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(1) Mémoires aut. de M. Olier, t.1.p. 240.241.
Les trois s0litaires de Vaugirard se lient entr'eux par un simple lien de la charité.
(2) Esprit de M, Olier, t,
» ceur. C’est bien là le caractère de l'Esprit de Dreu, qui, » tout grand qu'il est, s’accommode à des choses si bas- » ses, telles que la conduite d’une vile personne et d'un » misérable pécheur. Le vœu de servitude à l'esprit de » Jésus demande encore une confiance et un abandon » Sans retour entre les mains de ce béni et fidèle maître, » qui est tout sage, tout puissant, tout bon, et qui, par » ses perfections, supplée à notre aveuglement, à notre » impuissance et à notre amour-propre, qui Sont trop » souvent, hélas ! les directeurs que nous consultons. De- » puis que j'ai voué cette servitude, je suis trop heureux » de pouvoir prononcer les noms de maître et de servi- » teur, li dire : O nor amour, je m'abandonne à vous. » Que ce bon maître soit béni à jamais! Bienheureux sont » les rebuts qui produisent de si douces caresses ! Si le
monde savait quelle est la douceur de son service , si » On le connaissait, chacun marcherait à sa suite. » O mon bon maître! faites-vous donc connaître et aimer, » faites goûter combien vous êtes doux et aimab'e (1) ». M. Olier ne s’imposa un lien si extraordinaire que par une conduite toute particulière de Dreu, qui, le destinant à être le chef d'une nouvelle société dans l'Église, voulait qu'il ne mût point de bornes à la générosité de son amour, afin de n'en mettre point lui-même à l'abondance de ses gràces.
Les trois solitaires de Vaugirard ne doutant pas que Dreu lui-même ne les eût conduits dans le lieu de leur retraite, résolurent de se lier de concert à son service et de se former en compagnie. Comme la fin qu'ils se proposaient éta de procurer la gloire de la très-sainte Trinité, par le moyen des prêtres , ils voulurent prendre pour modèle de leur société celle des trois divines Personnes. ct convinrent qu'elle n'aurait d'autre lien que le nœud sacré et indissoluble de ces Personnes adorables, l'amour divin,
qui forme entre elles une si parfaite unité (2). C'était