‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S. Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 248 sur 489 · MORT DU PÈRE DE CONDREN · texte numérisé non relu

MORT DU PÈRE DE CONDREN

le lendemain de son enterrement, où nous assistûmes , » M. Meyster,(qui était venu à Paris sur la nouvelle de » sa mort), ‘+ me fit le récit d’une vision qu'il avait » eue celte nuit, Le père de Condren, revêtu de ses » habits sacerdotaux et environné de gloire, lui apparur, » et le délivra d'une peine d'esprit qu'il m'avait déjà com- » muniquée , ainsi que de la pensée qu'il avait de se sé- » parer de nos Messieurs. [l Ini dit de n’y point songer, » et de se donner patience, parce que, dans peu de temps, » Dieu ferait lui-même cette séparation ; voulant qu'ils » cessassent les missions , pour s'appliquer à former des » ecclésiastiques dans un séminaire; que cette maison » produirait un grand bien pour l'Eglise , et serait remplie » de bénédiction; qu’enfin ils vivraient sans vœux et sans » priviléges, (c'est-à-dire soumis aux évêques) et selon » les règles des ecclésiastiques (1). » On peut remarquer, en passant, que ç'avait été le dessein du P. de Bérulle dans la formation de l'Oratoire, à qui, comme dit Bossuet, « il » avait cru ne devoir donner d'autre esprit que celui de » l'Eglise même, d'autres règles que ses canons, d’autres + supérieurs que ses évêques , d'autre liens que sa charité , » d’autres vœux que ceux du baptême et du sacerdoce (2).

» Ma joie ne fut pas petite, continue M. du Ferrier, » entendantM. Meyster me dire ce que je désirais savoir. » Car, sans qu'il eût aucune connaissance de ce que le dé- » funt m'avait dit, il commença à m'exposer toutes ces » choses par l'endroit où le père de Condren avait fini » avec moi la veille de sa maladie. L'heureux effet que » celle vue avait causé dans son esprit, devenu calme et » paisible, me confirma qu'elle venait de Dieu; et je le

+ M. Meyster, cet infatigable missionnaire, au lieu de prendre trois mois de repos chaque année , selon la pratique de ses confrères, continuait seul les missions (1) ; il parcourait, vers le temps de la mort du

père de Condren, les paroisses du diocèse de Chartres.

(1) Mémoires de M. du Ferrier, p. 137.

(2) Oraison junèbre du père Bourgoing, par Bossuet. 4er point. OEuvres de Bossuet, tom.

XVIL p. b72.

(1) Mémoir. de M. du Ferrier, Ms. de ta Bibi.

Sainte-Geneviéve p. 115. Ms. de ta Bibl. R. p.97

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à Me us » priai d'en faire le récit à nos Messieurs, qui l'agréérent (LP Wa ,

Ms. de la biblio. » beaucoup (1). » M. Olier en rapporte effectivement une Ca lutv D ST. autre circonstance, qu'il avait sans doute apprise de la propre bouche de M. Meyster : « I lui apparut, dit-il,

(2) Mémoires » tout éclatant de lumière ; et, à la fin de son apparition, es Pda » en remontant au ciel , il disait ces paroles, avec l'accent Mot Ut PB: , de l'admiration et d'un ravissement céleste : Sanctus , + nom 9. ” Sanctus, Sanctus (2) *. » Le serviteur de Dieu parle, dans ses Mémoires, d'une semblable apparition dont il

avait été lui-même favorisé. « La nuit qui suivit sa mort,

» dit-il, à mon réveil , il daigna n'apparaître : nous ayant

(3) Ibid, +. x. » traité, pendant sa vie, comme Notre-Seigneur avait traité + LR » ses Apôtres , il me dit ces paroles du Sauveur aux siens : A ANUIANEs » Ayez confiance, j'ai vaincu le monde : confidite, ego vici » mundum (3). Ce n'est pas le seul témoignage qu’il MT » m’ait donné après sa mort, pour me faire participant et D. 533. » héritier de son esprit (4). » Quoique nous ne connaissions pas, en détail, ces faveurs dont veut ici parler

M. Olier, nous savons cependant que le père de Condren,

lui apparaissant dans une gloire et dans une lumière im-

., mense, lui dit qu'il l'avait , en effet, laissé héritier de son PA ns esprit , avec deux autres qu'il lui nomma, et dont l'un était ni M. Amelote (5); et ce fut pour attirer de plus en plus sur lui " Mirrors cette faveur, que, tous les jours, pendant plusieurs années, 256. il envoya un de ses prêtres dire la sainte Messe sur le tombeau du père de Condren (6), dans l'église de l'Oratoire.

XVIL On aura lieu sans doute de s'étonner , qu'étant chef

Pourquoi l'O- Nr. , 4 à 134 ‘ “re quoi- d’une société nombreuse, née pour travailler à léducation que né pour Ÿ ! \ : : chargé, c ; l'établissement du Clergé , le père de Condren se soit déchargé, comme ce ee nIARes ille fit, du gouvernement extérieur de sa compagnie, et cn France ,n&% ,. ñ . . r point commen- ait tormé avec tant de soins un petit nombre d’ecclésias- LE CeUe ŒUVEE. tiques pour établir des séminaires en France : œuvre doni

il ne s'occupa presque point lui-même +, et à laquelle il

+ Le père de Condren avait eu dessein d'établir un séminaire dans

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l'agréèrent vement une prise de la rut, dit-il, apparition, vec l'accent : Sanctus , Dieu parle, ion dont il vit sa mort, : Nous ayant avait traité ‘aux siens :

lite,ego vici ignage qu'il wticipant et ne connaist ici parler de Condren, lumière imritier de son pt l'un était a plus sur lui

eursannées, e sur le tome l'Oratoire.

u'étant chef à l'éducation ‘gé, comme mpagnie, el d’ecclésias- . œuvre doni à laquelle il

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