UN OFFRE A M, OLIER L'ÉPISCOPAT
» que je souffre les peines du purgatoire, quand je pense 4, pires » à un train et à un laquais qui me suit (1). » Étant done ‘#to7repn. de
de retour à Paris, il obtint enfin de son directeur, avant p. 345 er reru.
, 2 (2) lie de M, la fin de cette année 1634, la permission de vendre, au or, pur te profit des pauvres et des missions qu'il projetait, son ear- ner, le
rosse et tous ses chevaux. Il ne se réserva qu’un seul domes- Lang ma us 1 toit tique, par l’ordre exprès de saint Vineent de Paul (2); et marques histoû : . . . , riques, 1. in, p.
au mois de janvier, pour suivre l’attrait qui le pressait de 46 — Pie Mn. se dévouer au salut des pauvres de la campagne, il se joi- 4, M, 0er pur gnit aux prêtres de Saint-Lazare , dans une mission qu'ils Het Ve allaient prècher (3). (3: J'ie Ms. de . , e 6 F F saint F'incent Deux motifs l’avaient déterminé à quitter si prompte- 4, pat, par ment l'Auvergne : la réforme de son abbaye, qui n'eut 4, lv: 1, alors aucune suite, et, comme nous l'avons dit, un ordre xx, du Père de Condren. Ce père lui avait mandé de se rendre Un saint FE : : : e . , Evêque veut sans délai à Paris pour une affaire qui exigeait sa pré- nettre à M. sence ; et, comme elle eut de grandes conséquences pour Olier son évé- : À r F . ché.
la vocation de M. Olier, il est nécessaire d’en exposer toutes les circonstances en détail. Depuis plusieurs années, M. Olier avait eu un songe que nous avons déjà rapporté : il lui avait semblé voir saint Grégoire le Grand et saint Ambroise assis dans deux trônes , et, au-dessous, la place vacante d’un curé. Quoiqu'il eût l’esprit encore frappé de ce songe, il n’en comprenait et n’en soupçonnait pas mème le sens ; seulement il en avait conçu une dévotion particulière pour saint Ambroise ; il pensait souvent à lui dans ses oraisons, et il en méditait les vertus et les exemples, afin de le prendre pour modèle, si Dieu l’appelait un jour à LA ECO > 14ai r oû 14: (4)Le Père Ed.
l'épiscopat. C’était précisément pour une proposition de ce dlayailite dat genre que son retour à Paris était désiré; l'opinion qu’on le fecueil des ra < + , , : vies de quelques avait conçue de son zèle et de sa piété ayant fait naître à un prétres de ln , ’ . Congrégat. de prélat (4) la pensée de le demander au Roi pour son succes- pOsatoire : 1. à , nie inmai al P. 256, pense seur, Ce prélat, homme de grande oraison, et qui priait depuis ae cet M.
plusieurs années pour obtenir un sujet digne de cette haute de Corncillan , évèque de Re
tharge, crut, dès la première entrevue, avoir enfin trouvé der.
dans M. Olier celui qu’il demandait à Dieu si instamment; et, de son côté, M. Olier se sentit pénétré de vénération , pour la personne de cet Évêque. « 11 me fit beaucoup Ï » d'honneur, dit-il, en me témoignant cette bonne volonté, » préférablement à plusieurs autres , mille fois plus » capables que moi. Ses saints entretiens me touchèrent » extrèmement, surtout le premier, lorsque, me parlant » de saint Ambroise, de la vie duquel j'avais l’esprit tout » rempli , il me fit fondre tout en larmes. J’estimais beau- » coup ce saint docteur , tant parce qu’il était le protecteur » de notre sœur Agnès, que parce qu’il m'avait apparu en (1) Mém. aut,» Songe avec saint Grégoire (1). »
eos Dans les dispositions où M. Olier était alors à l'égard de l’épiscopat, un mot de saint Vincent de Paul, son directeur, qui l’v croyait appelé, eût suffi pour lui persuader qu’il était lui-même ce successeur demandé à Dieu avec tant d'instance, et que saint Ambroise lui servirait en effet de modèle dans cette nouvelle dignité. Mais, par un dessein particulier de la Providence , il passa, dans ces circonstances mêmes, sous la conduite du Père de Condren, à l’occasion que nous allons dire; ct ce changement fit échouer tout-::-fait les desseins du prélat.
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