HEUREUX EFFETS DE CES RÉGLEMENTS. LE
» jours dans ma petitesse , j'ai connu clairement que » c'était là ce qui n'avait entièrement gagné leurs cœurs. » Mon Dreu , que votre Esprit est puissant, qu'il produit » de grands effets sur les âmes ! car, en leur parlant , je » sentais d’une manière palpable que c'était votre Esprit » en moi qui leur parlait ; et je me voyais, parmi ces grauds
(1) Mémoires
» docteurs, comme un enfant dont vous vouliez vous Servir 4. de M. Otier
» pour leur communiquer vos lumières (1).
M. Olier n'avait , en effet, que trente-quatre ans, et il XVE était manifeste que Driu ne disposait ainsi tous les esprits mieu ton NE en sa faveur que pour lui donner plus de facilité de tra- er Lo vailler à la sanctification du clergé , et à l'établissement grand nombre
PC . : ; de personnes des séminaires dans le royaume. On n’imaginerait pas considérables jusqu'où l'on portait pour lui l'estime, le respeët et 1 con- su ni sé fiance. [était lui-même surpris et confondu, de voir que, malgré son âge peu avancé, des personnes du premier mérite,dont plusieurs étaient des plus considérables de l'État, ne laissaient pas de le consulter sur des affaires trèsimportantes : jusque-là que, cette même année 1643, nombre d’évèques de l'assemblée générale vinrent à l’envi lui demander avis sur la manière d'établir et de composer leur séminaire , et que la Reine, après la mort de Louis XITT, résolut de n'élever aucun sujet à lépiscopat, (2) mémoires qui n'eût passé quelques années dans le séminaire de SAN saint Vincent de Paul, où dans celui de Saint-Sulpice (2). 6.
Mais ce qui devait contribuer surtout à établir la réputation de M. Olier, dans la direction de ces établissements, c'était a réforme du faubourg Saint-Germain, dont nous allons essayer de décrire l'histoire.