‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S. Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 170 sur 489 · M. Begel. Atestations aut. p · texte numérisé non relu

M. Begel. Atestations aut. p

comme à l'envi, à cette fonction , préchant et catéchisant dans les villes et les campagnes ; en sorte que les ouvriers apostoliques, en petit nombre dans la plupart des cantons avant l'arrivée de M. Olier, s'y trouvèrent dès-lors en abondance, toujours prêts à partir au premier signal (1), « Je ne puis m'empêcher de penser, dit lui-même, que ce » changement admirable ne soit l'effet des prières de sœur » Agnès, cette sainte âme , qui a tant prié Dreu pour apai- + ser sa colère, et convertir les peuples de ces contrées. La » pensée du père de Condren était que bien souvent tout » le fruit d’une prédication avait été obtenu par les prières » de la plus pauvre petite femme qui soit dans l'église ; au » lieu que le prédicateur, simple canal de la grâce, n'a » pour lui, dans son partage ,que la pure vanité. Dreu m'en » préserve à tout jamais, et me pardonne toute celle du » passé (2)! »

Pour fournir un aliment à la ferveur qu'il avait allumée dans les cœurs de ces ecclésiastiques, M. Olier porta les chanoines de l’église cathédrale et les ecclésiastiques du Puy à former une compagnie semblable à celle qui se réunissait à Saint-Lazare, et leur donna les mêmes réglements,avec quelques légères modifications. Il ne se sépara d'eux qu'après les avoir accoutumés à s’assembler toutes les semaines, pour conférer ensemble sur les devoirs de leur vocation, et se renouveler Gans la piété sacerdotale (3); et, comme il ne faisait rien sans en rendre compte à saint Vincent de Paul et aux ecclésiastiques de la Conférence de saint Lazare, il leur écrivit la lettre suivante : « Vous êtes établis, par Notre-Seigneur, dans la ville de » Paris, comme des lumières posées sur un grand chande- » Tir pour éclairer tous les ecclésiastiques de là France ; » à quoi vous devez être particulièrement encouragés par » les grands fruits que fait dans la ville du Puy la compa- + gnie de messieurs les ecclésiastiques qui ont heureuse-

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SECONDE MISSION D'AUVERGNE. 173 ment participé à votre esprit. Is donnent des exemples de vertu qui ravissent toute la province ; les catéchismes se font par eux eu plusieurs endroits de la ville ; la visite des prisons et des hôpitaux y est fréquente; et, à présent, ils se disposent pour aller faire la mission dans tous les lieux qui dépendent du chapitre, Je demeure confus, voyant leur zèle , et de ce qu'ils désirent que j'aille faire l'ouverture de leur mission, en étant si peu capable (1). » Dans ses Mémoires, M. Olier, en faisant l'éloge du

chapitre du Puy, forme le vœu de voir d'autres chapitres imiter un si bel exemple (2). Ces désirs ne furent pas cr tièrement stériles ; il eut lui-même la consolation d'établis une sainte émulation de ferveur entre le chapitre du Puy et un autre également considérable qu'il ne noinme püs.

Ces chapitres, dit-il, cxtéchisent, confessent, douneut Les exercices aux ordinands, font des missions , édilicat par leur modestie; et ils se sont préseatés lun et laitie à leur évêque, pour être ses précurseurs dans ses visites (3).» I ajoute que le chapitre de Noyon imita

l'exemple de celui du Puy, et que tous deux s'étaient unis de société à l'assemblée des ecclésiastiques de Saiut- Lasare Ch).

Abelly , en rappelant une leure que M. Olier sait

écrite aux membres de celte même assemblée, au mois

d'octobre 1636, nous fait encore connaître ce que le ser-

viteur de Dieu entreprit pour Ja réforme du clergé du diocèse de Saint-Flour. « Ce très-digne abbé, dit-il, ayant

obtenu de M. l'évèque de Saint-Flour son agrément, pour faire la retraite aux curés du diocèse dans son asbaye de Pébrac, et même les exercices de l'ordination,omme il se pratiquait à Paris ; il écrivit une lsitre, au mois d'octobre de l'anuée 1636, à MM. les scclésiastiques de la Conférence de Saint-Lazar:, de Laris, pour leur demander du secours, eu teur représentant qu'il ÿ allait de

(1) Abelly, À.

ur, ch,trs, sect.

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