ÉLOGE DE M. BOURDOISE
NOTE 12. — Elogia viri religiosi D. Bourdoise. Hic fuit Elias more et clamore Joannes 114 Ore Nathan, curà Paulus, amorce Petrus. Up
Hic fuit Elias more, quia zelo zelatus est pro Domino Deco exercituurt | À
Et clamore Joannes : quia non timuit à facie potentum , et dedit 1 L'ATE Dominus verbum suum in ore ejus. tn 44
Ore Nathan : aperuit enim os suum in parabolis et sine parabolis non loquebatur ad eos.
Curà Paulus : instantia siquidem quotidiana et sollicitudo omnium
Ecclesiarum fuère partes illius,
Bourdoise, Ms Amore Petrus ; non enim oves tantüm , sed et agnos verbo et exem= 71°: P+ 109.
plo pavit in innocentià cordis sui (2).
NOTE 15. — La vie manuscrite de M. Bourdoise , in-40, suppose pag. 486 et 1046, que celte rencontre avait eu lieu l'année 1637 au plus tard, tandis que le manuscrit in-folio la rapporte à l'an 1659.Cette dernière date nous parait être la véritable : au reste, celle de 1657 est insoutenable pour plusieurs raisons , entre autres, parce qu'elle sup-
(3) Mémoires ce M du Ferrier, A8. leSain!e-Ge-
OCDICCIN RES Bibl. R. bp. ar.
pose que ME. du Ferrier aurait demandé à dire la sainte Messe, cette
mème année, à Saint-Nicolas, tandis qu'il ne la dit, la première fois,
que le jour de l'Ascension de l'année suivante , 1638 (5).
NOTE 14. — M. Bourdoise alla un jour, par dévotion, visiter l'Église de l'abbaye de Saint-Denis avec trois ecclésiastiques de la petite société du père de Condren, M. Brandon, M. Amelote et M. Barrault, et le trait, qui arriva dans cette rencontre , confirme encore ce que nous avons remarqué de la trempe de son zèle et de son esprit. «“ Ayant aperçu dans la sacristie, dit son historien, un homme en ET » habit et en manteau court, botté et éperonné, qui confessait un \
f Vie de M, Bourdoise, Ms mt, p, io,
Bourdoise, Ms.
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ni +
» prêtre revêtu de l'aube et de l'étole, il envoya chercher, sur fe champ, le révérend père prieur de Fabbaye; et sitôt que celui-ci fut
» arrivé : Mon père, lui dit-il, venez voir, venez voir un soldat qui
» confesse un prètre, Celle remontrance eut son effet, car sur le
» champ le prieur défendit sévèrement au religieux sacristain de
souîlrir jamais de pareils abus (1) ».
NOTE 15, — Pendant que M. Olier et les cooptratenrs de son adle étaient chez la présidente de Horse, M. Bourdoise fit à un oflical qui vint le visiter, une remontrance de sa façon, qui produisit les plus heureux résultats; nous laisserons encore ici parler son historien, « Cet official tait en habit, dit-il, avee des moustaches » et de grands cheveux, selon la coutume des prêtres de ce temps, » M. Bourdoise voyant qu'il se raillait de l'extérieur de M, Olier et » de ses Compagnons, qui étaient en effet dans toutes les formes, il » l'entreprit à son tour; et, après une bonne vesperie qu'il lui fit * devant tout le monde, il lui prouva si solidement l'obligation qu'il » avait lui-même d'imiter ceux dont il se raillait, que, sur l'heure,
» l'official se fit faire la couronne , les cheveux, coupa ses moustaches
et prit une soutane, Un autre chanoine de la mème cathédrale,
qui y occupait la dignité de chantre, et avait accompagné loflicial,
convaineu par les mêmes raisons, en fit autant, avec résolution de » vivre à l'avenir d'une manière beaucoup plus ceclésiastique qu'ils » n'avaient fait lun et l'autre jusqu'alors ‘2 ».
Un jour que les missionnaires étaient à table, M. Bourdoise leur fit une question d'abord assez singulière, mais dont le dénouement fut aussi honorable aux missionnaires, qu'agréable aux pauvres villageois accourus de loin pour entendre leurs discours, A peine avait-on servi le premier plat, qu'il S'avisa de demander si ces Messieurs, qui avaient prèché avec tant de force et de zèle, avaient ft chacun leur sermon : on lui répondit que la question ne pouvail pas être douteuse, « C'est de quoi je doute encore,répliqua M. Bourdoise, » je voudrais bien m'en assurer par les effets, Nous avons déjà pris » une partie de notre réfection, eUil y a ici une iufinité de pauvres
» paysans, venus de huit où dix licues pour vous entendre, qui
n'ont pas mène un morceau de pain. Es sont en danger de tom- + ber de défaillance en retournant chez ceux. Messieurs, croyez-
»* noi, faisons votre sermon; donnons-leur Le reste de notre diner,
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DU SINIÈME LIVRE. 23%
et nous contentons d'un peu de dessert, » La proposition fut ,(2) Vie de ! Hourdoise, Ms l adoptée et exécutée sur Le ehamp (4). in-1,0 p 488, :