SG
(3) dbid. Lip.
(4) Tbid. t, mr.
p.251. — Abrégé du ivecahier des Mémoires de M.
Bourbon.
(5) Mém. aut.
de M. Olier, t.
conduite visible de cette sainte mère à mon égard (1). De plus, comme je croyais alors ètre réprouvé ou haï de Dræu, je priai le père Ignace de vouloir bien s'intéresser à mon salut. El arriva qu'un jour , ce grand serviteur de Du ayant fait une neuvaine de Messes pour ma conversion, ce dont je l'avais instamment prié pendant mes peines, il apprit enfin de la bouche de Dreu, que mon âme était encore aimée de lui; assurance que m'ont pareillement donnée quelques âmes très-intérieures (2), E m'écrivit cela après la neuvaine qu'il fit pour moi, dans le temps de mes angoisses. Elles provenaient surtout, à mon Dieu, de ce que j'estimais que vous ne m'aimiez pas ; et, lisanc sa lettre devant vos autels, à genoux, à
cause du grand respect que je portais à votre saint serviteur, j'y
trouvai ces paroles que vous lui aviez dites. Quelle joie , Seigneur ! quelle consolation, quoique passagère, cela n'opéra-t-il pas en mon cœur tout angoissé! car je reçus alors dans mon âme cette mème assurance. O! que Daeu est bon, qui ne peut s'empècher de nous faive du bien, quand mème il résout de nous punir et de nous traiter comme notre péché le mérite (3). »
La joie dont parle ici M Olier fut aussi courte qu'elle avait été vive, et ce rayon de lumière ne sembla avoir éclairé un instant son esprit, que pour le replonger dans une plus profonde obscurité. El faut en dire autant des rapports qu'il eut alors avec une personne d'une éminente vertu, et dont il parle ainsi : « Je me souviens que, au com- » imencement de mes peines, la miséricorde de Du permit que » j'eusse liaison avec une âme des plus saintes qui soient au monde,et » qui est à cent cinquante ou deux cents lieues d'ici. Depuis, elle m'a » toujours écrit avec tant de charité, de compassion et de confiance, » que je recevais par ses lestres tout ce que j'eusse pu recevoir par » cent mille personnes: tant elle m'écrivait à propos, et tant DIEU lui » faisait connaitre clairement l'état de ma pauvre âme 4). »