‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S. Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 297 sur 489 · E BELLIER · texte numérisé non relu

E BELLIER

Vaugirard, à qui ie formait Madame igulièrement celte vertu, mais parce s maximes de saint ‘onter les particume de Villeneuve , les principes de tle langage ingédisait-elle, coupe ‘+ car il n'ya rien le soi-même s'en- , Olier faisait de

$s sa communauté

naissante, Mademoiselle Bellier, dont nous avons déjà parlé, ct qu'il avait convertie à Illiers, près de Chartres, dans l'une de ses missions. Cette généreuse fille, après avoir quitté la maison paternelle, et renoncé au monde pour toujours, vint en effet à Vaugirard pour s'offrir à Madame de Villeneuve, qui conçut pour elle les sentiments de la plus tendre et de la plus sincère affection. M. Olier continua aussi de la fortilier par ses conseils et ses avis ; et peut-être parle-t-il d'elle, en terminant l'endroit de ses Mémoires, que “ous avons cité plus haut: « Après cet entretien que je fis aux » maîtresses des petites écoles, dit-il, j'excitai Pune d'elles à retenir » une pratique pour l'instruction de ses pauvres; hélas, me disait- » elle, cela me touche trop le cœur pour l'oublier (4). » Au moins, l'éloge de Mademoiselle Bellier, publié après sa mort, nous permet de faire ici cette conjecture; voici ce qu'on y rapporte : « Souvent » des personnes de grand mérite et de vertu, faisaient de ferventes » conférences chez les Sœurs de la Croix, qui, enéclairant l'entende- » ment, échauffaient aussi ardemment le cœur, Celui de Mademoi- » selle Bellier, était fort susceptible à l'amour divin, et prenait feu » lorsqu'elle entendait parler de Dizu, ou qu'elle en parlait clle- » mème, ayant l'esprit actif et bon. Et M. l'abbé Olier témoigna nn » jour à quelques messieurs, zélés comme Ini du salut des âmes, » avoir bien d° la joie de celle-ci, la regardant comme engendrée » à JÉSUS-CHRIST par son ministère. Mademoiselle Belier entra à » la Visitation en 1651, où elle mourut saintement sous le nom » de sœur Marie-Joseph (2. »

[parait très-probable que M.Olier proeura des établissements aux Filles de la Croix, dans plusieurs lieux de la campagne où il avait préché la mission, afin d'y conserver, par ce moyen, les fruits de ces saints exercices. Nous lisons, dans l'histoire de l'établissement de ces Filles, qu'elles en formèrent vers ce temps à Ruel, au Lorreau, à illicrs, à Épernon , où M. Olier avait exercé son zèle, comme aussi à Charonne et à Villepinte (5), qui, probablement, avaient participé au bienfait de ses missions. Nous verrons même , dans la suite, qu'il forma le dessein de les établir sur la paroisse de Saint-Sulpice, lors-

qu'il se disposait à en prendre possession.

(4) Mémoires aut. de M. Olier,

LOL p. 165.

. 2) Vies des religieuses de la

Pisilation,l.xiv.

3) Hist.

Fillesde laCroix 1354. in-folio. p.

‘0, Ms. chez les Filles de la Cr.

à Limoges.

des

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