CONVERSION DES HÉRÉTIQUES
semblées dans la paroisse. On conçoit qu'un pasteur aussi zélé que l'était M.Olier, avait toute sorte de raisons pour invoquer contre eux les lois du royaume, qu'ils violaient im-
se pertaient, au mépris de ce qu'il y a de plus saint dans l'Eglise catholique, l'autorisaient à prendre les moyens les plus efficaces pour les réprimer. Ces hérétiques, en effet, ne voulant pas aller faire la cèné à Charenton avec ls Calvinistes, qui ne croient pas à la réalité du corps adorable de Jésus-Curisr dans l'Eucharistie, et n'ayant point de prêtres pour le consacrer, venaient secrètement conmunier à Saint-Sulpice, où l'étendue de la paroisse, et le nombre des habitants empèchauient de les recon- & naître (3).
Comme il fallait plus d’une sorte de remèdes à un mal si alarmant, le premier que M. Olier employa fut d’ordonner qu'on lui fit connaître toutes les maisons occupées par les sectaires. Ses ordres furent exécutés, sans appor- {er néanmoins aucun remède au mal : long-temps une troupe clandestine de Luthériens se déroba adroitement à ses recherches, changeant souvent le lieu de ses réunions. Avant appris un jour qu'ils devaient s'assembler pour le prèche, dans une maison de la paroisse qu'on lui désigna, il sollicita d’abord la protection du duc d'Orléans, frère de Louis XELE, qui habitait le palais du Luxembourg; el pour mieux assurer le succès de la démarche qu'il se pro posait de faire, 1! te supplia de lui donner deux gardes. Le prinee les ayant accordés, M. Olier se fait accompagner encore du bailli du faubourg Saint-Germain, et se transporte lui-même au lieu de l'assemblée , où ayant trouvé le ministre en chaire avec trois où quatre cents auditeurs de la secte, il mit le prédicant et tout Pauditoire en déroute. Ils tentèrent encore de continuer leurs conventicules
(1) Saint Vic-
part. p. 450.
Olier, par le père Giry, partie dre, punément (2). Mais les sacriléges auxquels les Luthériens Chap. xv.
(3) Mémoires NW. du Perrier,
(1) Remarq. dans la paroisse, mais ils ne purent échapper à sa vigihistoriq, À. Mn. ‘ F \ Fe AE A p.626, 627.41, lince; il les fit observer de si près, qu'enfin ils se virent P. 177.— Vie de forcés de s'en éloigner pour toujours (D).
M. Olier, par M. ; pe ré L | J \ ) de Bretonvilliers, M, Olier préférait néanmoins à tous les autres remèdes tp. 484.485. , . à
XL. la voie de la douceur et de Ja persuasion , afin de gagner
M. Olier € à l'Éolise les enfants rebelles, autant par l'évidence de la tablit des cou- | férences pour vérité que par les témoignages d'une charité sincère (2),
convertir les, | R a et ends | hérétiques. Pour les préparer à la grâce qu'il désirait si ardemment
{2) Remary.
historiques, L. 1 D. 4 "r particulières (3); et Ja bénédiction de Dieu surpassa
(3) Année Do- : | minieaine, — Vie (OUtES ses espérances, sans doute pour récompenser sa par le père Girt, ana nf nv AT vas 2 Rs en partie tre chap, Are el profonde humilité. « Je voudrais vous supplier en