M. OLIER REÉFUSE LA COADJUTORERIE DE CHALONS
).» M. Le Enfin, étant allé trouver le cardinal, il lui exposa tous
rs hospita- les motifs de son refus. Surpris d'un si rare désintéres-
s parlerons sement; Car on ne savait guère, en ce temps-là, ce que
et l’assura c'était que de refuser un évêché , surtout lorsque la dignité (1)Histoire des Ordresreligieux,
desseins *.
n lui témoie Roiavait te négocia-
de pair de France y étan jointe : le cardinal lui en donna par Hermant,inpubliquement des éloges , et lui promit sa protection (1). 1?:t:1Y: p.179. Tout porte à croire que , cette fois encore, M. Olier vit, dans l'opposition du père de Condren, une preuve de son
de retour à rivait-il ; je : Condren :
rrasser que sait d’accepnotif du séobligation à is obligé de qu'on pouronseigneur , Dreu vous à mais je ne , Sans beaue rendre un ppliait enfin tte charge, motifs qu'il motifs était ndren, dont ment les senne doutait-il fait, malgré s du chance-
, écrivait-il ; l'inclination me défendra
indignité ; car ce fut ce qu’il écrivit aux ecclésiastiques de l'assemblée du Puy, qui s'étaient empressés de le féliciter après sa nomination à ce siége. « La dignité dont vous
me parlez, dit-il , suppose de grands talents, qui surpassent de beaucoup ma capacité ; je prie Notre-Seigneur qu’il me fasse la grâce de me tenir au nombre de ses moindres petits serviteurs dans le saint emploi des missions,et qu'il ne souffre pas que je l’oblige à m'en exclure. Demandez pour moi, Messieurs, qu'il me donne part aux saintes qualités nécessaires à ces divines fonctions, entre autres une grande révérence pour Dreu , un grand amour pour le prochain, un grand anéantissement de moi-même , et une mort entière au monde, sans quoi je n'oserais jamais me dire prêtre , ni votre confrère. Nous avons ici M. Meyster, qui conserve toujours, pour vos quartiers, la ferveur de son zèle. Après quelques missions que l’on a résolu d'entreprendre, il se propose d'aller vous visiter, pour travailler dans votre diocèse. J'espère que Dreu me fera la grâre de l'y accompagner, n'étant retenu ici que pour achever quelques missions que le père de Condren, notre directeur , veut que nous assions de compagnie (2) ».
L'évêque de Châlons n'ayant pu obtenir M. Olier pour
(2)Leures aut.
de M, Olier, p.
La famille de
son coadjuteur, voulut au moins avoir, à son défaut, l’un M, Olier est ir-
des coopérateurs de son zèle ; il demanda au Roi M. Félix
Vialar , que nous avons vu, en 1638 , faire ses premiers essais dans les missions de Bretagne. La promotion de cet
. ritée de son refus.
ecclésiastique fut un véritable sujet de joie pour M. Olier, Dès qu'il en eut appris la nouvelle , il écrivit à une personne de piété : « Je vous conjure de tout mon cœur de » prier pour M. l'abbé Vialar, notre bon cousin, que Dreu » à jugé digne d’être appelé à la coadjutorerie de Chàlons ; ” on « et je prie Notre-Scigneur de verser sur lui la plénitude 320. » de son esprit, pour cette sainte charge (1). » Tous les parents de M. Olier ne partagèrent pas cette joie. Autant son refus avait donné d'admiration à tout Paris, autant PT F 0 excita-t-il contre lui leurs ressentiments et leurs murmup.721 et suiv. res (2), Ceux d’entre eux qui désiraient le plus son avancement dans la carrière des honneurs, lui en firent des reproches très-vifs ,et surtout sa mère ; jusque-là que ne pouvant goûter un refus qui lui paraissait si contraire à Pt Has ce qui se pratiquait universellement , elle ne fut point as- NN Toi sez maîtresse d'elle-même pour étouffer , dans le silence, les mouvements d'humeur et de dépit qu’elle éprouvait (3). (4) Vie de M. Enfin elle ne garda plus de bornes, lorsque peu après la Eos ee nomination de M. Vialar, et avant même que celui-ci eût bons, p. 6. reçu ses bulles, l’évêque de Châlons vint à mourir (4). Mais, sans attendre ce moment, M. Olier était déjà sorti NOTE 19. de la maison de sa mère, et demeurait à Saint-Maur-les- (5) Auestations FOSsés, près Paris", avec ses amis que le père de Condren A avait enfin réunis en société. Ils y occupaient une maison op te qui appartenait à l’un d'eux, M. Brandon; et c'était là Ms. in-4,o pag, QU'ils avaient coutume de se retirer dans l'intervalle de NN is leurs travaux apos toliques (5). Le père de Condren, toujours occupé de l'établissement des séminaires , avait eu pour fin , en les réunissant de la sorte, de les préparer déjà à l'exécution de ce grand dessein ; et ce fut aussi pour ce motif qu'il empêcha M. Olier d'aller reprendre ses mismUx M. Ole, sions d'Auvergne. « Le père général, dit-il, a eu seul ce t1.p.134 » pouvoir de m'empêcher d'y retourner, désirant m'as- » socier à cette sainte assemblée dans laquelle je vis (6). » Sans leur découvrir cependant le fond de sa pensée, le
père d socier ainsi le autre « pour st il n’étai quis su maturil prêchè La p père de dessein pour oc ter ,et martin, donner M. Olie:
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M.Olier.
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