‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S. Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 169 sur 489 · MO · texte numérisé non relu

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\ effet, que > grâce, et égation de dessein il Je temps, à ninge , ami qui il avait re Barrême se été bien ‘abbé Olier et apprenvoudra enra. On me t à Daeu de s'y condui- »s touchants rèrent sans ieux dessein lettre : « Ces une mission à bâton à la r par un pé- » Ils arriréchèrent la était prieur remière vi-

qui se r'enouitenterons de ns les divers

peine celte » passé dans ourir Les paunes voisines,

SECONDE MISSION D'AUVERGNE. 167 mais des bourgs et des villages mème les plus éloignés, Is s'estimaient assez recompensés de leurslonguesfatigues,par la paix de la conscience qu'ils remportaient, après être rentrés en grâce avec Dieu. Restitutions, ennemis réconcilies, procès terminés au gré des parties +, hérétiques ramenés à l'Eglise, pécheurs scandaleux , qui avaient vieilli dans le libertinage, devenus des exemples de ferveur ; familles entières, divisées depuis longtemps, vivant enfin dans la concorde et l'union la plus parfaite ; une infinité de sacriléges réparés par des confessions générales, accompagnées des marques les moins équivoques d'un ncère retour (1), tels étaient les effets ordinaires que produisait chaque mission (2) ; en sorte que, parmi les curés qui avaient pour leurs troupeaux la charité que doit un pasteur à ses ouailles, c'était à qui attirerait les missionnaires dans sa paroisse, pour en bannir les désordres , et y faire fleurir la piété. « Riches et pauvres, prêtres et peuples, tous profi- » taient tellement de la mission, que la face de chaque » paroisse, qui recevait cette grâce, élail totalement renou- » velée et n'était plus reconnaissable (3). »

Pour entretenir dans son serviteur ce zèle ardent du salut des âmes, et ne lui laisser aucune relâche au milieu de tant de fatigues et de sueurs, Dieu permit que , durant ces travaux, il füt affligé de peines intérieures (4). M. Olier les avait éprouvées, comme on l'a dit, à l'occasion d'une mission que les prêtres de Saint-Lazare donnèrent aux peuples des Cévennes, et à laquelle il ne prit point de part (5). « Croyant avoir été infidèle «a la grâce, dit-il, je » fus si affligé pendant deux ans, et je souflris tant de re- » mords et de scrupules , el même de sécheresses et de » grandes obscurités, que, souvent , le long du jour, je me » jetais à genoux, et disais à Dieu avec larmes et soupirs :

+ M. Olier avait avec lui, dans ses missions , un homme spéciale-

ment chargé d'accommoder les différends à l'amniable(t).

Olier, par M. de Bretonvilliers. 1.

(2) Ibid. p.

(3) Ibid. Lx.

Olier, par AI. de Bretonvilliers, À.

L page 185. — L'une Doninicaine, ete. — Remarques his— toriques, À. VX.

(S) Fie de A, Olier, par le père Giry, partie dre chap. vH.—Remarques historiques, LOIR, P.

Olier par M. de Brelonvilliers , LU 1.p. 156.

» Mon Dieu, dont la puissance est infinie, et dont la sagesse » a des ressorts sans nombre, réparez par vos inventions la » perte que vous souffrez par mes infidélités ; envoyez en » ces lieux des personnes qui vous servent mieux que moi; » je leur cède toute la gloire que vous m'aviez présentée ; » pour vous, n’en souffrez pas. Je n'eus point de consolation » jusqu'à ce que j'appris que j'avais bien fait de ne me point » hâter, et que l'évêque du lieu n'eût point agréé mes ser- » vices, comme il le fit connaître. Je pense que ces dou- » leurs servirent à expier d’autres infidélités, dont je pou- » vais m'être rendu coupable; et ce qui m'a beaucoup réjoui ni » a été d'apprendre, par la bouche d’un très-grand servif » teur de Dreu, que, vers ces temps, il alla en ce même pays li . , , je . . . m4 t » travailler avec grande bénédiction, et que, bien qu'il fût ne. Pr ächer : . doi É il: à | {1 (&) Mém. au. * obligé de prêcher aussi en Poitou, il se sentit assez de | | } } |

de M. Olier, 1.1. » forces pour aller aux Cévennes. Dreu soit béni à tout p. 150. 101. MORE » jamais! (4) »

VIIL. \ ee as itit tra Ait ( M, Olier se Durant le cours de ces missions , et lorsque la vivacité de | dévoue aux dio- son zèle lui faisait encore ressentir ces remords cuisants,

11 cèses de Cler- À ÿ , + (A mont, du Puy M. Olier, célébrant un jour le saint sacrifice à Clermont, se

ju) et de Viviers. . ce AN « A en Ministre con- Sentitporté à offrirà Notre-Seigneur les peuples du Velay ,du fondu. Vivarais et de l'Auvergne ; dans ce moment il lui sembla que

(2)M.Le Bre- k ; . : nt ton, Auestations Dreu le chargeait du soin de ces provinces (2); mais n'osant

au. P.176. prendre de lui-même aucune résolution, ilen écrivitau père de Condren.« Mon directeur me manda,dit-il,que quand no- » tre bon maître m'aurait donné un esprit nouveau, je pour- » rais parcourir ces provinces infectées de l'hérésie, et pour » lesquelles Notre-Seigneur me donnait une particulière » charité. Je prie notre bon Drew de mefairela grâce de les » aider par moi ou par autrui; et j'espère y contribuer, en » faisant tout ce que sa bonté daignera me témoigner demel Hs ae » voir leur être avantageux , sans rien épargner pour la p. 139. » conversion de ces provinces désolées (3). » M. Olier eut, en effet, la consolation d’y travailler au rétablissement de la religion et de la piété, non-seulement par les missions

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nt la sagesse mventions la ; ENVOYEZ EN eux que moi; 2 présentée ; e consolation e ne me point xr'éé mes serque ces dou- , dont je pouaucoup réjoui -grand service même pays bien qu'il fût sentit assez de it béni à tout

e la vivacité de ords cuisants , à Clermont, se esdu Velay ,du lui sembla que »; mais n'osant écrivitau père que quand noveau, je pourérésie, el pour de particulière la grâce de les contribuer, en témoigner deargner pour la » M. Olier eut, ablissement de ar les missions

qu'il leur procura (1), mais encore par les séminaires de (1) Année Do- SA 5 F ; à minicaine , ele.

Viviers, du Puy et de Clermont, qu'il y établit avant sa -x marques hissort, el qui, ei nant à ces provinces une sui in- ‘oriques. L, 11e. mort, el qui, x donnant \ ces provinces une suite non in- , 54 pre gel. terrompue de zèlés pasteurs, y ont rendu permanent le Oier, par le père

bien qu'il s'était efforcé d'y produire. sn, LAS Son zèle pour la conversion des hérétiques de ces con- P: 515: trées, sembla prendre de nouveaux accroissements par les bénédictions dont Dieu se plut dès-lors à le couronner. Un ministre, fort accrédité dans le pays, et qui s'était vu défié publiquement, par l’un des prêtres de saint Vincent de Paul, très-habile controversiste, profita de l'absence de ce missionnaire pour défier lui-même les autres à son tour ; il leur proposa donc d'entrer avec lui en explication sur les matières qui divisent les Calvinistes d’avec l'Église Romaine. « Me voyant abandonné à moi-même, dit » M. Olier, je n’eus recours qu'à mon Dreu, et me mis en » prière, lui demandant qu'il lui plût me défendre, et sup- » pléer à mon ignorance qu'il savait être aussi grande que » possible ; après quoi, je fis dire au ministre que volontiers je m'aboucherais avec lui, et que, puisqu'il vou- » Jait disputer, j'étais tout prêt à le recevoir. Ilse met, en » effet, en chemin pour venir nous trouver, et arrive tont » proche de la maison où nous demeurions ; mais à peine » a-t-il rencontré une croix, qui est à cinquante ou soixante » pas, que, tout-à-coup, saisi d'une secrète frayeur, il re- » brousse cheniin, et s’en retourne à sa maison sans plus » oser paraître : comme si le signe de la croix, qui chasse nos ennemis, l’eût mis en fuite Ini-même. Notre bon (2) Him. ant. » Dieu a grande pitié de ses pauvres ouvriers, et se plaît à 4 M. Olier. 1.

, à ; ; : DL p. 158.— Vie » les défendre de la confusion : tant il est vrai que quicon- Ms. de M, Olier,

par M. de Bretonvilliers, t. LE.

» que à recours à Dieu, et se confie en lui, ne sera jamais

» confondu (2). » P. 1e Dans chacune de ses missions , M. Olier eut la con- Lettre MM.

de la Conférence de Saint-Laamenait où qu'il affermissait les 747€:

solation de gagner plusieurs hérétiques à l'église, en même temps qu'il

(1) Abelly, iv.

tn Chap. L —

Collet, t. 11, p.

catholiques dans la pratique de leurs devoirs. C'était partout la même abondance de grâces; les mêmes prodiges se renouvelaient à chaque mission. À la fin de la quatrième , il écrivait, le 10 février 1637 , à saint Vincent de Paulet aux ecclésiastiques de la Conférence de saint Lazare , la lettre suivante, qu'Abelly nous a conservée (1) :

« La quatrième de nos missions a été terminée il y a quinze jours, et il s'y est fait plus de deux » mille confessions générales, quoique nous ne fussions

» que six ouvriers, et sur la fin, huit, Nous étions tous » accablés par laffluence du peuple qui y abordait de » sept ou huit lieues de pays, nonobstant là rigueur du » froid et l'incommodité du lieu, qui estun vrai désert. Ces » bonnes gens apportaient leurs provisions pour trois ou » quatre jours, et se retiraient dans les granges, et là on les

entendait conférer ensemble de ce qu'ils avaient oui à la » prédication et au catéchisme ; et à présent l’on voit ici » les paysans et leurs femmes faire la mission eux-mêmes » dans leurs familles, les bergers et les iaboureurs chanter » les commandements de Dieu dans les champs, et s'inter- » roger les uns les autres de ce qu'ils ont appris pendant » Ja mission +. Enfin, la noblesse, pour laquelle il semblait que nous ne parlions pas, nous servant d'un langage

» aussi grossier que nous le faisions, après s'être acquittée » chrétiennement et exemplairement de son devoir, ne » nous à pu laisser partir qu'en fondant en larmes. Cinq » Fuguenots ont abjuré leur hérésic en cette dernière mis- » Sion, quatre desquels, quinous fuyaient auparavant, sont » Venus eux-mêmes nous y chercher ; et cela, Messieurs ,

+ La dévotion à la sainte Vierge , dit ailleurs le serviteur de Dieu,

a depuis continué dans ces cantons , et l'on voit encore ces pauvres

(1) Mémoires gens, porter toujours leur chapelet à la maia et le réciter lorsqu'ils

aul. de M. Olier, LE p.13.

vont au travail ou qu'ils en reviennent (1).

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pour nous apprendre, comme vous me l'avez souvent » enseigné, que la conversion des âmes est l'ouvrage de la » grâce, que nous ÿ mettons souvent empêchement par » notre propre esprit, et que Dieu veut toujours opérer, » ou dans le néant, ou par le néant ; c'est-à-dire en ceux et » par Ceux qui reconnaissent et confessent leur inutilité » et leur impuissance.

Une des fonctions de la mission, à laquelle M. Olier s'attachait de préférence,était l'instruction des enfants. On ne se lassait point d'admirer la charité ingénieuse avec laquelle il savait captiver leur attention , en leur expliquant les éléments de la doctrine chrétienne, ou en leur faisant goûter le lait de la piété. Après les pénibles travaux de la confession et de la prédication, c'était Ià un de ses délassements ordinaires ; l'humilité avec laquelle il traitait les enfants , et le tendre amour qu'il leur témoignait, attiaient mille bénédictions sur son ministère. À le voir ainsi s'abaisser , on eût dit qu'il se mettait au-dessous du plus petit d'entre eux, et qu'il se serait estimé heureux d'avoir à exercer cette fonction toute sa vie (4). Pour leur rendre la mission utile, ainsi qu'aux autres fidèles, il les préparait, par des catéchismes et des exercices journaliers, à une communion générale, cérémonie touchante qui tirait des larmes de tous les assistants. Elle était précédée d'une autre non moins attendrissante ; les enfants interpellés promettaient à haute voix d'observer le quatrième commandement : T'es père et mère honoreras, afin que tu vives longuement, et allaient ensuite en procession dans la paroisse avec l'ordre et le recucillemeut le plus religieux.

Non content de se livrer ainsi à l'instruction des petits enfants, M. Olier sut communiquer encore ce même esprit de zèle aux ecclésiastiques de ces provinces. Jamais on n'y avait vu les curés plus assidus à catéchiser la jeunesse , el à précher la doctrine chrétienne à leurs paroissiens. Un

M.Oliersanctilie aussi les petits enfants, etinspire le mè.

me zèle auclergé,

(1) Vie Ms, de M. Olier, par M.

deBretonvilliers, t.1.p.149.154.

EE

(1) Vie Ms de grand nombre de chanoines et de pricurs se livrèrent ,

M. Olier, par M, de Bretonvilliers, t. 1 p. 185, — Vie duméme par de père Giry, Are part. chap. ver.

— lemarq. hist, tn, p. 613.

(2) Mém, aut.

de M, Olier, Lx, p. 135.— Vie de M.Olier, par M.

de Bretonvilliers, t.L p.524, 185,

Zèle de M.

Olier pour la sanctification du clergé des diocèses duPuy et a S, Flour,

Olier, par M.de Bretonvilliers, t.

Bi p. 151. 185.

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