‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S. Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 113 sur 489 · M. OLIER ESSAIE DE RÉFORMER SES RELIGIEUX · texte numérisé non relu

M. OLIER ESSAIE DE RÉFORMER SES RELIGIEUX

des dépendances..., et si cela ne vous agrée, il vous fera les conditions telles qu'il vous plaira devant Norre-Ser- » GNEUR, Si MM. Barrault et Perrochel ne pouvaient mé-

» riter la faveur de vous voir , j'espère que vous ne refu- » serez pas à mes prières de nous envoyer un de vos » religieux pour nous communiquer vos ordonnances et » vos Commandements ; il me fera la faveur de venir au » Puy, à cinq lieues de mon abbaye, et de ménager le tout », ov à paix. Je prie Norre-SriGneur de bénir vos soins » et vos charités ordinaires , comme aussi les souhaits et » les vœux , Monsieur, de votre très-humble, très-affec- » lionné et très-obéissant serviteur, Olier , abbé indigne » de Pébrac (1).

Cette lettre fit sur l'abbé de Chancellade toute l’impression que M. Olier pouvait s’en promettre. Alain , qui joignait à une grande austérité de vie un zèle aussi actif qu'infatigable , se mit incontinent en chemin , et vint à à Pébrac au fort des chaleurs de l'été ; et comme M. Olier ne désirait rien plus ardemment que d'établir la réforme dans son abbaye, il consentit volontiers aux divers articles du concordat qu'ils passèrent ensemble (2). M. Olier lui céda tout ce qu'il put désirer : le bien et tout le revenu de l'abbaye , le logis abbatial, la disposition de tous les bénéfices, et même le prieuré de Vieille-Brioude, qu'il s'obligea de faire unir dans six mois à la mense conventuelle , par l'évêque de Saint-Flour : conventions qui furent consenties par les religieux de l'abbaye, à qui M. Alain de Solminihac s'obligea de faire des pensions jusqu’à leur mort (3). Enfin , pour ne pas retarder l'exécution de ce dessein , M. OUlier commença aussitôt à faire réparer les bâtiments , afin de les céder en bon état aux religieux de Chancellade.

Alain, avant de retourner en Guyenne, désira de s’entreltenir avec la mère Agnès de Langeac ; il en demeura Si frappé , qu'il avait coutume de dire depuis : Je n’ai jamais connu d'âme qui ent de si particulières commu-

(1) Lettres aut, de M, Olier, Cop.

p. 68. 69, — Mémoires pour servir à l'histoire du vén. Aluin de Solminihac, Viasse 1, no 51, — Archives de la cathédrale de Gahors.

XIE

Concordatentre labbé de Chancellade et M. Olier.

(2) Le 24 du mois de juin.

(5) Histoire des Chanoines régu— liers de lacongrégutionde France, LE, Ch.xXLVI, p. 712.715. Hs.

—Réglements du card. de la Rochefoucautd, Le x. fol, 296.

(1) Mem, pour servir à l'histoire du vén, Alain de Solminihac,iasse 7, — Leitres aut, de ME. Olier, p. 69,

(2)Histoire des Chanoines régudiers, etc, au, p. 713. 714.

(3) Vie de MT.

Alain de Solninihac, iv. ch.

XXE

Un fermier de l'abbaye rend inutile le concordat.

(4)4ssance pour l'abbé de Pébrac contre Meyronnem,fermierde la Seigneurie , pièce ms.

96 PARTIE LE, LIV, Ir, — 1634,

nications avee Dieu (1). Aussitôt après la conclusion du concordat , ilcrut devoir faire part de cet acte au cardinal de la Rochefoucaut:! (2), abbé de Sainte-Geneviève, et déleguë par le saint-siége pour réformer en France les Cha noines de Saint-Augustin (3). H lui écrivitle 29 juin, que daps cette affaire M, Olier lui avait donné tous les aviirlages qu'il avi désirés, et tout le revenu, qui s'élevait à

Sept mille livres, et qui en vaudrait au moins dix ‘près là |

mort des religicux, « [y à aussi, ajoutait-il, un prieur dépendant de cette abbaye , dans un bourg appelé Po- » liniac, à un quart de lieue de la ville du Puy , dont on » pourra faire un beau séminaire de religieux, qui servira

» pour remplir toutes les maisons de ces quartiers ; et » c'est un des principaux motifs qui m'a fait fire ce » traité. »

Mais l'esprit de discorde se servit d'un des fermiers de l'abbaye pour faire échouer un dessein si salutaire. Ce fermier , qui probablement n'eût pas trouvé sous la réforme les avantages dont il jouissait sous M. Olicr, prévint l'esprit des religieux contre le traité conelu avec l'abbé de Chancellade, et le leur fit envisager comme h ruine totale de l'abbaye. I lui était plus aisé qu'à tout autre de gagner ces religieux, obligés de tout recevoir de sa main ; car le fermier de la seigneurie de Pébrac était chargé de les nourrir et de les entretenir lui-même, comme

s’il eùt été leur économe (4). Le mécontentement des religieux éclata bientôt ; sachant d’où partait le mal, M. Olicr |

écrivit au chef de la justice du lieu pour se plaindre de là conduite de ce fermier, et lui recommander sa cause, sans entrer néanmoins dans le détail des griefs. « Je suis si peu » entendu aux affaires, lui dit-il, que je n'ose vous parler » du particulier de celle-ci. Je me contente , Monsieur, de » me presenter à vous pour en recevoir justice, et vous » supplier de trouver bon que je vous offre seulement ce » que ma condition m'apprend d'offrir pour les juges de

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h. M. OLIÈR ESSAIE DE RÉFORMER SES RELIGIEUX. 97 3 Ce $ TP ET PE PER | . (t)Lettres ant, » la terre, les sacrifices et les chétives prières d'un très 3, y over, pag. » humble serviteur (1), » 635.

la conclusion du

acte au cardinal eneviève, et déà France les Cha rit le 29 juin, que 16 tous les avini- 1, qui s'élevant à joins dix ‘pres ii ait-il, un prieur ourg appelé Podu Puy, dont on ieux , qui Servir es quartiers ; el n'a fait fire ce

n des fermiers de si salutaire. Ce , trouvé sous là

sous M. Olier, ‘aité conclu avec isager comme la us aisé qu'à tout e tout recevoir de e de Pébrac était ui-méême, Come

btement des reule mal, M. Olicr |

Malgré toutes ces précautions, le traité avec l'abbé de Chancellade venait à peine d'être conclu , que les religieux de Pébrac revinrent aussitôt sur leurs pas. Ne voulant plus céder le monastère où ils vivaient au gré de leurs désirs, et effrayés à la seule idée de réforme , ils prirent occasion de ce concordat pour secouer le nouveau joug qu'ils avaient voulu un instant s'imposer. Le père Faure établissait alors, à Paris , une réforme pour les Chanoines réguliers de saint Augustin, plus douce que celle de Chancellade,et que le cardinal de la Rochefoucauld pro- Légeait de toute son autorité. Dans cette extrémité, ils prirent le parti de se jeter entre les bras de ce religieux , et, pour l'obliger de se déclarer leur protecteur, ils demandèrent à grands cris sa réforme. Ils firent aussi la même demande au cardinal de la Rochefoucauld , par un acte capitulaire du 1° août 1634, en protestant contre le concordat, qu'ils dépeignaient comme un acte très-nuisible aux intérêts de leur monastère. La mère de M. Olier vint joindre ses prières aux instances de ces religieux ; ne considérant , daus le concordat avec l'abbé de C hancellade , que la perte d'un riche bénéfice qui s'échappait des mains de son fils, elle supplia le cardinal d’empêcher l'exécution de cet acte. Peut-être craignait-elle encore que M. Olier ne prit lui-même l'habit, pour déterminer ses religieux à embrasser la réforme , car il est cer-

ain qu'il leur fit dans un temps cette pr ition * : * NOTE 15. Ï I e proposition *. Quoi @) M. Les-

se plaindre de à ré | quil en soit , elle obtint sur ces entrefaites, par l’'en- chassier : Attes-

er SA Cause , SANS Mb dE à

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remise du cardinal , une lettre de cachet (2), dont l’efte fut sans doute d'arrêter sur-le-champ les mesures que son ils venait de prendre. Les religieux de Pébrac avaient dressé leur requête le 1°° du mois d'août ; et, le onze du même mois, le cardinal rendit à Paris une ordonnance où il statuait que M. Olier, leur abbé, se transporterait dans

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(4) Réglem, du card, de la Ro chefoucauld, etc.

t XI, p. 308.

— llistoire des Chanoinesréquliers, À We p.

jette affaire fit connaitre la haute vertu de M. Olicr.

(2) .fnunée Do minicaine , ele.

Remarques historiques, L. HE p. 460.—Gallia christian. LV, Col, 1017,

(3)Histoire des Chanvines réguliers, À 1. p.

cette ville le 1°" octobre suivant , pour régler, de concert avec lui, les moyens d'établir cette réforme, Défenses étaient faites de rien entreprendre dans l'abbaye au préjudice de la comande formée par les religieux , et même d'y recevoir personne à l'habit ou à la profession, sous peine de nullité (1).

Cette mesure anéantit toutes les espérances de M. Olier, et ne servit qu'à enbardir les religieux de Pébrac dans le mépris de leurs observances. Soit que le père Faure n’eût point alors de sujets capables d'établir sa réforme dans ce monastère, soit que M. Olier fit difficulté de les y recevoir, comme il s'en expliqua dans la suite, toutes ces procédures n'apportèrent aucun changement au régime de l'abbaye de Pébrac (2), et pensèrem détruire de fond en comble la congrégation de Chancellade *. Le père Faure et ses religieux eurent cependant toujours pour M. Olier les sentiments d’une singulière vénération. Malgré l'opposition qu'il témoigna pour la réforme mitigée de Sainte-Geneviève ; ils le qualifient, dans leurs Annales : un saint abbé, dont la mémoire est en henediction parmi tous les gens de bien, un pasteur qui fut animé d'un zèle égal à sa vertu, pour établir l'honneur et le culte de Dieu dans toutes les Eglises que la Providence avait mises sous sa conduite (3). Cette négociation donna aussi occasion à M. Alain de Solminihac d'admirer la vertu de M. Olier : il conçut alors de lui une si haute estime pour son zèle à s'acquitter des obligations de sa charge , qu'étant évêque de Cahors , il ne craignail pas de le proposer pour modèle à ses curés, le comparant même à saint Charles, archevêque de Milan; et un jour, peu à près la mort de M. Olier, leur parlant de son zèle dans l'exercice des fonctions pastorales , ii leur dit ces paroles : M. Olier a cté tout à sa charge; et

Alain de Soi comme ç'a été la cause de sa sanctification , ce sera

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le motif de sa canonisation (h).

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LA MÈRE AGNÈS PREND M, OLIER POUR DIRECTEUR. 99 Contraint de renoncer,pour un temps, au dessein de ré- XVI. De Se AVR , Succès des ormer ses religieu 1 S ma vers les | former ses religieux (4),M. Olier se tourna vers les peuples missions de M. de la campagne , qui recevaient avec une avidité toujours 9lier. La mère Pre , Hg Agnès le prend plus insatiable la grâce du salut. Le succès étonnant de pour sou diec- 1: ses misei snis los dtinèsos de Dati D | teur, toutes ses missions, dans les diocèses de Saint-Flour et du {{)risroire des Puy, fut une sorte de consolation pour lui et pour la mère 0"desrelinieur, : | 4 oi à En par Hermant,in- Agnès. Cette sainte fille avait imploré longtemps la divine 12.Rouen1710. miséricorde sur ces terres abandonnées, où elle savait que de ii beaucoup d'âmes se perdaient tous les jours, faute de pasteurs zèlés qui leur montrassent le chemin ; et c'était pour elle le sujet d'une joie incomparable,d'apprendre que celte nuée de missionnaires , pleins de l'esprit de Dieu, en faisait des terres de bénédiction, Chaque jour on venait Jui annoncer des conversions éclatantes que la grâce opérait dans ces provinces : c'étuient les seules nouvelles auxquelles elle prit plaisir dans sa solitude, parce qu'elles (2) Fie de le ; : | | | mére Agnes, in= tournaient à la gloire de son céleste époux (2). Aussi avec 4. p. 515. quelle affection exhortait-elle M. Olier à continuer une œuvre si avantageuse au salut des âmes * ! « Comme un *

NOTE 17, » jour , écrit celui-ci, je disais à sœur Agnès que j'avais un

» grand désir d'étudier , et de venir à Paris pour cela, lui

» représentant que je n'en savais pas assez pour les peu-

» ples qu'elle était pourtant ravie de me voir instruire : (5), Mémoires

"aut. de M. Olier,

» Non, me répondit-elle, vous en savez assez (3). » t. 1 p. 170, Mais la satisfaction la plus pure et la plus vive pour ja

mére Agnès, c'était de voir la fidélité de M. Olier aux

urâces qu'elle lui avait obtenues , et son ardeur infatigable

à s'avancer toujours dans les voies les plus élevées de la

perfection :

ar, à la fin de cette mission, qui dura six (4) Vie Ms. de

mois, M. Olier n'était plus reconnaissable (4). Voyant tr ainsi le fruit de ses larmes et de ses mortifications, la mère Agnès ne mettait point de bornes aux transports de sa reconnaissance. Combien elle se réjouissait d'avoir recu de la très-sainte Vierge l'ordse de prier si spécialement

pour M.Olier ! avec quelle vive effusion de cœur elle offrait

Universlias BIBLIOTHECA

Ottaviensis

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a Pr ler Se À

ee

(1) Mémoires

aut. de M. Olier, ”

tt L p.118.

(2) -luriée Dominicaine, etc, — Remarques historiques, t. x.

(3) Suminarium super ütro— ductione cansæ , elc. no 14. test.

(4) Responsio ad animaudversiones, ele, N° 72.

— Vie de La ven.

mèrc Agnès. p.

XVEIE.

L'union de la mère Agnès et de M. Olier a

manifesté la sainteté de lu neet de l'autre.

(5) Responsio ad animadversio nes, elec. n° G9, p. 15.

ses actions de grâces à celte divine mère, qu’elle regardait, après Dieu, comme la cause principale de cette parfaite conversion ! elle aurait voulu les faire entendre à toute là terre, et se consumer en louanges durant l'éternité. « Je me souviens, dit M. Olier, des sou- » haits que je faisais avec sœur Agnès : je désirais bien » être dans le ciel, prosterné aux pieds de cette grande » princesse, pour y chanter ses louanges à satiété , et les faire entendre à tout le paradis. Cette bonne âme l'ai- » nait uniquement, el m'a bien aidé à l'aimer (1) ».

Enfin, la mère Agnès, voyant M. Olier parvenu déjà à un degré de perfection qui ne pouvait être bien connu que de Dreu, se sentit portée à le prendre pour son directeur , et à lui confier tous les secrets de son âme (2). Je vous ai autrefvis consiacre , lui dit-elle |, comme l'enfant demes larmes, en priant pour votre conversion : dès aujourd'hui je vous regarde comme mon quide et mon pére (3). C'était le dernier moyen que ia Providence lui offrait pour meitre le comble à sa perfection. Sous la conduite de M. Olier , elle sembla entrer dans une voie nouvelle. Elle retrouva les lumières , la joie et les consolations dont elle avait été privée depuis son entrée dans fa vie religieuse, et déclara que,jusqu'à sa mort, elle n'aurait plus d' tre guide que lui (4).

ar cette union si étroite, la Providence voulut manifester à l'Eglise la sainteté de ces deux grandes âmes, comme la suite l'a fait voir (5). Elle fit connaître par M. Olier, l'un des hommes de son siècle les plus versés dans la science des Saints, les trésors de grâce cachés dans la mère Agnès ; car il contribua plus que personne à accréditer partout, et principalement dans le clergé, lopinion de la haute sainteté de cette grande servante de Dieu. « Il nous a dit plusicurs fois, rapporte M. de Lan- » tages, l’un de ses disciples, qu'il avait connu beaucoup » de grandes âmes, mais queia mère Agnès les surpassait

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LA MÈRE AGNÈS PREND POUR DIRECTEUR M. OLIER. 101 » toutes par la perfection de ses vertus, et l'excellence des » dons divins * (1). »

Aussi prit-il un vif intérêt à la composition des Mémoires de sa vie admirable * , et ce fut par respect pour ses sentiments ,; que M. de Lantages d'abord, et, dans ces derniers temps , M. Emery , publièrent la Vie que nous avons d'elle : ouvrage qui, presque aussitôt qu'il parut pour la première fois, fut traduit en latin , en allemand , en flamand , en italien (3), et a fait connaître la mère Agnès dans toute l'Eglise *.

Cette sainte fille, douée du don de pénétrer les secrets des cœurs, rendit de son côté à la vertu de M. Olier le plus haut témoignage ; elle fil connaître, par avance, la mesure extraordinaire des gràces dont Dreu avait résolu de le combler au milieu des croix dont sa vie serait semée ; l'affection toute maternelle que la très-sainte Vierge lui porterail toujours , enfin les succès dont seraient couronnés ses travaux pour le clergé , l’assurant que Dreu se servirait de lui pour former, par le moyen des séminaires, un grand nombre de vertueux et saints ecclésiastiques (A4).

Mais elle ne put jouir longtemps des avantages qu'elle retrait de sa direction. M. Olier, attaqué par les religieux de son abbaye, avait, comme on fa vu, reçu ordre de se trouver à Paris, le premier jour d'octobre *, pour aviser, de concert avec le cardinal de la Rochefoucauld, au moyen de les réformer. Sur ces entrefaites, le père de Condren, supérieur général de l'Gratoire, lui écrivit, de son côté, que son retour dans cette ville était nécessaire (5), pour traiter une autre affaire importante,dont le succès contribueraitbeaucoup à la gloire de Dreu. Quelque pénible que dût être à M. Olier une séparation si prompte et si inattendue, dès le premier mot, le sacrifice fut fait. La mère Agnès y parut d'abord trèssensible ; mais ayant bientôt demandé à Dreu la grce de

: le lui offrir avec générosité, elle pressa elle-même M. Olier

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