CHARITÉ DES RELIGIEUSES DE LA VISITATION
NOTE 8. — Durant son séjour au monastère de la Visitation à
Nantes, M. Olier crut retrouver, dans les soins qui lui furent prodi-
gués , la charité si pure et si généreuse que lui avaient témoignée,
nn dans une semblable occasion, les Dominicaines de Langeac, dignes LI p. 156. héritières de l'esprit de la mère Agnès (2); et ce fut, sans doute, pour (3) Pièce Ms, marquer sa reconnaissance qu'il donna au monastère de la Visitation ue .. un calice et une lampe d'argent,qu'on y conservait autrefois (3).Après son retour à Paris, il écrivait à la mère de Bressand. « Mandez-moi
» à quoi je vous serai utile , car je dois vous servir de tout mon pos-
» sible, après les obligations que j'ai à votre très-chère maison, et à
» vous, en particulier, qui avez fait une charité à un pauvre serviteur
» de Dieu, qui doit s’en ressentir tout autant qu'il vivra. Dieu sait
AE Srer aus. » combien le souvenir de ce séjour m'est encore doux et le sera,
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comme je pense, toujours (4). » Ges saintes filles, dignes héritières de l’aimable charité de leur bienheureux fondateur, non contentes de prier pour la santé de M. Olier, eurent encore l'attention, pour en accélérer le rétablisse ment, de lui envoyer plusieurs fois des présents de leur façon. Il était trop jaloux de se mortifier pour aimer à recevoir de ces sortes de douceurs ; il ne crut pas cependant devoir les refuser ; maïs il ne les accepta qu'à condition de n’en plus recevoir à l'avenir. « Je vous remercie de votre présent, écrivait-il, vous » avez toujours trop soin de ce corps. Fiuie: mes excuses à notre » rév-rende mère de ce que je ne lui écris; je ne laisse pas de la » remercier de ses dignes présents ; mais à la charge, s’il lui plait, » que cela ne sera nlue. Toute la Communauté aussi re: favorise trop, » ot ce sera à elle que je serai redevable de la sut ei non à autre » chose. Ses prières seront plus efficaces que ce que vous m'avez
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