CIRCONSTANCES DE L'APPARITION DE LA MÈRE AGNÈS
NOTE 1, p. 81.—La tristesse douce et paisible qu’éprouvaM. Olier lorsque la mère Agnès lui apparut, accompagne quelquefois les apparitions célestes quand leurs circonstances ont quelque chose de triste ; c’est la remarque de Benoît XIV (1) : Optimé Gravina (:)Bened.XIF, animudvertit tristitiam etiam aliquando permanere posse in Dors apparitionibus divinis, si sermo sit de tristitia, quæ ad pœni- ji. in, cap. tentiam inducit… Doctores aiunt tamen.… tranquillitatera tn 11, n°4, n° 3 animam inducere. On ne sait sur quel fondement le Père de Salles s’est appuyé, lorsqu'il a avancé que M. Olier fut un peu effrayé de cette vision 2). L'auteur de l’'admirable Vie de sœur Ve Rs Ne Agnès de Jésus, qui avait conféré avec M. Olier, et avait même DE dans le reçu de lui une relation par écrit de cette apparition, semble ex- siècle,ou Règles pliquer le sens de ces mots : Ce qui me donna beaucoup au cœur, 4 Tiers-Ordre en disant que M. Olier fut affligé au possible à La vue de ce vi- nique , in-12, sage majestueux et plein de larmes, ne sachant point UE ES LE Lars c'était, et doutant que ce ne fût la très-sainte l'ierge (3). ‘e nn: rod La mère Marie Bayol, religieuse de Langeac, dans sa déposi- (4) Summation, assure qu’il n’y eut aucun discours entre l’un et l’autre, mais où UE, seulement, de la part de la mère Agnès, les paroles qu’on à rap- test, xini, pag-45: portées (4). C’est aussi ce que dit le Père de saint Vincent (5); —Testexiv, . . EEE . (5) Année mais le Père de Salles, moins bien informé, suppose que M. Olier 1. part. demanda à la mère Agnès la cause de ses larmes, et qu’elle lui pag. 417. répondit : Je pleure pour toi (6). (6) La Manière de se don- NOTE 2, p.85.—M. Olier conservait précieusement ce chapelet, ner à Dieu, etc.
dont il parle encore ailleurs sians ses Mémoires. Il paraît qu’il le donna, dans la suite, à madame de Saujeon, sa pénitente; du moins celle-ci ordonna, par son testament, de rendre au séminaire de Saint-Sulpice un tableau de la sainte Vierge, qui venait de de M. Olier, une figure de l’enfant Jésus, en argent, et un cha- (7) Lettres dipelet de la mère Agnès. Mais cette dame étant morte, environ **”**# de M.
À D à Tronson, t, 1 en 1694, en laissant de grande dettes (7), il y a toute apparence page 24.”
que les créanciers saisirent toute la succession, et que ce chapclet ne retourna point au séminaire; car le Père Massoulié, célèbre théologien, ayant ecrit de Rome pour savoir si le chapelet donné par la mère Agnès à M. Olier était encore conservé au séminaire de Saint-Sulpice, M. Leschassier lui répondit, le 20 décembre 4704 : Pour ce qui est du chapelet de la vénérable mère Agnés, (4) Lettre de nous ne l’arons pas (1).
re Hi Le Père Massoulié possédait lui-même uu autre chapelet que la mère Agnès avait donné à l’une de ses sœurs, en qui elle avait une ‘® Lettre ori- Particulière confiance ; et celle-ci, après la mort de la mère Agnès, EMA Pére le donna à ce religieux. Il y attachait le plus grand prix : Je le ] conserve comme un trésor, écrivait-il (2).
4 rchives du séee Dr NOTE 3, p. 86. — L'apparition de la mère Agnès à M. Olier fut mére Agnès. réelle et corporelle; le titre du sommaire des dépositions le dé- (3) Num. 44, Clare expressément : Cuiserva Dei vivens apparuit Parisiis (3); pes et, dans les procédures faites en 1708, Posilio super introductione (@ In-folio, causæ et signatura commissionis (4), on lit : « Unde ingenti miane IL) raculo a suo monasterio quod distat à Parisiis ultra ducenta » milliaria, ipsi abbati Olier dum inseminario Sancti Lazari » versarelur, ibique spiritualia exercitia perageret, visibilem, » et quidem corporaliter, se reddidit. »