DE LORETTE
NOTE 2. — Louis XI, en exécution du vœu qu'il avait fait à AT Notre-Dame honorée à Lorette, envoya dans ce sanctuaire un ange 1 Histoire de l'Eglise par l'abbé Choisy, U x.
U offrit aussi deux couronnes garnies de diamants (1), estimées P+ 19:
d'argent, qui présentait à la sainte Vierge un petit enfant d'or.
soixante quinze mile écus. On en mit une sur la tête de la sainte Vierge et Pautre sur celle de l'Enfant Jésus. La première portait
cette inscription, bien digne de la piété d'un roi très-chrétien :
Tu caput ante meum cinæisli, Virgo, corona, Nunc caput ecce teget nostra corona luum.
On avait gravé sur la petite :
(2) Description de Lorette — An-
Christus dedit mihi, CÔÜN£, 1742, p. Go.
Christo reddo coronam (2).
Le pape, à qui on montra ces présents, les bénit avant qu'on Îles portât à Lorette (5), On voyait autrefois À Issy, dans la chapelle de (5)Choisy,tbid. la maison de campagne du séminaire de Saint-Sulpice, bâtie sur le modèle de celle de Lorette, uns représentation de ce vœu. L'ange , placé dans la sainte Camine, au côté de lépitre et à la hauteur de la
naissance du treillis, avait les ailes éployées, et le visage tourné vers [es
la statue de Ja sainte Vierge, à qui il présentait un petit enfant.
NOTE 3. — La maladie qui retint M. Olier en Bretagne en 1658, AE ne lui proeura pas seulement le moyen d’affermir la réforme de la Régrippière; elle fui valut à lui-même un autre avantage ?: «Je dirai ici,
rapporte-t-il, comment notre bon maitre, qui voulait me réduire à
at
aller à pied, m'ôta tout d’un coup, par une maladie qui me prit le C1
+ UT PO : a t à
» jour de la Nativité de ma bonne maitresse 1658, une incommodité ti » qui m'eût empêché tout-à-fait de marcher, à cause d'un mal que 1h
» j'avais au pied, qui ne pouvait se guérir qu'avec des incisions,
(4) Copie des
228 NOTES et dont la guérison eût encore été bien incertaine. Je ne croyais mème pas que ma mère ni les miens eussent souffert que je me
Mém. deM.Olier, ” fusse exposé au danger d’être estropié. Notre bon maître y mit
tou puit,
9) Vie de li
» la main lui-même et me guérit sans fer par cette maladie (1), LA MÈRE DE BRESSAND ET LA SOEUR BOUFARD.
NOTE 4. — On aura fait l'éloge de la mère de Bressand en disant que saint François de Sales, dans une de ses lettres, l'appelle
Qt rare Jille et que sainte Chantal avait coutume de dire qu'elle
“ions de Bres- était en état d'opérer toute sorte de biens : son âme étant un pont sand, p.10. 15.
im Vie de la
bien fort sur lequel avaient passé toute sorte de mortifications et d'épreuves (2). Un des amis de M. Olier, dont nous n°i1erons dans la suite, a fait le portrait de la mère de Bressand en ces termes. « Je » reconnus d’abord en elle beaucoup de lumières, un recucitlement » et une modestie angéliques, sans aucune attache à sa volonté, » quoique son naturel fût fort actif, vif et prompt. Sa vertu domi- » nante était l'humilité. Elle ne parlait guères d'elle-même et de son » intérieur sans larmes ; et souvent elle était de mème dans l'oraison.
mére de Bres- » J'ai vu peu de nos sœurs employées dans la conduite, qui aient eu sand, ibid. p.,6.
(#15. classe, p.
277, el suit.
tant de bénédictions qu'elle,et qui tousnassent avec plus de facilité
les âmes vers Dieu » /3,. Quoiqu’elle eût brûlé toutes les lettres de
(5) Vie de la M. Olier qu'elle avait entre les mains, on en conserve encore vingtmére de Bres-
sand, p. 154.
irois 4, et parmi les lettres imprimées du serviteur de Drew, les lettres cxie et cL vite ont été adressées à cette religieuse (à.
NOTE 5. — Il parait qu'après le retour de M. Olier, de Bretagne à Paris, la sœur Boufard , qui n'eut pas toujours des directeurs qui comprissent son état, craignit d’être dans une voie fausse, et en écrivit à M. Olier. « Quant à la crainte que vous me témoignez d'avoir été » trompée, lui répondait-il, vous devez croire que vous méritez bien » de Pètre, et néanmoins vous devez marcher en confiance avec » Dieu... Abandonnez-vous à lui, ma très-chère fille, sans tant exa- » miner sa conduite. Marehez avec lui en simplicité et confiance ;
une fille doit vivre ainsi avec son père. Demeurez toute en lui,
vous reposant Sans Soucis sur son cœur paternel. Que nous sommes » heureux , ma chère fille, de nous nonuner et d'être les enfants de ce » père. Qu'il soit béni, loué, adoré et aimé de toute créature à ja- » mais! qu'heureuse est l'âme qui le peut continuellement aimer, et
» malheureuse celle qui méprise cette facilité qui nous est offerte, et
» s’y rend infidèle! Ma très-chère fille, aimez donc, louez et adorez
» cet frapp.
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louez et adorez
» cet unique objet des esprits et des cœurs {1}. » La sœur Boufard, frappée de l'édification que répandaient dans la ville de Nantes les religieuses de la Visitation, demanda d'être reçue dans leur communauté en qualité de sœur domestique. M. Olier, pour favoriser son pieux dessein, écrivait à la mère de Bressand , alors supérieure de cette maison. « J'ajoute encore ce petit mot à la hâte pour satisfaire à » une pensée qui m'est venue, c’est que je ferai volontiers 200 livres » d’aumône à la petite sœur Boufard pour son entrée chez vous, et » mème davantage s'il plaît à la Providence me l'inspirer /2,. » Elle entra en effet à la Visitation, mais ses forces ne répondant pas à son courage , elle fut obligée d'en sortir. Elle y rentra néanmoins dans la suite à l'âge de cinquante-un ans , et y mourut en odeur de sainteté, âgée de quatre-vingt sept ans {3). L'auteur de sa Vie nous apprend que dans les lettres imprimées de M. Olier, il ÿ en a quelques-unes de celles qu'il avait adressées à la sœur Boufard (4), mais qui ne portent pas de nom.