste, c’est ainsi qu’elle fut nommée en religion, durant près de quarante ans qu’elle vécut encore, offrit d’abord à Paris, puis à Limoges où elle mourut, un modèle accompli de toutes les vertus religieuses. Il est d'autant plus naturel de penser que les prières de M. Olier l’aidèrent beaucoup à s’élever à cette haute perfection, qu’elle participa d’une manière peu commune à la grâce et à l'esprit du serviteur de Dieu, surtout à sa profonde religion envers la très-sainte Eucharistie, et à son tendre amour pour l’auguste Mère de Dieu(1) *.
La dévotion envers Marie sembla prendre encore de nouveaux accroissements dans le cœur de M. Olier depuis sa promotion au sacerdoce, Convaineu qu'il devait après Dieu, à cette auguste reine, tout ce qu'il était dans l’ordre de la grâce, il ne voulut plus user qu’en son nom de tout ce qu’il possédait. Il lui voua, dans ce dessein, une perpétuelle servitude (2) ; et, en signe de cet esclavage, qui au reste ne le retenait captif auprès de la Reine du ciel que pour mieux dilater son cœur et l’embraser du pur amour, il porta dès-lors une petite chaîne d'argent attachée à son cou, selon la pieuse pratique autorisée depuis par l'Eglise, et qui a été interdite dans ces derniers temps *. Depuis qu'il eut fait ce vœu, il ne refusa rien à ceux qui lui demandaient quelque chose au nom de Marie. « Je souffre une grande » peine, dit-il, quand je ne puis rien donner à un pauvre » qui nomme la sainte Vierge, ou qui en parle en me de- » mandant l’aumône, Si je n'ai point d'argent, je donne » pour l'ordinaire quelque autre chose, comme un mou- » choir, un livre, une médaille ; ear pour pouvoir les re-
» fu » pu » fin » qu » re » SOI » par » jan » gra
» elle » je | » SOr »àan » viel » mel » Olie »ànN » très
+ Ce rent au ge, sur
M. ULIER FAIT VŒU DE SERVITULE À LA St VIERGE. Ü7 » fuser, il faut absolument que je n'aie rien, que je ne » puisse rien emprunter, ni les conduire à la maison : en- » fin ce nom m'est si auguste et en si grande vénération, » que tout en moi cède à cela. Je ne sais comment on peut » refuser quelque chose à cette sainte maîtresse. Les per- » sonnes qui font profession de l’honorer, ou qui lui ap- » partiennent, ont un si grand pouvoir sur moi, queje n’ai » jamais osé penser de leur rien refuser. Elles sont à la » grande maîtresse, c’est assez (1). » QU PARR NES Cet esprit d’amoureuse servitude envers Marie le portait p. 128. à avoir toujours, autant qu’il lui était possible, quelqu’une de ses images devant lui. Seul ou en compagnie, il ne manquait jamais de saluer respectueusement toutes celles qu’il rencontrait, ce qu’il a pratiqué jusqu’à la mort. Il passait même de préférence par les rues où il s’en trouvait un plus grand nombre +, afin d’avoir l’occasion de lui rendre plus souvent ses devoirs (2). « Je me sentais porté, (2) Remarques » dit-il, à lever la tète par les rues pour découvrir toujours *ést: t- 1: p.470. » quelques nouvelles images de Notre-Dame; je sais pres- » que le nombre qu’il y en a dans la plupart des rues de » Paris. Si je rencontre ces images, je les salue encore, » quoique je ne les regarde pas, à cause de la modestie » qui ne le souffre point. Je sais pour l'ordinaire où » elles sont, sans qu’il soit nécessaire d’y jeter les yeux ; » je les découvre dans les endroits les plus cachés, une » sorte d’instinct m’en avertit. J'en ai découvert beaucoup » à mes amis qui les respectent maintenant. Je me sou- » viens, à propos de cela, que l’un d’eux disait dernière- » ment d’une certaine rue de Paris : Voici la rue de l’abbé » Olier ; c’est que je passais plutôt par celle-là, pour aller » à Notre-Dame, à cause de la quantité de figures de la (3) Mèm. aus.
» très-sainte Vierge qui y sont exposées (3). » de M.Olier. tx,
: (4) Hist, de la
Ÿ Ce fut par opposition à l’hérésie calvinienne, que les Parisiens placè- ville de Paris,
rent autrefois tant de statues de saints, principalement de la sainte Vier- P47 Rens
ee A E etc. tom. 11 ge, sur les façades de leurs maisons et aux coins des rues (4). 1071 Fe
XXII. Les amis dont parle M. Olier, et à qui il communiquait ni sa vive et tendre dévotion pour Marie, étaient quelques férences de ecclésiastiques de qualité, dirigés comme lui par saint Vin-
saint Lazare. Gent de Paul. Désirant conserver les fruits de leur ordina-
tion, ils prièrent leur saint directeur de leur indiquer les
(1) Pie du F. moyens de mener une vie vraiment sacerdotale (1). L’un
Vincent dePaul . . ‘ ui) d'eux, que l’on ne nomme point, et que saint Vincent
chap XX VI appelle le promoteur de cette bonne œuvre, vint lui proposer de les réunir une fois chaque semaine pour s’entretenir ensemble des vertus de leur état. Saint Vincent A : ae £ NOT goûta ce projet, et, le 11 juin 1633, étant allé trouver Druide chacun de ces ecclésiastiques en particulier, il leur en fit etmêm part et les invita à venir en conférer avec lui à Saint-La- lieu sad zare. Dans cette première réunion, il leur déclara que, pour ajoute | satisfaire jusqu’à la fin de leur vie aux devoirs de leur Ra vocation, ils n’étaient pas obligés de quitter la maison de ment à leurs parents, mais qu’il leur suffirait, pour se prémunir leurs a contre la corruption du siècle, d’observer fidèlement un devenu réglement de vie qu’ils se traceraient ; et chacun applaudit Ke avec joie à cette proposition. S’étant réunis le 9 juillet sui- ment r vant, ils déterminèrent le mardi de chaque semaine pour démont @4belly. 1b. le jour de leur assemblée (2), et l'archevêque de Paris ap- nos joul MR prouva un si utile dessein. Telle fut l’occasion de la con- CR férence des mardis ou de Saint-Lazare, peu nombreuse au 7e div commencement, et qui s’accrut et se multiplia avec tant de commu bénédictions, dans la suite. M. Olier, que les historiens Fils (7), ()'iedesaint de saint Vincent de Paul nomment le premier (3) de ceux ù ce | ir CHU qui y entrèrent d’abord, contribua encore à son progrès en coup d’: Pt ai y attirant de nouveaux membres, et surtout en formant l'Eglise M DES d’autres réunions sur ce modèle, comme nous le dirons en mes SE 940. son lieu. Il nous apprend lui-même qu’on n’admettait au- ile cun religieux à ces conférences. « C’est une assemblée va été i D OU » d’ecclésiastiques, dit-il, qui d’un même esprit cherchent On pe 66, » à honorer le sacerdoce du Fils de Drev, sans se partager xrec, et
* NOTE 15 aïe 78 *» dans d’autres voies (4) *. PAPE 9 RUE du moin
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