‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S. Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 112 sur 489 · M. OLIER ESSAIE DE RÉFORMER SES RELIGIEUX · texte numérisé non relu

M. OLIER ESSAIE DE RÉFORMER SES RELIGIEUX

» efforcez-vous de la procurer au plus tôt, et, pendant que * NoTE 12.

» vous vous y emploicrez, je ferai oraison pour cela (1).»* (1) Ne SV ; à : k , um, etc, no 14.

I n'en fallut pas davantage pour déterminer M. Olier à test.xv.— Responsio ad animadversion, procette abbaye n'offrait plus en effet les exemples d’édifi- #01. n° 69.

Ù 4 , RER $ (2)Histoire des cation qu'elle avait donnés autrefois à l'Auvergne (2) ; la Granoines réqu= liers, +. Hi. p.

717. el suir, — des règles y avait introduit toute espèce de désordres. #5. de la biblio-

. : k rs | . thèque Sainte- Pour y faire refleurir les règles primitives, M. Olier avait Géneviève,

mettre incontinent la main à l'œuvre. Depuis long-temps

discipline monastique y était entièrement déchue, et l'oubli

essayé, en 1633, de la remettre entre les mains d'Alain de Solminihac, qui commençait si heureusement la réforme de l'ordre des Chanoïines réguliers de saint Augustin, dans son abbaye de Chancellade, en Guyenne ; et il avait prié saint Vincent de Paul, son directeur, de lui en faire de sa part la proposition. Mais Alain n'ayant pu l'accepter alors, par défaut de sujets *, cette négociation demeura sus- 7 NOTE 15. pendue.

Depuis son arrivée à Pébrac, M. Olier éprouvait l'affiction la plus vive, en voyant de ses yeux l'état déplorable de ce monastère , qu'il trouva pire encore qu'il ne se l'était figuré. Pour ramener ces religieux à l'esprit de leur vocation et à la règle primitive de leur ordre , il employa tour- ») Réglements à-tour les motifs les plus touchants et les considérations du cardinal de la Rochefoucauld ,

etc. t. XIX, fol.

de la colère de Dieu, et leur déclarant qu'en vivant de la 177.—45. de la En : : . , bibliot. Saintcsorte ils étaient hors de la voie du salut (3) ; quoiqu'ils Geneviève.

les plus terribles ; les menaçant même de la vengeance et

prétendissent ne s'être obligés par leurs vœux qu'à vivre comme vivaient ceux qui les avaient reçus à la profession, c'est-à-dire d'une manière toute contraire à leurs règles.‘ NOTE 1#. Plusieurs, touchés de ses exhortations vives etvéhémentes, paraissaient assez dispesés à embrasser la réforme, et l'on en comptait jusqu'à douze, lorsque la mère Agnès lui fit le commandement dont nous parlons. Sans perdre de temps, il S'adressa donc de nouveau à l'abbé de Chancellade , et lui écrivit Ia lettre suivante, le 1° juin de cette même

om

M. Olier écrit à M. Alain de Solminihac.

94 PARTIE I. LIV,. Hi, — 1634.

année : « Monsieur, la grâce de Notre-Seigneur soit dans » votre âme el sa gloire à jamais. Etant arrivé en ce sé- » jour de Pébrae, dans la compagnie de deux de vos amis, » (MM. Barrault et Perrochel ) pour travailler aux mis- » sions, nous avons trouvé que les religieux de l'abbaye » avaient autant besoin que l’on pensàt à eux , que les » pauvres paysans de ces montagnes. Quoique j'en susse » quelque chose, ce qui fut l'occasion pour laquelle » M. Vincent (de Paul) me fitle bien de vous en écrire, il y à près d'un an, néanmoins je n’en avais pas une

» Connaissance si grande : elle nr'oblige à présent de vous » conjurer de vouloir bien donner ordre à ce monastère, » Monsieur , prosterné à vos pieds , le cœur percé des » plaies dont ces religieux déchirent Jésus-Curisr, je re- » double mes prières,et j'ose espérer la grâce pour laquelle » j'adresse au ciel de nouveaux vœux. L'abbaye est chargée » de dix-huit religieux , dont deux petits novices qui » étudient au Puy : les bénéfices qui en dépendent son » nombreux, ils portent jusqu'à quarante religieux, et cin- » quante en comptant ceux de l'abbaye ; le fruit, Comme » NOUS pouvez voir, n'est pas petit. Le Fils de Drev est » venu pour une brebis égarée : ayez pitié, Monsieur, » de cinquante qui se perdent, et, qui plus est, de leur » pasteur ; mais que dis-je ? de l'ombre de leur pasteur, » qui ne l'est que pour les effrayer et les dissiper. Ce qui » peut vous toucher, Monsieur, c'est qu'il y en a une dou- » zaine qui ont ce même dessein , el autant que je puis le » connaître, la plupart s'y portertent aussi, s'ils avaient » quelqu'un qui les y attirt et qui leur coupât le pain que » je consume et dévore si misérab'ement. La mission à » touché les plus endurcis, et si vous apportiez à present » le baume dans leurs plaies, vous les guéririez sûrement.

Je crois, Monsieur , que Dieu vous le demande ; pour

ca

son misérable serviteur, il vous en conjure à mains

» jointes : iljette à vos pieds un bénéfice, prieuré simple,

des d

les co

» GNEU » riter » SCrez » religi » VOS { » Puy, n QT Ë » CL VO » les V( » (ionn » de Pé

Cette sion qi gnait à qu'infa à Pébri

ne dési dans S0 du con:

céda 10 l'abbay fices, e de faire l'evèqu par les s'oblige Enfin , M. Olic afin de

Alair treteni si fr'ap}

mais ©

hi.

igneur soit dans arrivé en ce sé- ‘ux de vos amis, vailler aux miseux de l'abbaye à eux, que les oique j'en susse 1 pour laquelle ous en écrire , il ) avais pas uuc présent de vous \ ce monastère, cœur percé des -CHRIST , je r'ece pour laquelle baye est chargée IS novices qui dépendent sont 'eligieux, et cinle fruit, comme Fils de Drev est iié, Monsieur, 18 est, de leur de leur pasteur, dissiper. Ce qui y en a une dou- L que je puis le ssi, S'ils avaient upât le pain que tu La mission à ortiez à présent ririez sûrement.

demande ; pour onjure à mains prieuré simple.

bas

Page 1