‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 83 sur 251 · GEST · texte numérisé non relu

GEST

(1) Mémoires » par les paroles qu'elle dit au festin des noces de Cana, image de ———

a, y ni » l'Eglise et du ciel mème : Faites tout ce que vous dira mon 29,» Fils(l).»

NOTE 15, p..68. — Abelly, dans la fie manuscrite de saint (2) Liv. u,ch, F'incent de Paul (2), dit de M. Olier : « fl avait été l’un des pre- 32. » imiers qui vint aux exercices des ordinands, pour se préparer à

» la réception des saints ordres, dans lesquels il puisa abondam- LA MÈI

» ment cet esprit ecclésiastique dont il a été si parfaitement rempli LIEU

» et animé. Il fut aussi l’un des premiers qui, pour mieux con- Sin

» server et perfectionner cet esprit, se lia avec plusieurs autres deu

» vertueux ecclésiastiques, pour faire toutes les semaines des GETT

» conférences spirituelles à Saint-Lazare, sous la conduite de

» M. Vincent. » Depu

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LA MÈRE AGNÈS DE LANGEAC APPREND A M. OLIER QUE DIEU L’A APPELÉ A JETER LES FONDEMENTS DES SÉMI- NAIRES EN FRANCE. SON ZÈLE POUR LE RENDRE DIGNE DE CETTE VOCATION,

Depuis sa promotion à la prètrise, M. Olier, résolu d’al- i £ évanodlic | ia , PSS E . Olier se ler évangéliser les paroisses d'Auvergne, dépendantes de prépare à alson abbaye de Pébrac (1), se préparait à ces nouvelles mis- ler évangéli- ; | à dé mail d a P vom. ser les paroissions par une vie de recueillement et de prières. Pour rem- +4 Gépondanplir ce ministère avec plus de fruit, il s’efforçait de se pé- tes de son ab- , , Q A n . 1! + ave.

nétrer d’abord lui-mème, dans l’oraison, des vérités qu'il ) Vie Ms. de i » ni ’ ï np s n ang * ñ ur M. Olier, par #e proposait fl a:noncer aux autres :» Mon grand Uvre, M. de Brelon- » écrivait-il, c’est la prière. Un trait, que je lus une fois vittiers. t. 1, p. » dans saint Grégoire de Nazianze, me confirma bien dans » cette conviction, lorsqu'il dit que les prédicateurs ne » doivent pas se mêler de monter en chaire, s’ils ne se sont » déjà élevés à la contemplation; et qu’ils doivent voir et » puiser en Dieu les vérités qu'ils prêchent aux peuples, » Depuis l’année 1634, l'étude n'a été interdite, par l’im- » puissance où je me trouve de m'y appliquer et de faire » de moi-même aucun raisonnement. Je n’ai donc point » d'autre livre que l’oraison, avec le peu de lumières qu’il » plaît à la bonté de Dieu de me donner de temps en » temps (2).» Plus M. Olier se voyait comblé de faveurs et (2) Mémorres je 157: NT ni aut.de M.Olier.

de lumières divines, durant sa préparation aux missions 4, 4, p. 469, d'Auvergne, plus il se sentait dévoré du désir d'aller les répandre sur les peuples de ces contrées. Ne pouvant remplir seul le plan qu’il s'était formé, il s’associa plusieurs de ses amis ; de ce nombre firent M. de Perrochel, son cousin, depuis évêque de Boulogne, qui joignait à une

80 PARTIE J. LIVRE NI, — 1034, \ 9 d S. .

AE de haute piété un grand amour pour les pauvres et pour la

à ET . pauvreté (1); M. de Barrault, neveu de l'archevêque d’Ar-

pag. 489. les de ce nom, et dont nous aurons occasion de parler dans cet ouvrage ; M. Renar, que nous avons déjà fait connai-

tre, et avec ceux-ci plusieurs autres ecclésiastiques de

qualité. Comme la plupart n’avaient point encore travaillé dans les missions, M. Olier pria saint Vincent de Paul de

ie . ed lui donner l’un de ses missionnaires pour diriger les exer- Pt cices ; et, lorsqu'il eut composé sa petite compagnie, il se 22. L’'Année Do- de

minicaine, ete, retira à Saint-Lazare, avant son départ, pour y vaquer de je Remarques Luyeau, sous la conduite de l’homme de Div, aux exerhistoriques, t.

ut, p.457. çcices de la retraite durant l’espace de dix jours (2).

I. Comme le recueillement des sens est la disposition la M.Olier fait fente à. 4 ; x une retraite ; PIUS nécessaire au succès d’une retraite, saint Vincent de

la mère Agnès Paul désira qu’il gardât le silence le plus profond, et qu’il lui apparait. PER ES TE TRS : : |

(3) Mémoires Pit même ses récréations seul et à l’écart (3). Il n’est pas aut. de M. inutile de remarquer cette circonstance comme une prépa-

Olier, tom, 1! À $ ‘ :

pag. 83. ’ ration très-convenable à la grâce que M. Olier allait rece-

voir; ce parfait recueillement, d’après les maîtres les plus éclairés dans les voies surnaturelles, étant la disposition ordinaire où Dieu met les âmes éminentes, lorsqu'il est sur le point de les favoriser de ses plus hautes communi- 4 Responsio cations (4). Ainsi le pieux et savant cardinal Bona remar-

1d'animud, re- À PS: fi : ñ detente. pré que de sainte Thérèse, que c'était après de longues et fernote PE ventes oraisons, et lorsqu'elle était séparée du commerce

et de la vue de ses sœurs, qu’elle avait des visions céles- (5) qe 2 tes (5). Etant donc dans cette solitude profonde, et n’ayant na, ac ISCTC- ‘ 0 0 .

tionespirit.cap. de commerce qu'avec Dieu seul, M. Olier fut favorisé d’une XX. Ho Ve

(@ La P'ie de Bràce des plus extraordinaires : la mère Agnès de Langeac,

la mère 4gnis, dont nous avons parlé sous l’année 1631, ini apparnt (6) in 4, pag. 505. in : A

% Memoires Corporellement ; et voici comment il rappelle lui-même le

Olicr, p he

dr a “5 fait dans ses Mémoires (T) :

8 Summer Ç Un jour étant en la retraite où je me disposais à enrun super an , j , (rod. ct» treprendre le premier voyage de la mission d'Auvergne, signal, no 44.p, tee A nue test, à j'étais, dans ma chambre (8), en oraison, lorsque je vis

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» tren » elle » afflig » qui] » douc » à gel » sis. ( » mer » MAY » fait :

» Je cr » (Aus » quel » dait » D’ail » à la » tant » que » raie] » ma Le:

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APPARITION DE LA MÈRE AGNÈS. 81 » cette sainte âme venir à moi avec une grande majes- (1) Swmma- » té (1). Elletenait d’une main un crucifix, et un chapelet 4 "aus ets.

, : : gnat.n 44. pag.

» de l’autre. Son ange gardien (2), parfaitement beau, por rprérant

» tait l'extrémité de son manteau de chœur (3), et, de l’au- (2) Ibid. » tre main, un mouchoir pour recevoir les larmes dont a Rd » elle était baignée. Me montrant un visage pénitent et » affligé, elle me dit ces paroles : Je pleure pour toi; ce » qui me donna beaucoup au cœur, et me remplit d’une » douce tristesse *. Durant ce temps je me tenais en esprit * noTe 1, » à genoux devant elle, quoique je fusse effectivement as- P- 109. » sis. Cela passé, je le dis aussitôt à mon directeur, qui ne » me répondit rien, sinon quelles étaient les paroles qu’elle » m'avait dites; je ne pus les lui rapporter n’y ayant point » fait réflexion, et néanmoins je m’en souviens fort bien. » Je crus sur l’heure que c’était la sainte Vierge (#), à («) L'Année » cause de la sainte gravité et de la douce mrjesté avec les- due » œuelles elle m’apparut, et à cause de l’ange qui lui ren- PR Me » dait les mêmes offices qu’un serviteur rend à sa dame. DU ONREE » D'ailleurs, je ne sentais, en ce temps-là, que la dévotion witiiers, t. 1, p. » à la très-sainte Vierge. Je crus aussi qu’en me présen- ur » tant le crucifix et le chapelet, elle voulait m’apprendre » que la croix et la dévotion à la très-sainte Vierge se- » raient les instruments de mon salut et la conduite de » ma vie.»

Le silence de saint Vincent de Paul, en cette occasion, fut l’effet de sa sagesse consommée et de sa rare prudence. Imitant la conduite du saint patriarche Jacob, lorsque son fils lui racontait les signes de sa grandeur fu- | ture, il ne put s'empêcher de considérer cette grâce dans 9 y "one une âme si humble et si docile, comme une insigne fa-#" . Su veur du ciel, et connut par là que Dreu jetait les yeux sur Ill. lui pour exécuter par son ministère de grandes choses Sr dans son Eglise. (5). lamère Agnès.

Mais, comme si cette faveur n'eût pas fait une assez de Len vive impression sur M. Olier, Diet voulnt la renouve- Auvergne.

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(4) L'admira- : añnècs a natta annaniti É as ai VE sœur Jer (1) presque aussitôt. « Après cette apparition, ajoute

El dl 4 Lis D t-il, cette sainte âme revint une autre fois, à peu de QU -L à ; —Summarium. » temps de là, pour me confirmer dans ladite vue, et je Zbad. test. xur,

test.xv.—Attes. » l'ai aussi présente à l’esprit, que si je la voyais encore, ».

lation aut. tou- “a chant M, Otier, Cette Seconde visite, et probablement le costume sous le-

pag. 481. quel la mère Agnès lui avait apparu, firent comprendre à

M. Olier que la personne qu'il avait prise d’abord pour la

Mère de Dieu, était quelque religieuse de l’ordre de Saint-

Dominique, encore vivante. Iléprouva, dès ce moment, le

désir de faire une exacte recherche pour savoir dans quel

(2) Dépontion monastère elle se trouvait (2) : mais comme il lui tardait de lu mère

Françoise des beaucoup de se mettre en marche pour Pébrac, et que tous

EE ses préparatifs de voyage étaient faits, il ne voulut pas

ele. test.xv. différer davantage. Il partit donc incontinent après sa re-

traite, avec les compagnons qu’il s’était associés. Le jour

du départ fut pour eux un jour de fête, surtout pour.

M. Olier. « Jusqu’alors, dit-il, on n’avait point vu des » personnes de qualité se livrer aux travaux de la mis- » sion; notre bon maître prit plaisir à me faire commen- » cer, et se servit de moi pour mettre en branle plusieurs » personnes de condition, que j’amenai avec moi dans les » déserts d'Auvergne, pour les dépayser et les accoutumer (S)Mém. aut. » à la fatigue (3). »

de M. Olier, 1. its ns . sr 1, p. 269. On conçoit aisément à quoi s’occupa et de quoi s’entretint, pendant toute la route, cette compagnie de missionnaires. Quoique M. Olier eût renoncé à faire alors des recherches pour connaître la servante de Dieu, qui lui avait apparu, il ne laissait pas de prendre des informations durant le chemin, sans se douter encore que la Providence le conduisait tout auprès de la petite ville où demeurait cette sainte fille; car Langeac, où était situé le monastère de la mère Agnès, n’est qu’à deux lieues de l’abbaye de Pébrac, qui devait être le centre de la mission. Lorsqu'il arriva à Riom, ville d'Auvergne, éloignée de dix-huit lieues Ge Langeac, il entendit parler de la mère Agnès, comme d’un

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