M. MEYSTER ET LE CARDINAL DE RICHELIEU
nm . ; ‘ : grand | NOTE 145. — M. Meyster, qui avait eu tant de part à la forma-
tion de Fétablissement de Vaugirard, vint passer quelques jours
seur,
ges de
avec ses anis, pour leur communiquer à son ordinaire les grâces
| Jansé
une joie bien
nent où tout 1e ain toute-puisrendre gloire, minunique, Car e moi-môme je
érable de tous
endances de la
n de Vaugirard
5, prés et vignes.
ctions du sémis pour la somme étaire , appelé , defroi de Roche it de vente de la in, devant Camevant à Auch et à , M. Geoffroi ou
lle, est qualifié
s 1643, une maiunirent à celle-ci la compagnie de ong-temps par le communauté des
fut enfin vendue equéreurs. Après de Saint-Sulpice, journalières pour re que M. Olier ÿ
e en chapelle do-
1ELIEU.
e part à la formaer quelques jours
dinaire les grâces
bu HMUITIÈME LIVRE, 399
dont Dreu le comblait (4), et alla visiter le cardinal de Richelieu, (1, Mémoir. de M, du Ferrier pe tu,
qui depuis plusieurs années désirait sa visite, Dans l'entretion qu'ils eurent ensemble, le ministre, ravi de voir enfin ce mission naire, lui offrit un fonds de quatorze cent mille livres, pour des établissements de missions, sans pouvoir lui rien faire accepter malgré ses vives instances, Ce nouveau refus le toucha si vivement, qu'il en fut alarmé pour lui-même; et, dans son émotion, il en vint jusqu'à dre à M, Meyster : « Mais Monsieur, Dieu vous at-il fait connaitre que » je suis réprouvé, et qu'il rejette ce qui vient de ma main? Dites- » moi, je vous prie, croyez-vous que je puisse me sauver dans l'état » où je suis? Monseigneur, reprit M. Meyster, nous en avons parlé » diverses fois avec le père de Condren,»Etqu'en avez vous pensé»,tai dit le cardinal? Nous sommes demeurés d'accord que vous aviez €: main un moyen pour assurer votre salut, qui est le pouvoir de sou tenir les droits de l'Eglise, et de faire nommer d'excellents hommes: aux évèchés. «Je vous assure, dit le cardinal, que je suistellement dans » cessentiments,que je ne songe qu'à choisi les plus capables et tes pius » dignes, Sans m'arrôter à la sollicitation ni aux services des parenis. » J'en connais l'importance, et je suis convaineu qu'on. enreurt fu » damnation, aussi bien en nommant à un bénéfice à ja considération » es amis ou des services rendus par les proches, qu'en les veudant » à deniers comptants.» On doit à ce grand ministre la réformiation des brevets de nomination aux évèchés ou aux abbayes ; il y supprima
ces mots qu'on ÿ mettait auparavant : Ét pour reconnaître les bons et
(2) dbic p. 109,
agréables services rendus 2. ur,
SUR M, AMELOTK.
NOTE 16. — La congrégation de l'Oratoire , liée d'abord avec Jansénius et l'abbé de Saint-Cyran, par le crédit desquels elle s'établit en Flandre, vit plusieurs de ses membres prendre parti pour ces patriarches de la nouvelle hérésie , et faire cause commune avec eux. Déjà le père de Condren, après l'arrestation du père Sestenot, s'était cru obligé de donner une déclaration publique #es vrais (5) Annales de sentiments de l'Oratoire, qui devenaient suspects (7 Mais, après Ja A F mort de ce grand adversaire de la secte, la cont#sion gagna la plus grande partie du corps, jusque à que le père Bourgoing, son successeur, dépouillé de presque tocte son autorité, vitles premières charges données malgré lui à des hommes ouvertement déclarés pour le Jansénisme. Le père Amelote, dépouillé lui-mème de lasupériorité de
È # que 4 , {annales de tt. l'On ire, As “À semliée de 1662.
(2 ; Journal de
la maison rue
Saint- Honoré, t.
i L p.595 — le- ! cueil de vies de Cloysaull , Lux,
P. 5 ‘ (3) Mém. aut.
de M. Olier, tu.
dit (4) Vie du père
de londres, é— “AE de 1653, liv,
verses de M | Tronson , 1.1. p.
(6) Vies des redigieuses de la Visilalion,t.xiv.
la maison de Saint-Honoré, ne cessa de souffrir et de travailler jus qu'à sa mort, pour maintenir la foi de l'Eglise dans l'Oratoire, I provoqua, en 1662, un ordre rigoureux, mais nécessaire, qui envoya en exiltrois des principaux membres, entre les mains desquels était alors tout le gouvernement de la société (1). Sur la demande du clergé de France, il donna, pour l'opposer à celle de Mons,sa Traduction française du nouveau Tes'ament, dont Louis XEV fit distribuer cent mille exemplaires aux nouveaux convertis. E publia d’autres ouvrages contre l'hérésie de Jansénius, entre autres une Défense des constitutions apostoliques et un Traité de La grâce,pour justifier la condamnation des cinq propositions (2); et s’il ne parvint “es déracinerle mal, il eut au moins l'avantage d'en ralentir les progrès. Son attachement à la foi catholique, et la persécution qu'il souffrit pour elle, lerendirent encore plus cher à M. Olier, d'ailleurs si pleiu de vénération pour sa personne, qu'il le regardait comme suraculeusement éclairé et doué d'une plénitude de hunière admirable (5); ce sont ses expressions. M, Amelote demeura toujours uni par les liens d’une charité sincère au sé-
minaire de Saint-Sulpice,qu'il appelle,dans sa Vie du père de Condren :
{ ph 1 ch. XXIV, n.9. une Sainte communauté (4), et sa mémoire y a toujours été en grande kér recommandation. « La mort de M. Amelote, écrivait M. Tronson à » l'évèque de Séez, a contristé tous ses amis ; et c'est assurément M ut ST y ÿ . » une grande perte pour l'Eglise. I a eu la consolation, avant de Ft | (5) Lettres di- UNE RE AE l'Eg ï Bee
» Mourir, de voir la déclaration de sa congrégation contre les nou--
» velles doctrines (5). »
MADAME DE VILLENEUVE ET MADEMOISELLE BELLIER. NOTE 17. — Les maitresses d'école de Vaugirard, à qui
M. Olier adressa une exhortation, étaient celles que formait Madame de Villeneuve. Le serviteur de Dieu estimait singulièrement celte pieuse fondatrice, non seulement pour sa haute vertu, mais parce qu'il voyait en elle quelque chose de l'esprit et des maximes de saint François de Sales ; et il aimait à lui entendre raconter les particularités de sa vie qu'elle avait remarquées. Madame de Villeneuve suivait elle-même, dans la direction de ses filles, les principes de ce saint évêque , son ancien guide ; et, empruntant le langage ingénieux qu'il parle à sa Philotée : « Ce grand saint, disait-elle, coupe » le cou au vieil homme avec un couteau de sucre ; car il ny a rien » de si doux que ses écrits, et, toutefois, la mort de soi-même s'en- » suit en les pratiquant (6) » L'estime que M, Olier faisait de
Madame de Villeneuve attiva sans doute dans sa communauté
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