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nard le présenta à saint Vincent de Paul, au père de
Condren et aux ecclésiastiques de la petite société dont
M. Olier était membre, L'un d'eux, M. du Ferrier , a rap-
porté dans ses Mémoires les circonstances de cette en-
trevue. « Après le diner, dit-il, je le priai de nous racon-
» ter ce qui lui était arrivé à Loudun , et quelles étaient les
» grâces que Notre-Seigneur Jui avait faites , afin que nous
» pussions lui en rendre gloire. Nos amis présents s’é-
» tant joints à ma prière, il parla pendant trois heures
de En » avec des sentiments d'humilité et de confusion qui ne p. 252. » se peuvent exprimer (1). » M. du Ferrier donne ici un abrégé de cette conversation. On y trouve plusieurs cir-
coustances très-remarquables de la conversion de M. de
Quériolet, que les deux historiens de sa vie n'ont point
‘nor 11. CONNUES *.
Le père Bernard, qui fut l’occasion du voyage de M. de
Quériolet à Paris, était un de ces hommes que Dieu suscite
quelquefois pour confondre et condamner là fausse sa-
gesse du monde, par une profession ouverte de là sainte
RES de folie de la croix. C’est le témoignage que lui rend M. Go- 50.pag. 174. deau, évêque de Vence (2). « Je l'ai toujours cru un » grand serviteur de Dieu, ajoute-t-il, et sa conduite
» m'a paru très-sainte, parce qu'elle choquait en toutes
(3) lbid. Leu. » choses, où du moins en la plupart, la conduite de la . Renar De, brudence humaine (3) ». Le zèle pour la gloire de Dev, la dévotion envers la très-sainte Vicrge, la liaison au père de Condren, avaient été le principe d’une sainte
et étroite union entre le père Bernard et M. Olier ‘ Mais surtout ce qui semblait leur avoir inspiré les mêmes
sentiments , c'était leur tendre et ardent amour pour les
pauvres; et le plus bel éloge de la charité de M. Olier
pour les malheureux, a été, sans contredit, la comparaison |
qui fut faite de lui avec ce saint homme, par les pauvres eux-mêmes, qui croyaient , après la mort de celui-ci, le voir revivre dans la personne de M. Olier. Entre autres
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