et suiv
(2) Oraison funèbre du père de Condren. — Recueil, ibid.
Honneurs
rendus an père
de Condren après Sa mort. Haute opinion de sa sainteté.
{5) Mémoires aut, de A1. Olier, Qn.p. 255.256.
sienne des caractères de ressemblance. IE parut participer à l'agonie du Sauveur par la tristesse mortelle, et presque incroyable, dans laquelle son âme fut alors plongée, et par un sentiment si vif de la pureté de Dreu, qu'il craignait de ne pouvoir le soutenir davantage. Dans cet état, se regardant comme le plus grand pécheur de la terre, et croyant que tout l'univers eût dû s’armer contre lui, pour venger l'honneur de Dreu, il aurait désiré qu'après sa mort, on attachàt son cadavre aux fourches patibulaires,ou qu'on l'étendit sur la roue , afin qu'il servit au moins alors à inspirer de la terreur aux méchants. Il se sentit aussi comme brûlé d’un feu inconnu ; qui le fit souffrir cruellement, et qui lui semblait être le feu de la justice divine (1); et néanmoins il donnait de la joie à tous ceux qui l'approchaient; il parlait et traitait de toutes choses avec une liberté non pareille. On croyait voir en lui, comme en la personne du Rédempteur , une âme bienheureuse dans un corps souffrant, et, avec cette liberté, cette joie, cette paix, élevant les yeux au ciel, et prononçant d’une voix nette, avec un courage extraordivaire, ces paroles : Mon Dieu, je remets mon âme entre vos mains, il rendit l'esprit (2).
Sa mort ressembla encore à celle du Sauveur par la gloire qui la suivit, « Le séjour du père de Condren sur la » terre, dit M. Olier , a été inconnu comme celui de notre » Notre-Seigneur. Pendant sa vie, il n'a jamais passé pour » rien; souvent M. Vincent en à parlé en des termes in- » croyables, et, toutefois, onne l’a pas oui. Mais, à sa mort, » il est devenu tout-à-coup célèbre. Son nom était dans » toutes les bouches ; et l'on disait de lui, comme de » Notre-Seigneur après qu'il eut expiré : Vraiment cet » homme était un homme de Dieu ; jusque-là que M. Vin- » cent, Se jetant à genoux et se frappant la poitrine, s’ac- » cusail, les larmes aux veux, de ne Pavoir pas autant » honoré qu'il méritait de l'être (3). » Louis XIE, ans
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