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raie
eu
Le livre «de statu animarum , tenu avec soin
par M, Olier,
(1) Mémoires de M, du lerrier,
(2 fitual.rom.
Lori, scribendi.
Liber quartus.
(5) Mémoires.
did. pag. 258.
X, Visites des malades; distribution des emplois, récréations mises à:
profit pour l'instruction des
prèôtres.
4) Remarques historiques, (ur.
P. 609, LE p 216, — Vie Ms.
de M, Olier, par M, de Bretonvilliers, 4, p.465.
h36 PARTIE HE, LIV, 1 PAROISSE, — 16/2,
D'après l'état particulier de chaque quartier , il fit com poser un état général de toute sa paroisse , afin de ressembler au bon pasteur, qui connaît toutes ses brebis, et les appelle chacune par son nom, « I est indigne d'un » curé de ne pas savoir le nombre de ses communiants, , dit M. du Ferrier, chargé par M. Olier de la rédaction de celivre, « puisqu'il n’y à point de berger qui ne sache » au juste combien il a de béliers, de brebis et d'agneaux » sous sa garde, Jacob LE savait si bien, qu'il payait à » Laban chaque bête que le loup lui entevait (D), » Cor état général n'est au reste que le livre de statu animurun ,que Paul V ,dans son Rituel, recommande à tous les curés (2), et dont saint Charles leur a tracé un formulaire, qui se trouve dansles Zctes de l'église de Milan, « On n'omettait rien, ajoute M. du Ferrier, pour con- » vaincre les séminaristes de la nécessité de ce livre (3). »
Les prêtres des quartiers devaient visiter assiduement leurs malades, et proportionner le nombre de leurs visites à la grièveté de la maladie ; ensorte que ceux qui approchaient de leur fin fussent visités tous les jours, et que ceux qui étient en danger ne demeurassent jamais deux
jours sans être vus de leur confesseur, pour recevoir de
sa bouche quelque parole de salut. Outre ces prêtres, chargés des divers quartiers de là paroisse , M. Olier en désigna d'autres pour porter aux malades les sacrements d'Eucharistie et d'Extrême-Onction ; d’autres pour les baptêmes et les mariages ; quelques-uns pour faire les petites sépultures ; plusieurs pour donner conseil aux par'oissiens ; d'autres pour recevoir leurs confessions à quelque heure du jour que ce fût (4h). Les récréations, que tous ces ecclésiastiques prenaient en commun, étaient pour eux aussi instructives qu'édifiantes. Apres le dîner,on proposait au supérieur les cas et les difficultés extraordinaires qui se présentaient dans la paroisse, soit pour Ia morale, soil
pour là controverse avec les hérétiques, où pour la con-
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1642, vtier, il fit comse , afin de reses ses brebis, et »st indigne d'un communiants , »
de la rédaction ger qui ne sache bis et d'agneaux , qu'il payait à devait (D), Cet le statu animuommande à tous a tracé un forcglise de Milan.
rier, pour conde ce livre (3). »
iter assiduement e de leurs visites ceux qui appro- ‘ jours, et que sent jamais deux pour recevoir de re ces prêtres, se , M. Olier en s les sacrements l'autres pour les ïs pour faire les r conseil aux pinfessions à quel- ‘éations, que tous , étaient pour CuX iner,on proposait traordinaires qui w la morale, soil
, où pour la con-
ESPRIT DE LA COMMUNAUTÉ, 437 duite des âmes, Quand le supérieur ne savait pas y répondre , il chargeait quelque docteur de li compagnie d'aller en Sorbonne en demander la solution, et le soir il en faisait le rapport après le souper, Chaque jour il se présentait un grand nombre de questions,les plus difficiles qu'on püt imaginer ; el il est certain, ajoute M. du Ferrier , que celte conversation se faisait avec un grand profit des assistants, et valait une grande étude (4).
Un autre avantage précieux de ces conférences, c'est qu'elles tendaient à introduire, parmi les membres de la communauté, les mêmes maximes pour la conduite des âmes, Afin qu'ils n'eussent tous, en effet, qu'un méme esprit, M. Olier arrèta, de concertavec eux, un certain nombre de principes généraux, qui devaient servir de base à leurs, décisions , et auxquelles tous promirent de se conformer, La cinquième les obligeait de refuser Fabsolution ï tous les pénitents qui étaient dans l'occasion prochaine du péché, jusqu'à ce qu'ils Peussent quittée réellement, et la sixième de la différer pour huit où quinze jours aux pecheurs d'habitude (2). Le relachement d'un grand nombre de casuistes , et la facilité malheureuse de la plupart des confesseurs avaient rendu ce réglement nécessaire, Depuis long-temps, certaines opinions altéraient si étransement là morale chrétienne, qu'elles semblaient n'avoi été inventées que pour l'accommoder aux plaisirs des lounmes et à leurs passions ; et cet abus provoqua, comme on sait, Un autre abus non moins pernicieux, une SOnerité excessive, uniquesient propre à précipiter Les mes dans le désespoir. M. Olier désirant que ses ecclésiastiques s'éloignassent égalemeut de ces deux extrémités, voulut, d'après le vœu du père de Condren, qu'ils suivissent pour régle les Zastructions de saint Charles Borromce aux confesseurs de son diocèse ; et afin de ramener tous les esprits aux sages principes de ce grand ewrdinal, il fit im-
primer, pour la première fois en France, les Zctes de l'e-
1) HMommoires de M, du lerrivr p. ISO,
Tousles prètres de la com munauté suivent les mômes principes dans la conduite des mes, nastructions de saint Charles aux con
Jesseurs,
(2)Ws.im-1s.
Pour l'adminisd'ation des Su créements.
FRS 6 TRS
TE
RÉ BRNERETSE
h38 PARTIE II. LIV. I. PAROISSE. — 1642.
(1)ActaEccte- glise de Milan. Ms parurent à Paris l'an 1643 , en un vo-
siæ Mediolanen-
sis. Parisiis a
ee bonne, auprès desquels il voulait d’abord les mettre en
JOSt, 5049. In
folio. recommandation “.« Ces Lctes , que nous fimes imprimer
lume in-folio (1), ci furent dédiés aux docteurs de Sor-
* nore 3. ” à Paris, dit M. du Ferrier, servirent de règle aux prêtres, » spécialement sur le refus et le délai de labsolution, » comme nous voyons qu'on le pratique avec fruit ; faisant
» quitter auparavant les occasions prochaines, et imposani
(2) Mémoires de M. du Ferrier.
p. 189.190. , tude (2). » Un avantage plus général , ce fut d'aceréditer
» des pratiques de pénitence contre les péchés d'habi-
les {nstructions de saint Charles, parmi les ecclésiasti-
* NOTE 4, ques qui venaient se former au séminaire, et insensible-
(5)n=19, chez MEL dans tout le clergé de France, qui, en 1657, les fit Auoine Vitré. ÿmprimer à ses frais * (à).
XIE. Dès les commencements de cette communauté, M. Olivr M. Oliers'ef- à sise \ "a force d'etre Je COMpPrit que Île moyen de Pattirer à une vie fervente et modèle de Ses apostolique, était de se conduire lui-même si parfaitement coopérateurs et Sn qu'il pûr servir de imodèle à tous. I se fit donc une loi de ait le vœu de pu AS vivre en commun avec ses ecclésiastiques , de suivre les lui de tendre toujours à la RU d’entre eux (4). « Notre-Seigneur m'a montré, écrivaitil, #) IC US, ae M Olier, par nu, » qu'il ne fallait pas gouverner en commandant, mais en de Bretonvilliers.
(5) Hemoires ee de + di » et que c'était le moyen pour faire profiter les âmes (5). + LE, p. 407,
mêmes exercices, et d'être toujours à leur tête, comme lun
» donnant l'exemple surtout de la douceur et de l'humilité;
In'ignorait pas non plus qu'un véritable pasteur, et un digne chef de communauté, doit être toujours prèt à sacrilier ses biens, sa santé et sa vie pour ceux dont il fx conduite ; aussi voulut-il commencer l'exercice de sa non velle charge en faisant vœu de servitude à tous les chretiens, Is’obligeait, par ce vœu, à les considérer comme les maîtres de son temps, de ses biens et de sa personne, dont ils avaient tous droit d'user selon leurs besoins ; et quelque diflicile que paraisse un telengagement dans la pratique, ne jui causa jamais la moindre inquiétude : preuve in
contestable qu'il avait Digu pour auteur. « Quand je fais
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1643 , en un voocteurs de Sord les mettre en fimes imprimer ègle aux prêtres, de l'absolution, vec fruit; faisant ines, Lt imposant s péchés d'habie fut d'accréditer mi les ecclésiastie, et insensible- ,en 1657, les fit M. Olier
ie vie fervente et
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ne si parfaitement fit done une loi de
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tête, comme l'un
ontré , CCFIVAiL-il, nandant, mais en ur et de l'humilité; fiter les âmes (5).
ble pasteur, et un jours prèt à sacri- * ceux dont il af xercice de Sa non de à tous les chrensidérer come les e sa personne, dont besoins ; et quelque u dans la pratique, iétude : preuve lt ur. « Quand je fais
| nassent aux autres les
ESPRIT DE LA COMMUNAUTÉ. h39
’être le serviteur des membres de Jésus- » CurisT, écrivait-il, je m'engage à leur obéir avec discrétion, et selon 1 volonté de Dreu. En vertu de ce vœu, j'ai laissé mon bien non moins que ma volonté à la disposition de mon maître. Puisqu'il est vivant dans tous ses membres, quad il me demandera pour ses besoins , il faut qu'aussitôt j'ouvre ma bourse , et lui dise : Seigneur, prenez ce qui, est à vous. Je sais pourtant qu'il ne demande que des choses raisonnables ; c’est pourquoi
» profession &
lorsqu'on nous demande autrement, ce n’est plus le maitre qui demande, c’est le
caprice de la chair : alors nous ue Sommes pas obligés de donner ; au contraire nous devons conserver
a misen main, uniquement pour le lui fournir dans la » nécessité , en la personne de ses membres (1). » Convaincu enfin que,en qualité de pasteur de sa paroisse etde chef de sa communauté, il ne pouvait donner des exemples d'une perfection trop sublime, M. Olier fit encore le vœu de pratiquer, le reste de ses jours, tout ce qu'il croirait être le plus parfait (2).
Dès qu'il eut prononcé ces deux vœux , il sembla entrer dans une voie nouvelle de renoncement et de sacrifice, et
ses exemples excitèrent, parmi les prêtres de sa communauté , une sainte émulation de zèle et de ferveur. jamais il n'usait à leur égard d'aucun terne de commandement ‘pratique qui a persévéré jusqu'ici dans ses successeurs ) el, néanmoins, il obtenait tout, même les sacrifices les plus généreux, par le seul ascendant de ses exemples. Fallait-il assister les malades , entendre les confessions, arnoncer là parole de Dieu , il était toujours prêt à suppléer ses ecclésiastiques, à leur épargner le travail. IE voulut que lous ceux qui étaient venus avec lui de Vaugirard donmêmes exemples, surtout M. du Fevrier, qu'il avait nommé supérieur de la communauté. “ Les corrections et les remontrances blessent quelque-
ae : ; : t à Notre-Scigneur ce bien qu'il nous
sde leurs
(4) Mémoires aut, de M, Olier, t. —Vie Ms.de DL. Olier, par M.
de Bretonvilliers, LL p. 92. 55.
(2) Vie Ms. de Olier, par M, de Bretonvilliers, t.
LL, p. 1. el suiv.
—Année Dominicaine, Are part, de septembre, p.
429,.— Vie de M, Olier, par le père Giry, p. 62. — Remarques histo= riques, L.Lp.51,
XIE
Efficacité de l'exemple des supérieurs pour porter les infévieurs à l’accomplissement de — voirs,
» fois, dit celui-ci; Pexemple au contraire n’offense jamais » Lorsqu'on venait demander, durant la nuit, un prètre »s pour administrer les malades, le portier m'en avertis: » sait d'abord ; et, comme it était instruit de ce qu'il devait » demander à ecux qui se présentaient au presbytère, » après qu'il rravait dit lacondition du malade et son état, » je l'envoyais prier celui des prêtres que j'estimais plus » propre à secourir le malade, Ce prétre se trouvant quel » quefois incommodé,its'excusait au portier, qui ventit ce » le dire, Mors je n'en allais tout aussitôt moi-même Che » Le malade, ne voulant pas en prier un autre prêtre, qui » eût peut-être {trouvé mauvais que ee Ftaprès le refus di » premier, Lorsque, le lendemains, celui qui avait refus » savait que le supérieur de là maison était ailé à son » défaut, cela Lui donnait une mortiliaiton extremement » sensible, venait s'exeuser etse plaindre; el comme » contraire on lui faisait excuse sur ce qu'on m'avait ns
» su qu'il était indisposé , après que cela fut arrivé
» où huitfois, une ferveur si grande se mit parniieux , qu » d'abord is couraient au secours des malides, el nets » seit souffert , pour quoi que ce ft, qu'un autre x fo » allé à leur place, Je dirai encore ce qui arriva quelque » mois après l'établissement de là communauté, iorcqu » M. Corbel fut envoyé à Pébrac, par M, Olier, pou » essayer de réformer éette abbaye, avait demande i
» charge d'éveitler Le matin et de porter Br lumière dus » les chambres; personne,après son départ,nese préson
» pour continuer : Celui qui étuit supérieur en pritle soir, » et allait allumer Fa chandelle placée à ce dessein pres de » la porte de chaque chambre, qu'iouvrait apres avoi
> heurté. Cela se ft pendant cinq ou six seiaines, sus » que personne y prit garde, ni sût qui Féveillait. Ent » un jour, à lurécréation, tous ayant avoué qu'ils ne si > Vaicnt qui c'était, ils conclurent que ce devait étre hi
» supérieur; et l'ayant pressé de fe leur apprendre, ils
n’offense jamais
\ nuit, un prétie er m'en avertisde ce qu'il devil u au presbytère, nalade et son etat, que j'estimais plus e se LFOUvant que Hier, qui ventit it LOL moi-mÈMe Cle h autre prêtre, qui re après le refus di Li qui avait refus Qu était alé à soi caiton EXEPEMICMHEN inde; @L COMME ul e qu'on M'avait ne cela fut arrivé rep pit parmi EUX ; (fi
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