p. 180, 454, cantons
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ditces paroles, * opinion de sa rs, de soulager de revenus, et charges sur tes et n'ont qu'un que, qu'il avait nier-général de clement, etune uchée pour lui.
ir les vérifier, siastique, et il pyàt à faire de * dix-huit mois, * la subsistance pauvres de ces
Autant il avait soin de ses coopérateurs, autant if semblait s'oublier lui-même : lorsqu'it allait à Vieille- Brioude , dans le voisinage de laquelle étaient situées diverses dépendances de son abbaye, il logeait chez le prieur, qui se faisait un honneur de lui céder sa chambre,
comme à son abbé : elle était à deux lits, l'un destiné (4) pie de M. Olier, par AT. de Bretonvilliers, t.
compagnait ; et c'était toujours ce dernier que M. Ofier 5 pe 155.— M.
: ira ’ s alentin. 4tesretenait pour son usage, parce qu'il était fort petit et très- sions au. p
pour lui-même, l’autre pour un ecclésiastique qui l’ac-
simple (4). S'il se plaignait alors, c'était d'être traité avec trop de ménagement , et de ne point assez pratiquer la pauvreté évangélique. M. Reboul , archiprètre du diocèse de Saint-Flour, ayant eu occasion de l'accompagner quelquefois dans ses voyages , rapportait depuis , que la grande et continuelle application de M. Olier à Dieu lui faisait oublier de prendre ses repas, et qu'il l'avait chargé de l'en faire souvenir.
Pendant que M. Olier semait avec tant de fruit dans le Plusieurs genh Ju: vére fimtlle:- Li a . tilshommes le champ du père famille, l'homme ennemi n'épargna rien poursuivent à pour anéantir ses travaux. Dieu permit que plusieurs Main armée. habitants des environs de Pébrac lui suscitassent de grands obstacles ; et que, pour récompense de son zèle, il ne recût que des injustices et des vexations de la part mème de ceux qui auraient dû montrer plus d'empressement à le seconder. Entre les habitants les plus riches et les plus recommandables du pays, ils’en trouva qui se firent un mérite de le persécuter , et qui, non contents d’avoir usurpé une partie des biens de son abbaye, sonlevèrent contre lui tous les libertins du canton, qui ne voulaient ier, par le père mieux disposés n'osaient prendre parti pour lui, voyant Es pas pou . nee | ! Chap. vu.—Requ'il avait à lutter contre des ennemis que leur force et marques histori- * andaca v ù , ques, LL, p.
leur audace rendaient redoutables (2). « Je me voyais La? F
pas entendre parler de mission et de réforme. Enfin , les
* environné, dit-il, de la noblesse de France la plus vio-
" lente et IE plus animée contre moi, tant à cause de mon
(1) HMém. au.
de M. Olier, €. y.
Année Domini — caine, etc.—Re- »
marques historiques. Le HE. p.
XHIT.
Dieu le pro-
» ils’était rendu redoutable à tout le pays par ses actes
» Montmorency, oncle ou cousin du duc de ce nom qui à
bien d'église, auquel ils portaient envie, qu'à cause des emplois que je venais de remplir. Je n'avais donc que Dieu seul pour moi, et, sans doute , il était assez fort
» pour me défendre. Il y avait dans les environs, une
douzaine de gentilshommes qui venaient pour intimider les paysans, lorsque je voulais donner les fermes au plus offrant, et qui les empéchaient, par leurs menaces, d'enchérir sur le prix , afin qu’à leur défaut je me visse obligé de remettre entre leurs mains les terres de mes bénéfices. J'avais affaire moi seul à l'homme du monde le plus dangereux, qui me suscitail toutes ces traverses ;
de violence , surtout depuis un attentat audacieux qu'il avait Commis, en poignardant, dans son lit, un M. de
été décapité (D). »
Tel est le recit que fait M. Olier de la pénible situation
tège dans les Où il se trouvait alors. Rien ne put cependant abattre son
dangers.
courage ; la prière, la patience et la confiance en Dieu étaient les seules arnies dont il savait user contre ses per-
sécuteurs , et l'unique vengeance qu'il avait appris à tirer |
de leurs vexations : ces armes ne furent pas impuissantes.
Je me souviens, dit-il, d'une protection bien remarquabie dont Dieu nous favorisa pendant nos missions.
» Revenant un jour d'exhorter de pauvres peuples, et
étant seul et mal monté, je rencontrai, par la campagne, à vingt pas de moi, deux cavaliers, accompagnés d'un
» homme de pied , qui paraissait leur servir d'espion. Des
» qu'ils m'eurent aperçu, ils mirent la main au pistolet,
» qu'ils tirèrent du fourreau, attendant ma rencontre; » mais, au lieu d'aller les joindre, je me détournai vers uñe » petite chapelle devant laquelle j'avais eatéchisé quelques » pauvres trois jours auparavant. Lorsque j'étais dans
» celte appréhension, un prêtre assez éloigné de moi, el
» qui était au bas d'une vallée, ayant pris l'alarme, accou-
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qu'à cause des » ut vers moi pour me secourir. TL vint à moi à toute vais donc que » bride,croyant que ces gens avaienttiré l'épée contre moi; était assez fort » Car, dans l'éloignement où il était, il avait pris la lueur environs, une » de leurs pistolets pour l'éclat d’une épée nue. Dès qu'il , pour intimider » in’eul joint, il me dit avec une hardiesse non pareille : les fermes au » Allons, allons; et me pressa de pous:er auprès d'eux leurs menaces, » avec courage ; ce que nous fimes ave” d'autant plus faut je me visse | » d'assurance, que, dès qu’ils avaient vu de loin ce prêtre
; terres de mes venir se joindre à moi, ils avaient remis leurs pistolets
mme du monde dans le fourreau. Je prie Notre-Seigneur de vouloir me (1) Hém. au. AH ÉAINT AR nr AT on 0 de PE PR de M. Olier,t.x. conserver toujours sous sa sauve-garde (1). » p. 119. 113. Dans le temps même où l'orage formé contre M. Olier,
par les gentilshommes des environs de Pébrac, grondait le
1$ CES Lr'AVEFSES ; ys par ses acles audacieux qu'il