Vie Ms
ae M, Olier, per M. de Bretonvilliers, LE p.149.
teurs. L'un d'eux, M. de Béget, qui fut dans la suite doyen
de la cathédrale du Puy et qui avait voulu partager les tra
vaux de cette mission, lui a rendu ce témoignage dans un
écritsigné de sa main , le 25 novembre 1658.« Ceux qui ont
eu le bien de connaître particulièrement feu M. l'abbé Olier,d'heureuse mémoire, et de converser fanilièrement avec lui, ont reconnu, dans sa personne, un assemblage des plus rares et signalées vertus qui perfectionnent une Sainte àme ; et comme lhumilité est le fondement de toutes les autres, et celle qui les attire après elle, on l’a reconnucen lui dansune haute perfection. L'ayant accompagné dans la mission qu'il fit à Saint-Hpise, je déclare qu'il choisit pour lui la plus mauvaise chambre de la maison où logeaient les missionnaires ; elle était située immédiatement sous le toit, et il n’y en avait point de si mal meublée. Pendant les repas, qu'on prenait toujours en commun, il faisait lui-même la lecture d’un chapitre du nouveau Testament, debout et tête nue, se contentant de prendre ensuite quelque chose de ce qui restait sur la table. Après la prière d'actions de grâces , et lorsque les autres prêtres de la mission se délassaient entre eux, il rassemblaitles pauvres du lieu, et teur faisait à chacun une aumône ; ce qui arrivait tous les jours immédiatement après le diner : c'était le moyen qu'il employait pour les disposer plus favorablement au catéchisme qui suivait d'ordinaire cette aumône générale. Enfin, après avoir récité les vêpres, ilentendait les confessions ; et c’étaient toujours les plus pauvres etles misérables qui se jetaient de préférence entre ses bras, comme au port d'une bien grande charité (0). »
Non content, en effet,de les accueillir avec une tendresse
de père lorsqu'ils venaient se présenter à lui, M.Olier allait
au-devant d'eux ; et, dans les grandes chaleurs de Fété,
onle voyait gravir les plus hautes montagnes pour faire
sortir de leur assoupissement ceux qui négligeaient la
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Lendait les conwres et les mientre ses bras, c une tendresse , M.Olier allait leurs de l'été, xnes pour faire négligeaient la
SECONDE MISSION D'AUVERGNE. 161 grâce de la mission, où pour instruire les malades qui ne pouvaient se rendre à la paroisse. Il les visitait dans les creux des rochers, leur demeure ordinaire, et leur ren- de . . ñ A 14 ie ue M, dait les services les plus dégoütants pour la nature, sans fier, par M. de Bretonvilliers, t, : Lp. 151, 156.
fects (1). Il lestraitait avec la tendresse d’une mère et d’une Ma —
, , . . 1 À 2) äc .p. 49.
nourrice, s'abaissant jusqu'à les peigner de ses propres 180. — M. Le Breton. Attestations autograph.
sant ensuite de leurs restes (2); et puis, après les avoir Pepe ne
2, de etes 7 . : ‘ ? . | ») Vie Ms. de ainsi visités, il revenait encore auprès d'eux, afin de les pr. otier. Ibid. p. 152. 187.
| (4) Réglements salut, qu'ils ignoraient pour la plupart (3). A limitation de . ar
ee : d | À ue Fr ochefoucauld , ce qu'il avait vu pratiquer à saint Vincent de Paul, il éta- +, xvar. fol. 124. ce — Hist, Ms. des
Chanoines régudes pauvres malades (4), et prit divers moyens pour que cet UE te Ti p.
C tablissement subsistàt après lui *. On remarquait dans > * .
toute sa personne un grand amour pour la pauvreté du NOTE 5: (5) M. Valen-
Sauveur, qu'il honorait ainsi dans ses membres ; non S@U- tin. Avestations
aut. p. 167. — M.Le Breton. p.
mais encore il ne faisait pas difliculié de porter, sous sa 175.—Fiede M.
à : 4 ne Olier, par M, de soutane, des vêtements si usés, que les plus misérables preronvittiers, t. 1. p. 155.
être jamais rebuté par la malpropreté de ces lieux in-
mains , leur donnant lui-même à manger, et se nourris-
assister de nouveau , et de leur enseigner la doctrine du
blit à Pébrac la confrérie de la Charité pour l'assistance
lement, Îl n'avait rien que de très-simple dans ses habits,
de ces contrées auraient eu peine à les recevoir (5). Tout le temps qu'il n’employait pas aux œuvres du zèle, il le consacrait à l’'oraison. Un ecclésiastique du Puy, M. Valentin, qui l'accompagns dans le cours de ses missions , rapporte que M. Olicr ne manquait pas de réciter le saint Office à genoux devant le très-saint-Sacrement, toutes les fois qu'il était auprès de quelque église où Jésus-Christ résidait. Iaurait voulu y être sans cesse présent ; eQ il fit un jour quatre lieues, durant les plus accablantes chaleurs de l'été, afin de n'être pas privé du bonheur d'offrir le saint sacrifice pour ces peuples , quoiqu'il ne dût trouver qu'un calice d’'étain dans l'église champétre où il se rendait. Le soir, après avoir achevé l'office des Matines , il vaquait à l’oraison jusqu'à ce qu'on vint l'appe-
ler pour le souper; alors, il allait au réfectoire comme à
» Sa un supplice, et on l'entendait souvent prononcer ces paro- » qu les accompagnées de soupirs : Æmor meus crucifi. !
I 18 ea ] 207 meus crucifivus est! » qu paroles qui remplissaient tous ses confrères des mêmes » qu sentiments de pénitence et de componction. Persuadé que, » 80 (1) Vie Ms. de RONA NE PIED NERO :
M, Olier, par M, POUr attirer sur les peuples des grâces puissantes de con- sn | . dite es version, la prière ne suffit pas toujours , il y joignait des à Tai 1, p. Too. 104, a , 4 en à : :
182, 155. 156. Mortifications très-rudes, et affligeait sa chair par de ri- a! 195. — M. Va-,, 'OIISES sciblines ve hoiros das carelag op d | lentin, tar. Soureuses disciplines, des haires et des cercles de fer qu'il » po tions -D. JT. ortai secrète Ù « i SES Ù 1Q v aon (AY ° ions aut.p. 167. portait secrètement parmi ses meubles de voyage (4). | AT V. Cn conçoit qu'une vie si apostolique était pour ces con- sEbi Iécrità MM. eu . oaan : Ua CO Le ee AS | delicontéren L'É6S la plus eflicace de toutes les prédications ; aussi Ia s Go ce de Saint-La- mission de Saint-Fpise eut un succès inoui, qui remplit | | | zare,et leur de- ., ; RAR ar » COI mande de nou- étonnement M. Olier lui-même. [comprit dès-lors le be- Kai VCaUX OUVrierss + HE aout Pt pures € TT TT 4 à) Vies, de SOIN Qu'il avait de nouveaux ouvriers, pour Suflire à tous sfr M. Olier, pur M. les travaux qu'il se proposait d'entreprendre. I avait con- | de Bretonvilliers, : \ ; Rae LA » gra tip. 154. — duil avec lui, en Auvergne, cinq ou six ecclésiastiques que » pau M. Valentin. L: . se 1: ) F La qu: 1e ç: , F 5] : v Anestations auto. Mi avait donnés saint Vincent de Paul (2), et son exemple ok
graphes, p.165. avait encore attiré auprès de lui plusieurs prêtres des
(S).tbelly,liv. environs ; mais, ne pouvant suffire à tous les besoins ,|