‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S. Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 383 sur 489 · CHARITÉ DE M. OLIER POUR SES CONFRÈRES · texte numérisé non relu

CHARITÉ DE M. OLIER POUR SES CONFRÈRES

nominie et de con- x , ii , hr dede grand poids, et de très-haut mérite, m'ont témoigné

fat ecclésiastique. \ Ce FaPyr » que cebon prêtre ne devait pas en venir à un accommo-

iégrité, très-capa-

bi » dement; qu'il y allait de l'intérêt universel de l'Eglise; et | Hi bien que pour son CPE - que P » qu'il était à propos que, dans le commencement de (: nonsieur, que si en , ds : Le 4 » celte régence, on vengeàt d’une manière exemplaire un Lu

lait obliger ce gen- Es bind er R !

: Fe 5 » sacrilége si odieux; que cet acte de justice assurerait il

ie, celle reléverait ; SET | » Ja paix et le repos à l'Eglise pendant tout le reste de la

beaucoup l'audace LL Ë Re : il, icoup l'audace » régence, et délivrerait les ecclésiastiques de la vexation (l : d'exercer sur nl ‘ MUR {il tume d'exercer sut » et de l'oppression où ils vivent, surtout dans les pays il

impunéme s nb ns \ k , ; ih le » éloignés de la cour. Car les prêtres n'y ont point de bou- a

J ] n pli ave . . , .

ps de libertinage, » ches pour se plaindre, et ils semb'ent n'avoir que des

ier seigneur ; +. PEN . r A hier monseigneut » épaules pour souffrir. Tous messeigneurs les évêques ont

e Beauvais +, pour

» grand intérêt à cela : ils frémissent pour leurs curés sans |

1 PR 31: we L > a < 5 qui est déjà devenu » pouvoir remédier à celte oppression; vous le savez

Lil n'atte 4 ne à fil ; eLiT n'attend plus » mieux que personne, vous qui, à la campagne, dans les 11 dt L t- î 0S . . , Là , . . | bronL GERNAMEe SON » travaux des missions , avez été témoin oculaire de l |

bon prêtre ne peu

» {ous ces maux, Souvent DIEU vous à fait gémir de com- (b:)

ssiens, pour procé-

» passion sur leur sort, et désirer dy apporter remède ;

étant sur ies lieux

» @L maintenant il vous met en main Pautorité, et vous 4

us SON VENUS me

» donne le pouvoir de délivrer le clergé de l'oppression.

er s'ils devaient de-

» C'est, monsieur, ce que l'Eglise, et tout le corps des cu- |!

dontils gémissent. » rés Vous demandent , et moi le premier, qui ai l'honneur

ur devoir, comme » d'être de leurs confrères : je gémis avec eux, ayant, li a partie de ne point » par votre grâce, parcouru assez de pays pour connaître || gnant le châtiment » les peines et les maux qu'ils endurent loin de la capi- 5 | ègne qui veut faire » tale. Je ine jette done à vos pieds avec ce bon curé, 4 personnes de tres- » pour vous demander le soulagement de PEglise, la ie Oeuresaut. LA

’ ; : | de M, Olier, Pa ME » berté des prêtres, et la très-erande gloire de Dieu (D). 39. |

qui eut des rapports

Les sollicitations pressantes de M. Olier, ses démarches He

, était grand aumônier

réitérées auprès des personnes d'autorité et des évêques (9) Prorès-verbal ae l'assemblée de 1645, — cleroé de France fit sur ee sujet, à la Reine, les remon- 29 décem. 1645. x je Vi :; —9 fevrier et 22 Wances les plus fortes, et les plus pathétiques (2275, et TON quil 1646. à

nt de part aux affaires

furent enfin exaucées. Du moins Fassemblée générale du

ninistre d'Etat et car-

que du Puy, aupres

qui existaient entre

‘nier aumônier de là

+ Les prélats disaient dans leurs remontrances à la Régente ce Des quil

a lieu de croire qu'elles produisirent leur effet, et consolérent le serviteur de Daeu, si zélé pour lhonneur du sacerdoce.

» prêtres dans votre royaume ont été outragés et battus , invoquant »en vain le nom de Duaeu et le vôtre. Des gentilshommes abusant » de Ja force et de l'autorité que Votre Majesté leur a données, se » sont oubliés jusqu'à ce point, que de chasser leurs propres pas- » teurs, et ont usé contre eux de la main et du bâton. Lorsqu'un » ecclésiastique a été excédé par un gentilhomme, la mème main » sacrilége qui a bien osé frapper la personne sacrée du prètre, » est levée pour accabler les spectateurs de ces scandales, s'ils » étaient si hardis que d'aller témoigner devant les tribunaux autre » chose que ce qu'il plait à ces petits tyrans ; d'où il arrive que vos » juges ne pouvant, par défaut de témoignages, asseoir leur justice, ils » sont contraints de laisser le crime impuni. Qu'est-il besoin d'al- » ler chercher des exeinples dans les diocèses éloignés? Aux portes » de votre ville de Paris, et sous les yeux mèmes de Votre Majesté, » on exerce les violences les plus étranges, et ces excès persévèrent + depuis plusieurs années. »

r effet, et consolèour l'honneur du

s et battus , invoquant bentilshommes abusant fu sté leur a données, se ser leurs propres pas- | du bâton. Lorsqu'un |

mme, la mème main 1 nne sacrée du prôtre, In le ces scandales, s'ils Lil ant les tribunaux autre | Y |

, d'où il arrive que vos , asseoir leur justice, ils Qu'est-il besoin d'al-

èmes de Votre Majesté, | fi |

| es éloignés? Aux portes | | 1!

1 ces excès persévèrent | |

NOTE 1, — Ona dit que M, Olicr ne sollicita jamais le privilége conserver le très-saint Sacrement au séminaire ; les choses persévé-

rérent de la sorte jusqu'en l'année 1698, où Parehevèque de Pans (0 Remarques

‘ ; historiques, 11.

accorda cette faculté, ainsi que colle d'adn.iaistrer Les malides de Ta p.16, notr.—ln-

PA ER A ventairegénérut

maison , et d'enterrer les ecclésiastiques sans les pre santecs loglise du séminaire. —

Archives duBioy-

ame, avt. Ad

ministration des sacronments.

A . (3 1 ire

dans sa dernière maladie (2). M. Bourhou fit remarquer qu'on en AR dal

usa différemment à l'égard de M. Frouson, parce eue. depuis plus or LAINE LILE

de Saint-Sulpice (4). Jusqu'alors où avait apporté le ‘uint viatique

de la paroisse au séminaire, comme on ft pour M dc Bretonvilliers

d'un an, dit-il, on avait l'avantogr de posséder le Lebs-soint sucres (3) Récir de ta | morte M Eron ment dans la chapelle du séminoire (5). son, de, into

LE

SUR LA GRAVURE DU TRÉS-SAINT-SAa CREME T7,

NOTE 2. — M. Olier à su y exprimer sec autant de vérité qu de noblesse les occupations de Jésus -CHRisT dans ret adorable Sa-crement, A parait sous la forme d’un agnean consumé deus des flammes, symbole de l'amour dont ie Saint-Esprit P'ombrase: dans

cet état, il s'immole à DrEu son Père, et lui rend les devoirs de fx

religion la plus parfaite , exprimés par des rayons qui s'échagpent de \ toutes parts. Le Père éternel contemple son Fils ainsi immoic à sa gloire, et, les bras ouverts, ilsembie, dans cette coutemplation, recevoir ses hommages avec des complaisinees inetfabies, Ea très-sainte Vierge, la plus parfaite adorairice de Héeus-Carusr, y parail à genoux, les yeux é'evés, transrortée comme hors d'elle-même, et s'unissant à tous les ovoirs que son Fils rend à Dieu pour toute l'Eglise. Enfin sait Jean L'Évangéliste, à l'autre côté, exprime les mêmes sentinients, pour montrer que tous les chrétiens représentés par hu, Goivent adorer aussi l'intérieur de JÉsus-Curisr, et offrir à Dieu le Père, pour toutes les créatures, les hommages que son Fils lui offre sans cesse,

He | fs | M. Olicr à exprimé, par les vers suivants, l'esprit et la pratique F | «le cette dévotion :

à | me | Reconnaissez en ces rayons | Les saintes occupatiors ] | De Jésus-Cunisr, dans ce mystère; .

| Qui veut vivre en ce Sacrement { Comme l'unique supplément De nos devoirs envers son Père. l , | Unissez-vous à Jésus-Curisr : EL donnez-vous à cet Esprit, à Qui le consomme dans ces flammes, l | £t le rend tout religieux î s | De Dieu son Père dans les cieux, I | | Sur nos autels et dans nos âmes. 1 Ainsi vous rendrez en ce lieu, h | Tout ce qu’on peut offrir à Dieu | D'amour , d'honneur et de louanges :

(L Cabinet des Entrant par là dans l'unité Es'ampes de la | . k Le bibl royale. OEu- Des vœux , qu’à toute éternité ere de Mellaïd, Lui rendent les saints et les anges (1). d

NOTE 5.— La princesse de Condé, Charlotte Marguerite de Moni-

L |? morenci, avait été contraite de se condamner à l'exil, pour échapf per aux poursuites d’un grand monarque, dont la puissance serait LI allée l'atteindre jusque dans une terre étrangère, si la Providence

ï n'eût veillé d'une manière particulière à sa conservation. M. Olier

faisant allusion à cette conduite de Dieu sur elle, lui écrivait : « Vous

» ayant été donné de Dies on la manière que je le suis, je ne puis

» vous cacher Ja mesure de sainteté que Dieu demande de votre änie,

I y a bien longtemps, madame, qu'il vous y à préparée, en faisant

» paraître sur vous une protection si extraordinaire, conservant \o-

tre personne à la face de tout le monde, et montrant sensiblement

par là, qu'il désirait faire de vous comme un flambeau de piété

dans votre condition, et montrer en votre personne quelle est

» vocation et l'esprit d'une princesse chrétienne, C'est mème dans

cette vue, que la sagesse et la bonté divine, agissant toujours avec

» tant de douceur et de suavité, vous ont conduite autrefois dans un

pays étranger, pour mettre sous vos yeux un modèle de sainteté,

s, l'esprit et la pratique

re;

mes ,

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