‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S. Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 3 sur 489 · LES · texte numérisé non relu

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PRÉFACE

veur dans l’état religieux, et réveillent la piété parmi les pasteurs et les prêtres.

En ce temps parut la compagnie de Jésus, en Italie : elle avait commencé dans l’Es-

pagne en saint Ignace, son fondateur ;

elle s'était formée dans la France en l’Université de Paris ; et ce fut à Rome, selon la promesse qui lui en avait été faite, qu’elle donna les premiers éclats de sa ferveur, de sa pénitence, et de sa capacité pour précher la doctrine chrétienne à tous les peuples, et pour détruire les hérésies, ce qui est l’objet spécial de sa mission. Alors aussi, pour rallumer le feu de la religion, s’élève dans l'Espagne, comme une sorte de prodige, sainte Thérèse, qui, servant de fondatrice et de mère aux religieux, aussi bien qu’aux religieuses, fait naître dans tous les ordres une sainte émulation de ferveur.

Enfin, presque dans le même temps où parurent saint Ignace et sainte Thérèse, s’élève pour la réforme du clergé saint Charles, la merveille des évêques : aussi la vertu divine, qui éclate dans ce saint pontife, est, en quelque sorte, bornée et appliquée au clergé, comme à la première et à la principale partie de l’Église, par laquelle Dieu veut dans ce siècle commencer la réformation : T'empus est ut

éveillent s prêtres.

de Jésus, lans l’Es-

idateur ; :

e en l’Uome , seété faite, ats de sa capacité tienne à les hérée sa miser le feu spagne , , Sainte atrice et n qu'aux s les orferveur.

emps où l'hérèse , gé saint es : aussi ce saint ornée et première ise, par le coms est uë

PRÉFACE. xil}

. . Q . . . 4) Pané yri- » judicium , et pietas , incipiat à domo M

Dei (1). » M. Olier.… lniro- En effet, comme le mal était descendu ue des pasteurs et des prêtres dans les rangs , Moyen de reinférieurs de la société, c’était par eux % pour le cler- < . x . gé; les séminaiaussi que le remède devait venir : la vie res. ne pouvant couler du chef aux extrémités des membres, qu’en vivifiant d’abord les organes principaux, pour être ensuite portée par eux dans tout le reste du corps.

Mais il y avait peu d’espérance de régénérer des prêtres, qui, entrés pour la plupart sans préparation dans les saints ordres et dans les charges ecclésiastiques, avaient contracté de longues habitudes d’une vie toute séculière, souvent même déréglée et scandaleuse, Aussi les Pères de Trente reconnurent-ils que pour guérir les maux du clergé, il fallait les retrancher dans leur source : c’est-à-dire former une nouvelle génération de ministres des autels, et pour cela ouvrir à la jeunesse, non plus seulement e, (2) Deere. des académies savantes, (on n’en manquait is pas alors)mais desséminaires(2),où, à l'abri TES des séductions du monde et des passions, cet âge fragile s’établit et s’affermiît dans les principes de la vie chrétienne et sacerdotale, se pliât aux habitudes de la sainte discipline, et se formât, de longue main, à l’administration des sacrements, à l’art

xiv PRÉFACE.

de catéchiser les enfants et les hommes sim-

ples, au chant el aux cérémonies de l’E-

glise, en un mot, à tout le détail des fonc-

tions ecclésiastiques ; afin que, par les pieux

et fervents prêtres, qui sortiraient de ces nouveaux cénacles , on vitrefleurir partout

les mœurs chrétiennes et la religion +.

Saint Charles Borromée, en exécution de

ce décret, ouvre des séminaires dans son

diocèse de Milan : il donne comme la pre-

mière forme à ces saintes communautés ; et

l'Eglise Gallicane, cette illustre portion de

t)Concit Ro- VA yrande société chrétienne, qui semble wmag. an 1581. participer à la fermeté de la chaire aposto-

— Burdigal. an

1582. lens. |ique , parce qu'elle s’y est tenue constam-

an 1583.— Tu-

ronn. an 1385. ment unie , s'empresse aussi d'adopter SL 6 1544, cette salutaire institution. Divers conciles 2 losun. 1590. etc. provinciaux (1), et une célèbre assemblée La des F » pe » qu Ut ergo talibus operariis numquam destituatur Ecclesia, saluber- 1, pa rimo decreto à S. Synodo Tridentinà sancitum fuit, ut seminaria instituerentur, in quibus clerici à teneris annis ad pietatem et disciplinam desc a DDR APR ecclesiasticam informarentur (1). + Un Nihil quippe dici aut cogitari potest hoc decreto exquisitius ad F0 hæreses extirpandas, et reddendum Ecclesiæ Dei pristinum suum ni- > il | torem, et clero sacerdotioque pristinum suum decus, ac consequenter # S ut intra non multos annos Ecclesia mirè floreat eruditione sacrà, pie- à gén tate, vitæque puritate, atque adeo jam inde ab initio Ecclesiæ vix quid- À niqu no Coeil. Gas quam præclarius ant efficacius institutum esse videtur, ad reddendum . 4 de F

min. ©. 1. Ecclesiæ Dei florentissimum statum (2).

imes sims de l’Edes foncles pieux nt de ces r partout ligion +.

‘ution de dans son ne la preautés ; et ortion de ii semble re apostoconstaml'adopter conciles semblée

sia, saluberminaria insti-

t disciplinam

xquisitius ad Quin suum nionsequenter e sacrâ, piesiæ vix quid-

1 reddendum

PRÉFACE. XV du clergé, qui peut passer pour un concile national (1), prennent des mesures pour la fondation des séminaires, et en dressent comme de concert les réglements.

Qu’elle est belle, à cette heureuse époque, l'Eglise Gallicane ! qu’elle se montre forte et puissante contre le déréglement des mœurs et l’hérésies, fruits de l'ignorance des siècles passés! Au souffle de l'Esprit régénérateur, le zèle évangélique se rallume de toutes parts , et de nouveaux apôtres se répandent çà et là, pour annoncer , comme au commencement , la doctrine du salut dans nos provinces. Au premier rang, paraît saint Vincent de Paul : cet homme, en qui la prudence de la foi égala une charité qui fait encore l’étonnement du monde, se dévoue, lui et les siens , à la sanctification des peuples de la campagne (2). « Cegrand » personnage, dit M. Olier, a prêché jus- » qu’à maintenant partout la pénitence, » par lui ou par ses disciples ; il est élevé » au plus haut point de l'estime, et a acquis » un honneur et une célébrité qui pour- » ront passer pour incroyables ; et , certes, » il les mérite bien (3). »

: Suscité pour donner cet ébranlement général , saint Vincent de Paul communique le feu dont il brûle à une multitude + de pieux ecclésiastiques, dont il fait autant

(4)Gonvent. Me:

lod. an 1579. De kegibus seminariè,

Renouvelle — ment des peuples par les missions , l'éducation de la jeunesse, etc.

(2)Bulle d'institution de la Mission. Archives du Royaume, section historig. M.cart.

425, fol. 11.

(5) Mém. aut.

de M. Olier,t.u.

ne. A

ÉRe Es : 2 NOR TEE

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ere

TRE Érrn, mer

Xvj PRÉFACE.

(M Pedes. d’imitateurs de ses travaux ; car, sans par-

François Regis,

par le père Du Jer ici des Régis (1), des Le Nobletz (2), des

benton.

@Viedell.Le Maunoir (3),un grand nombre d’autres for-

Noblets, par le : : a

pre Vers. La ment de ferventes associations de mission- (3) Le ua maires , qui, semblables à des camps-

Alissionnuire, ou à

Viedu père Mau- volants, se transportent partout où les ap-

noir, par le père : F

Bosc. 1601. pellent les besoins des peuples : le père (4) Ficdupère Eudes , dans la Normandie et la Bre-

Jean di, par : . ,

le père de Mn- tagne (4); Roussier, dans l’Auvergne et le pee dsl

"9 Ven. Foretz (5) ; d’Authier de Sisgau, dans le

R ssicr, ar Pa- Q ’ Q a

late. 1618, iris Dauphiné (6) ; Le Quieu , dans le Comtat,

(6)Sa Vie,par la Provence, le Bas-Languedoc (5) ; Cres-

Borely. Lyvn. "

1705. iu-12, tey, dans la Normandie (8); Cretenet, (7) Vie du père : . . :

Le Quieu. «i- dans la Bresse, le Lyonnais et les provinces

8) iedecres. voisines (9) ; René L’Evèque, à Nantes (10); " Grandet, î A

Ron 1722. in. Bertet , à Avignon (11); plus tard , Grignon

ose Vie, par de Montfort, dans le Poitou (12°. Et pen-

Orame. Lyon,

a in-&, * dant que ceux-ci évangélisent les pauvres, es et ramènent dans le bercail tant de brebis Pt) ibrege de égarées , un grand nombre d’autres tra- “assre pe vaillent, avec des soins infatigables, à la Gr, “= sanctification de l’enfance et de la jeu-

(ed G- nesse ; les Jésuites , les Doctrinaires (15), G#)FiedePio- Tes Oratoriens (14); dans la suite, les Frères

re deBérulle, par l Tabaraud. an à Ati . ° 1es AE des écoles chrétiennes (15) ; et + pour le deluSatle.Roun filles , la Visitation, les Ursulines (16), les

1755. in-40, Et

échos Filles de Notre-Dame de Bordeaux (17), de ae EOrure desCr- :

sulines. la Congrégation de Notre-Dame en Lor- ({T)ilistoire des : Le 4 | a; Ordres mouti= TAN ; celles de la Croix, de la Charité, de quest. VE Chap.

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