‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S. Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 338 sur 489 · ZÈLE DE M. OLIER POUR L'ORDRE SACERDOTAL · texte numérisé non relu

ZÈLE DE M. OLIER POUR L'ORDRE SACERDOTAL

» Juma un zèle incroyable parmi eux, chacun désirant (1) Mémoires » exercer cet emploi (L). D ES. Su Le dessein de M. Olicr, en donnant tous ses soins à la XIV.

formation de cette communauté, n'était pas seulement de a on procurer par là le renouvellement de sa paroisse : il avait AE surtout en vue de montrer à tous les pasteurs les moyens cerdotal.

de réformer leurs troupeaux, en se réformant eux-mêmes.

Le rétablissement de l'ordre sacerdotal était, en effet, le

désir le plus ardent, et le vœu continuel de son cœur.

Nous rapporterons ici quelque chose des beaux sentiments

qu'il a laissés par écrit sur cette matiere.« Seigneur, si nous

» NOyYons maintenant refleurir les Ordres de vos saints,

» si nous voyons l'oraison régner parmi les Carmes;

le zèle du prochain parmi les Jacobins; chez les Augus- »tins l'amour de Dieu; parmi les Bénédictins, la re-

» traite du siècle, el la mort entière au monde ; enfin si

nous voyons réformer tous les Ordres, le vôtre, Sei-

gneur , sera-t-il donc seul délaissé? Ne voulez-vous pas relever votre maison tombée en ruine? Seigneur, vous

a: -des le chef, vous en êtes le fondateur : les autres

(2) Hem. aut, deM. Olier, tnt renouvelés ; lisserez-vous à jamais périr le vôtre (2)? P: 107.

Urdres ont des hommes pour patrons, et ils sont tous

« Seigneur JÉSUS, Vrai pasteur de l'Eglise universelie,

apportez un prompl reméde à ses besoins; suscitez quel-

ques personnes qui renouvellent l'ordre divin des pas-

Leurs, avec autant d'amour et de zèle que saint Domi- » nique à établi le sien dans voue Eglise. Embràsez du

feu de votre amour e: de votre religion des hommes

qui Le portent ensuite etle répandent partout fe monde ;

si je n'étais si misérable, si superbe, si je n'étais le

cloaque de toute crdure et de touie infection, que je me

» présenterais volontiers à vous, porr servir à tout ce qu'il

vous plirait dans voue Eglise; que fe nrofirirais de bon » cœur, ct prabandonnerais come je le fais dès à pré- » selt, Conte ui Vase perdu. Je vous ai voué une entière

2° part. 2)

hh2 PARTIE HE. LIV. 1. PAROISSE. — 16/49.

» scrvitude, c'est irrévocablement que: je lai fait; je suis » j » à vous sans partage : je me livre maintenant tout de nou- » € » Veau pour jamais, sans me réserver aucun droit de » M » pouvoir révoquer le don que je vous fais de moi-même, » di » Vous disposerez de moi selon votre bon plaisir , comme À , se (4) Mémoires » un maître el un seigneur dispose d’un serviteur où d’un » CH aut, de M.Olier, | » esclave (1). » » da à a Dreu inspirait à M. Olier un zèle si ardent, parce qu'il Æ , po Paris adoptent le destinait à travailler lui-même à cette grande œuvre ; M les réglements | : : : T de In vommu- êt comme il voulait se servir de lui pour donner limpul- tait EL Uo Saint- sion au clergé des autres paroisses de la capitale , il lui en s concilia d'abord, d'une manière assez étonnante , l'estime vaille et méme le respect de tous les curés. IE n’y avait que des : quinze jours que M. Olier était établi dans sa paroisse , jusqu lorsque ceux-ci, dans une assemblée qu’ils tenaient le pre- fianc mier lundi de chaque mois, lui députérent lun d'entre eux malg pour lui donner mille témoignages de la confiance la plus rile,d partieulière, et le prier de vouloir bien prendre place dans ne {a leurs réunions. « J'ai vu par là, ajoute M. Olier, la grande impo » ouverture que la bonté de Dreu nous donne pour le nom » servir. Car messieurs les curés m'ont déjà prié de leur lui d » Communiquer nos réglements, pour les établir en leurs poser » paroisses. Ceci n'a confirmé dans la première vue, Louis » qui me fut donnée dès qu'on me proposa la cure de qui à » Saint-Sulpice : je voyais que, par labénédiction de Drrv, saint Il » les paroisses de Paris se formeraient sur là nôtre , et Mais Il » qu'elle pourrait servir de modèle, non-seulement à & À de M | 1h » capitale , mais à toute la France. Que Dieu soit béni de là réf | » nous donner ces grandes facilités, et qu'il nous fasse Et À CSSAY

» grâce d'être fidèles à ses miséricordes sur nous! Jai vu

» dans le cœur de messieurs les curés une si grande sa-

» tisfaction,et une inclination si particulière, qu'on ne saut-

» poil rien y ajouter, Es sont, par la grace de Dre, tous 9 te) ,

charmes de nos propositions , et j'espère que sa miséri-

corde achèvera le reste. Pour moi je me tiendrai tou:

ai fait; je suis ni tout de nouncun droit de de moi-même, plaisir , comme rviteur où d’un

nt, parce qu'il grande Œuvre ; lonner l'impulapitale , il lui inante, l'estime buy avait que ns sa paroisse , tenaient le prel'un d'entre eux confiance La plus endre place dans Olier, la grande donne pour le

\éjà prié de leur établir en leurs premiére vue,

posa la cure de

idiction de Dire, sur la nôtre , el

h-seutement à li

heu soit béni de

u'il nous fasse fi

sur nous! J'ai vu

me si grande sabre, qu’on ne Sittwe de Dieu, tous re que sa miseri-

me tiendrai tot

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