‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S. Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 142 sur 489 · PRET ES · texte numérisé non relu

PRET ES

UNION DE M. OLIER AVEC S. VINCENT. 135 même qu'après la mort du père de Condren , quoiqu'il m'eùt plus saint Vincent pour directeur particulier, il ne prit jamais de résolution importante sans l'avoir consulté auparavant. C'est ce qu'il témoigne lui-même dans une lettre écrite en l'année 1649 à M. de Quaylus : « Pour les » affaires extraordinaires, dit-il, nous ne manquons » de voir DL. Vincent, et, pour les ordinaires, tous nos » frères assemblées (À). » La suite de sa vie nous en offrira d'ailleurs une multitude d'exemples. De son côté saint Vincent de Paul, cet homme si vil à ses propres yeux , et qui s’estimait le plus grand des pécheurs , fut ravi de voir M. Olier passer de ses mains entre celles d'un guide si consommé dans la conduite des âmes, que l'était le père de Condren. I continua d'avoir pour M. Olier la tendresse et l'amitié la plus sincère , il l'aida de ses conseils , pril hautement sa défense dans ses persécutions , et avec bien plus d'ardeur qu'il n'aurait pris celle de sa propre compaguie. Non seulement il l'aima comme son ami, il lhonora encore comme un très-saint prêtre , S'estima heureux de lassister à la mort; et, ce qui est le plus haut témoignage de vénération , et en même temps le plus magnitique éloge de M. Olier , il porta le respect pour lui jusqu'à l'invoquer, le peu d'années qu'il lui survécut (2) : preuve incontestable de la pureté des motifs qui animaïent ces deux àmes célestes , uniquement jalouses de la gloire de Dieu. Aussi M. de Maupas , célebre orateur de ce siecle, ne craignit pas de rendre à Fun et à l'autre ce beau temoignage : « J'aibien connu de saints personnages ; mais » jamais je n'ai rien vu de pareil à ces deux grands servi- » teurs de Dieu, feu M. abbé Olier , et feu M, Vincent , que l'éminence de leurs vertus avait parfaitement unis » par les liens sacrés d'une sainte et parfaite amitié. : Fun » Lait le fils spirituel, et l'autre était le pere @), » Ces pt roles furent le début du parallèle remarquable que ce prélat éablit entre eux, dans Poraison funcbre de saint Vinceut

(Lettres au-

tographes de, Olier. — Lettre à M, de Quaylus,

et

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