Vie
mune, que les catéchistes leur feraient subir à tous un Ms. de M. Olier,
à ; ‘ par M. de Bre-
examen , avant de les admettre à la réception de ce Sa- onvilliers, te 2. ZQaN 475.
crement (2). peer
Il désigna des prètres pour recevoir leurs confessions VE.
nn: à : Ilassigne des générales ; et, se croyant redevable à toutes ses ouailles, confesseurs pour les en fants.[les conconfesser lui-même les enfants qui voulaient s'adresser à fesse lui-même,
il ne refusait pas, malgré ses nombreuses occupations, de
lui. Hs Les accueillait avec une bonté et une tendresse de mère et de nourrice ; et, convaineu que ces jeunes cœurs , semblables à une cire molle, reçoivent avec une égale facilité toutes sortes d'impressions , il s'efforçait d'y graver les premiers traits de l'homme nouveau, dont il leur offrait le modèle dans F'ExraNT-JÉSUS , Soumis et obéissant à ses parents, eteroissant chaque jour en grâce et en sagesse. Une personne, qui, par un effet de sa vénération pour M. Olier, se crut obligée après la mort de l'homme de Dreu, de met-
eye sem arrange
(1).fuestations autographes, D.
vit.
Catéchismes
pour Îles
la —
quais, les men-
diants et vieillards.
les
456 PARTIE Il. LIV. I. PAROISSE, — 16/45.
re par écrit ce qui Pavait le plus touchée dans sa con-
duite, insiste particulièrement sur ce point. Elle rappelle
avec admiration l'humilité eu la charité qu'il faisait paruire en accueillant et même en préveuant les petits enfants qui venaient s'adresser à lui. « Quand je me rapeile » ces souvenirs si touchants, ajoute-t-elle, je ne puis » m'empêcher d'en être encore tout émue el atten- » drie * (A). »
M. Olicr s'eflorça aussi de subvenir à lindigence spirituelle des domestiques et des pauvres. Outre les secours qui leur étaient communs avec les autres paroissiens, 4 qu'ils trouvaient dans ; fréquentes exXhortations qui se faisaient à l'église, il établit pour eux des instruetions ci des catéchismes particuliers. Trois fois chaque semaine durant le Carème, faisait rassembler les pages et les ia quais, eXtrémement nombreux dans là paroisse de Stiat- Sulpice. Non content de faire annoncer ee catéchisme dans toutes Les chaires du faubourg, par chaque prédiciteur de Carème, il remettait, aux prêtres des quartiers, des billets d'invitation, que ceux-ci devaient distribuer ce: remellre eux-mêmes aux maitres, en es suppliant de veiller à ce que leurs domestiques se reuitissent assidus à ces instructions. Trois autres jours, chaque semaine, il réunissait les mendiants, pour leur apprendre les mystères de Ex foi, li maniere de sanetifier leur condition, elles moyens de recevoir avec fruit Les siere ments de Pénitence et d'Encharistie. Chaque exereice pou les mendiants , était suivi d'une distribution géncrile d'aumoônes, proportionnées au mérite des réponses qu ils avaient données aux interrogations, C'était ordinmuremen {rois Où quatre cents pauvres à instruire ea soulager, ci quelquelois ils excédaient ce nombre. L'expérience avait appris à M. Olier, que, parmi les fideles arrives à ti grand âge,plusieurs avaient besoin d'étre instruits, conne
de nouveau, des vérités du salut, qu'on leur aviut ete
ide dans sa Connt. Elle rappelle W'il faisait paruiui Les petits enund je me rapelle -cile, je ne puis émue el alten-
l'indigence spi- Outre les secours s paroissiens , et dortalions qui se les instructions ci chaque semaine >s pages el les it paroisse de Stint- + ce catéchisot chaque prédica- ‘es des quartiers, ient distribuer ce:
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ÉTABLISSEMENT DES CATÉCHISMES, h57 seignés dans leur enfance. TE établit, dans cette intention, pour les: vieillards, un catéchisme qui se faisait le vendredi de chaque semaine, et pour les engager plus efficacement à en profiter, il leur faisait distribuer des secours, qui se mesuraient aussi sur la manière dont ils satisfaisaient tour-à-tour äux demandes qui leur étaient faites.
Outre ces différents catéchismes , il en établit un autre dans l’église, pour toutes sortes de personnes ; mais de peur que la honte n'en éloignat les plus âgés, qui avaient cependant besoin d'être instruites, il crut à propos de le faire dans un langage plus relevé, sans rien dire, toutefois, qui ne fût à la portée des esprits les plus simples (1). Enfin il envoyail de temps en temps plusieurs ecclésiastiques dans les familles, où il savait qu'on vivait dans l'ignorance des vérités du salut, sans oser venir aux instructions publiques. [y faisait distribuer des feuilles imprimées , ornées de pieuses vigneltes , et où étaient exposés les mystères de la religion , les principaux actes du chrétien , les prières du matin et du soir, loffrande que tout fidèle doit faire à Dieu des actions de la journée, la manière de sanctifier les plus communes, comme le travail, le boire, le manger (2). « [faut faire imprimer les actes à » côté d'une image qui leur en facilitera l'intelligence, » écrivait-il,; les sentiments intérieurs qu'ils témoigneront » à Dieu, en lisant ces feuilles, leur deviendront plus » aisés et plus faciles par la vue de quelque objet exté- » ricur qui les soulagera (3). » [recommandait aux pères el aux méres d'attacher ces feuilles dans un endroit apparent de leur maison, et d'en faire usage tous les jours pour eux et pour leurs familles (4). Enfin il établit, surtout en faveur des gens de travail, une prédication familière , qui avait lieu dès le grand matin (5), et, pour la fin du jour, une lecture glosée : usage qui fut bientôt adopté dans toutes les paroisses de la capitale (6).
2° part.
Autre caté-
chisme. Distri-
butions de
feuilles imprimées accompagnées d'estampes.
(1) Remarq.
historiques,t.nr.
ibid,.— Vie de M.
Olier, par M. de Bretonvilliers, t,
(2) Mém. aut.
deM.Olier, t.1v.
(5) Copie des Mémoires de M Olier, t. EL p.
222, — Remar— ques historiques, t. HU, p. 634.
(4) Ibid. pag.
GIS. — Vie par HW, de Bretonvilliers, t. 1. p.476.
(d) Mémoir. de M. du fFerrier, p. 286.
(6) Vie de A, Bourdoise , Ms.
in-40, — Voyez aussi: Calertrier histor. 1774. p.
XXIIL, XXEIV.
Il réunit les maitres et maitresses d'école et les sages femmes pour les instruire de leurs devoirs,
(1) Mém, au.
de M. Olier, t.