M. OLIER ESSAIE DE RÉFORMER $ES RELIGIEUX
(1) Lettres aut.
de M. Olier.
» Puy, à cinq lieues de mon abbaye, et de ménager le tout (°7,,p- 68,69.
ém. pour
» avec paix. Je prie NoTRE-SEIGNEUR de bénir vos soins servir à-l’his-
» et vos charités ordinaires, comme aussi les souhaits et » les vœux, Monsieur, de votre très-humble, très-affec- » tionné et très-obéissant serviteur. Olier, abbé indigne » de Pébrac (1). »
ette lettre fit sur l’abbé de Chancellade toute l’impression que M. Olier pouvait s’en promettre. Alain, qui joignait à une grande austérité de vie un zèle aussi actif qu'infatigable, se mit incontinent en chemin, et vint à Pébrac au fort des chaleurs de l'été; et comme M. Olier ne désirait rien plus ardemment que d’établir la réforme dans son abbaye, il consentit volontiers aux divers articles du concordat qu’ils passèrent ensemble (2). M. Olier lui céda tout ce qu’il put désirer : le bien et tout le revenu de l’abbaye, le logis abbatial, la disposition de tous les bénéfices, et même le prieuré de Vieille-Brioude, qu’il s’obligea de faire unir dans six mois à la mense conventuelle, par l’évêque de Saint-Flour, conventions qui furent consenties par les religieux de l’abbaye, à qui M. Alain de Solminihac s’obligea de faire des pensions jusqu’à leur mort (3). enfin, pour ne pas retarder l’exécution de ce dessein, M. Olier commença aussitôt à faire réparer les bâtiments, afin de les céder en bon état aux religieux de Chancellade,
Alain, avant de retourner en Guyenne, désira de s’entretenir avec la mère Agnès de Langeac; ilen demeura si frappé, qu’il avait coutume de dire depuis : Je n'ai jamais connu d'esprit qui eût de si particulières communicalions avec Dieu (k). Aussitôt après la conclusion du con-
toire du vénér.
Alain de Solminihac , liasse 4.
no 34 — Archives de la cathédrule de Ca-
hors.
Concordat entre l’abbé de Chancellade et M. Olier,
(2) Le 24 du mois de juin,
(3) Histoire des Chanoines réguliers de la congrégation de France, t. 1m, ch.xLvi, p.742.