Vie de M. Olier, par M
de Bretonvilliers, t.1p. 184.185.
NOTE à.
(2) Lettre aut.
du père de Condren , à M. de Donnadieu.
(3) Ibid.
l'enfance du père Amelote.
Fruits étonnants de ces missions. Zèle de M. Olier.
» Paris, ont commencé à goüter la douceur de ce mi- » nistère (1). » Le père de Condren espérait, en effet, que les missions de M. Olier seraient une source de grâce, et animeraient le zèle des âmes dans la congrégation de l'Oratoire , et même dans le clergé. Dans ce dessein il aurait désiré, comme il l'écrivait, vers ce même temps, à M. Barthélemi de Donnadieu , évêque de Comminge , ami intime de M. Olier, qu'un père de l’Oratoire, en qui il avait mis une entière confiance,eût pu y assister «Le père Barrême » achève son Carême à Joyeuse", disait-il; j’eusse été bien » aise qu'il eût été en la mission que fait M. l'abbé Olier » de Pébrac, pour voir l’ordre qu'ils tiennent , et appren- » dre avec eux ce que Notre-Seigneur leur voudra en- » seigner, et ce que l'expérience leur montrera. On me » mande des merveilles de la grâce qu'il plaît à Dieu de » répandre sur leur travail. Il est vrai qu'ils s’y condui- » sent fort apostoliquement (2). » Ces exemples touchants et ces fruits extraordinaires de grâce inspirèrent sans doute à M. Amelote et à M. de Bassancourt le pieux dessein dont parle le père de Condren dans la même lettre : « Ces
» messieurs sont sur le point de commencer une mission » en Saintonge. [ls partiront d'ici à pied, le bâton à la » main et sans serviteurs, et iront commencer par un pé- » lerinage à Notre-Dame-des-Ardilliers (3). » Ils arrivèrent , en effet, de la sorte en Saintonge, et préchèrent la mission à Champ-Dolent, dont M. Amelote était prieur depuis longtemps, et où il faisait alors sa première visite (4).
Pour éviter la répétition des mêmes choses, qui se renouvelèrent dans chaque mission , nous nous contenterons de rapporter ici les principaux traits répandus dans les divers mémoires que nous avons sous les yeux. À peine celte compagnie d'hommes apostoliques avait-elle passé dans un canton, que, de Loutes parts, on voyait accourir les pauvres habitants, non-senlement des campagnes voisines,
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