M. DE CHAVIGNY, EFFETS DES INTERCESSIONS DU PÈRE DE CONDREN
NOTE 13. — « Le pouvoir du père de Condren auprès de Dieu, » depuis sa mort, a paru, dit M. Olier, dans la personne de » M. de Chavigny, l'un des plus grands de la cour. Je le dis à son
» honneur et à la gloire de Dieu : Ce seigneur avait de grands
» sujets d'aimer la vanité ; car il était le favori du Roi, de Monsieur » frère du Roi, et de M. le cardinal de Richelieu. Or, le jour mème » ou le lendemain de la mort du père de Condren , il se vit si puis- » samment touché et convaincu de toutes les vérités qu'il lui avait » autrefois expliquées, et qui, en ce temps-là, lui étaient ennuyeuses, » et ne faisaient sur lui aucun effet, que, tout plongé dans la dou- » leur et tout baigné de larmes , il protesta hautement de renoncer » de cœur au monde, et de faire profession publique de vouloir ôtre » à DIEU uniquement ; ce qu'il a depuis si heureusement accompli, » qu'il est à présent un modèle de piété à la cour, Les lumières que
» le père de Condren a si souvent exposées à la plupart de ses dis-
» ciples, ont fait en tous les mèmes effets depuis sa mort. Au moins
» pour moi, je sais bien que j'ai connu un grand nombre de choses
» Qu'il n'avait proposées, que je n'avais pu comprendre en ce temps , » et dont j'ai été éclairé depuis (3). Alors ces lumières n'avaient point » fait d'impression sur mon esprit, bouché aux choses saintes ; de- » puis sa mort, elles y sont entrées vivement, elles l'ont éclairé, et » me font maintenant concevoir sans peine ce que je ne croyais être » que fables et inventions de l'esprit humain (4).»
» Ce grand changement me paraît être un prodige. Gloire à mon » DIEU, qui éclaire les aveugles quand il lui plait, et qui prend plaisir » à retirer les plus misérables de la confusion et de la pauvreté,
» pour les remplir des riches trésors de sa miséricorde ! Qu'il soit
(1) Mém. aut.
de H, Olier, Av, PS0, jusqu'à 107, CL UOU, p.48, 40,
2) Viedu Cardinal de la Ro= chefoucauld, par La Moriniere,p.
2 5-Rocueil cu rieux d'actions édijiantes, par Bertrand Moreau,in-#0 p.251.
(5) Copte des Mémoires de M.
Olier,
(4) dbid, — Voyez aussi :
Abrégé du 9e cahier des Mémoires aul. de M. Olier,
smic mms
358 NOTES » donc à jamais gloritié de sa magnilicence ! F'éprouve une joie bien lon! ' uot l{ » grande , lorsque, me souvenant de l'état d'aveuglement où tout le jui qu | 4l » monde m'a vu, je le compare avec celui où la main toute-puis- qu'il qu k ï » sante de Div m'élève maintenant, El est aisé de lui rendre gloire , ab ‘ ait { S » comme au seul auteur des lumières qu'il me communique, Car L ‘1 (1) Mém. aut. bliss | de M. Olier, Vu » chacun sait qu'elles viennent de lui seul, et que de moi-même je D. 570, 180, (0e À DE ses V pie de ces Mé- » suis le plus pauvre , le plus aveugle et le plus misérable de tous fut a! moires, A] » les hommes (1). , à ME.
} | MAISON DE VAUGIRARD. » je L'u * ” nJ L N , Le mo NOTE 14, — D'après le contrat de vente, les dépendances de la ; , s + U # .. . , d ou métairie dont le généreux propriétaire de la maison de Vaugirard | nt , Tr faiai F QEUAL voulut faire présent aux solitaires,consistaient en terres, prés et vignes. ; \trchivesd TT : n É ! A se: dit le (2)4rchivesdu En 1655, M. Olier, qui continuait alors les constructions du sémi- Royaume, Sec. + | k , main Domaniale , S. naire de Saint-Sulpice, vendit les terres et les vignes pour la somme | Û 7046, €, 1, Ne Ai , ; | rs Se à , tenir 3) Mémoir, de de cinq mille livres (2). Le véritable nom du propriétaire , appelé , ; M. du Ferrier : | € 4 aux à:
1D De 165, * d'après M. du Ferrier (3), M. de la Roche , était Godefroi de Roche - 4 ic , » COS S FALL fort de Souplainville , comme il paraît par le contrat de vente de la ; R = el + \ | » dign [4 maison, passé le 4 juillet 1645, au château de Gondrin, devant Came- ' UT 4)Archives « + ; k ; n : | n Jon px gui FA rade, notaire à Armagnac, et insinué le mois suivant à Auch et à || 1e y , . » dam | er Paris (4). Dans les actes de Marreau, notaire à Paris, M. Geoffroi ou : * . Ù . \ . , TE »( es 4 | CHU Godefroi de Rochefort , seigneur de Souplainville, est qualifié \d »aue grand-vicaire de l'archevêque d'Auch,
brevet
| M. Olier et M. de Foix avaient acheté, le 18 mars 1643, une mai-
son contiguë à celle de M. de Rochefort, et qu'ils réunirent à celle-ci
ces M
agréab
pour n'en former qu'une seule. Cette maison , où la compagnie de
| 1) Jbi RER RE Ur ; 4 - ) mie M: f Saint-Sulpice avait pris naissance , fut occupée long-temps par le . A, Ur, 0, - | (6) fiéglements petit séminaire de ce nom ; et, depuis 1759, par la communauté des de la Commu-
nous de Saint- pauvres écoliers (5), dits les Robertins (6). Elle fut enfin vendue NO ulpice, in-40 p, : É | . . N | 2, nole, comme bien national, et démolie en partie par les acquéreurs. Après avec |
la révolution, M. Emery, supérieur du séminaire de Saint-Sulpice, elle S'( | s'imposa, malgré son grand âge , des privations journalières pour pour €
acquérir cette maison. On y voit encore la chambre que M. Olier y avec € avait occupée, et qui,depuis sa mort, fut transformée en chapelle do- not, s
a | np Révtements, td, asti (7 senti 1 mestique (7). sentin 4l | Se mort