‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S. Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 394 sur 489 · RUE ERRE · texte numérisé non relu

RUE ERRE

de la Vie de M. S'étant présenté à une fenêtre, pour essayer de l'apaide Bretonvilliers, + A : . ee aus ° ou par M, Ban Sr; au même instant on lui lance un pavé, qui, heurer drand, p.142. sement, ne le frappe que légèrement à la tête (3). M

milieu de ce tumulte, pendant que les uns pillent la mai son, brisent et enfonceut les portes des chambres, les autres, ayant à leur tête l'un des anciens prêtres habitués de la paroisse, montent en furieux à La chambre de M. Olier , se saisissene de lui, le tirent avec violence de son appartement, et, sans nul égard ni pour son ci-

ractère el sa qualité de pasteur, ni pour le saint habi {4 Mémoires dont il était encore revêtu, mettent son surplis en pie: : is ces, se jettent sur lni avec emportement, le trainent M. Olier, par M. sur l'escalier ; puis, animés par l'exemple du prètre sacrtdeBretonvilliers, RARE | ; , À , :

tu. p.115.115. lége qui s'était déclaré leur chef, et qui, dans l'escalier XL même , le frappait du pied (4), ils l'accablent de coups, Conduite ad- Jui font souffrir les traitements les plus indignes. mirable de M. ! " à et ae Olier au milien Dès qu'il avait vu entrer les factieux , M. Olier s etait Sr mis à genoux (5), en adressant à Dieu les paroles du nn” sr APNs Sauveur , dans le jardin des Oliviers : "27 est possible, Ms. par M, Les- | ou À ; a 53 chassier , p. 21. faites que ce calice s'éloigne de moi; néanmoins qu'il

éparer. Il se rendit À ne, et y célébra en.

vec Notre-Seigneur, n Père , et se réjouis- , après lequel il avait ipiré. IT était à peine

huit heures du madent en armes sur |:

e qui mettent l'alarme on faisait injustice an ). Aussitôt on ferme ice, pour les empiins y pénétrent néanle presbytère , qui est TL. de Bretonvilliers, ur essayer de l'apaiin pavé, qui, heure ent à la tête (3). An les uns pillent la mai es des chambres, les anciens prêtres habi-

uricux à la chambre e tirent avec violence gard ni pour son ci ii pour le saint habit t son surplis en pie >rtement, le trainent 2mple du prêtre sacri- 4 qui, dans l'escalier ’accablent de coups.

as indignes.

eux , M. Olier s'était Duuu les paroles dt s: 9e est possible, oi; néanmoins qu'il

en soit comme vous voulez , et non comme je veux moi-même ; et, semblable à une victime prête à être immolée à la gloire de Dreu et pour le salut de son peuple, il se laissa prendre, imitant la conduite de l'agneau de Dieu, lié et garotté par les Juifs, n’ouvrant pas même la bouche pour se plaindre. Dreu, qui avait fortifié son Fils dans son agonie , daigna affermir le courage de son serviteur dans un péril si imminent, et lui fit connaître de nouveau que cette persécution, au lieu de détruire l'établissement du séminaire, ne servirait qu'à laffermir et à le consolider. Les factieux, après l'avoir jeté rudement hors du presbytère, en le frappant, el en lui montrant un pistolet prêt à être tiré sur lui, le donnèrent en spectacle à un peuple nombreux que cette scène tragique venait de rassembler (4). On Ile tvaina ainsi dans les rues voisines, toujours en laccablant de coups et d'injures ; en sorte que, de cette grande multitude , il n'y avait personne qui ne proféràt contre lui des paroles injurieuses, ou ne lui fit éprouver quelque autre mauvais traitement (2).

Saint Vincent de Paul, informé du tumulte, survint en toute hâte, résolu de défendre la vie de son ami (3), au péril même de la sienne propre. Il courut, en effet , le plus grand danger , en se jetant au milieu de ces furieux ; car personne parmi eux ne pouvait ignorer que si M. Olier était à la tête de cette paroisse, dont ils le regardaient comme le tyran, c'était à saint Vncent de Paul qu'on devait s’en prendre. Aussi, dès qu'on Le vit dans la foule, on ne se contenta pas de lac- “abler de reproches : aux paroles, on joignit bientôt les coups ; sans respect pour son caractère el sa vertu , ni sans aucun égard aux immenses services qu'il rendait déja au peuple de la capitale. À tous leurs mauvas traitements , il opposait la douceur d'un agneau, sans proférer un mot de plainte , se contentant de

Olier, par le père Giry,partie tre.

ch, XVII.

(2) Vie, par,

de Bretonvilliers,

XIT.

Charité héroïque de saint Vincent de Paul. M. Olicr est conduit au Luxembourg.

(5)Summariun ne pereant probationes ‘in causa V, Vincenti, p. 140.—Epist.

adClementemxx.

Homæ,1709. p.

Re nee nn nm

(1)Vie, par AT.

de Bretonvilliers, ibid, p. 1922. — Giry,ibid.-Baudrand, p. 22.— Année Dominicaine,12 septembre,p. 424.-Recueil sur M. de Lantages, p. 11.

Remarques historiques, t. EL p.

répéter ces paroles , dignes de sa rare charité : Frappes hardiment Saint-Lazare , et épargnez Saint- Sul pice +.

Enfin, après avoir trainé quelque temps M. Olier, les séditieux labandonnèrent à 11 populace, pour aller profiter du dégât que les autres faisaient dans la maison, Ce fut alors, que quelques amis du serviteur de Dire, qui étaient accourus à son secours, se mélant dans là foule , le conduisirent à travers les huées du peuple jusqu'au palais du Luxembourg ; se joignant eux-mêmes aux Sédilieux qui le trainaient comme nn malfaiteur publie , quoique leur dessein fût de le mettre en sireté contre la fureur et la violence (1). Ceux qui s'étaient saisis de lui étant retournés au presbytère, s'emparent de tout ce qu'ils trouvent, volent Fargent, et même un dépôt confié à un ecclésiastique logé dans la maison ; brisent ou emportent les meubles, se saisissent des provisions de la communauté ; et, après s'en être "assasiés , abandonnent le reste au peuple. Comme le projet de construire les bâtiments du séminaire etait

l'un des griefs que l'on reprochait à M. Olier, les fac-

lieux, au milieu de ce tumufte, s'empressent de mürer deux ouvertures, que lon avait percées pour faciliter l'arrivée des matériaux dans le jardin du presbytère L'une des deux n'étant fermée que par des ais, ils k bouchèrent avec des pierres, qu'ils trouvèrent aupies:

+ Ce trait a été déposé dans les procès-verbaux de la canonisation de saint Vincent de Paul, par Nicolas Boutillier, recteur du collés de Beauvais à Paris, qui l'avait appris de la bouehe dé M, de la Barte, alors curé de Saint-Jacques-du-haut-Pas,et qui étant venn, sans doute pour secourir M. Olier son ami,se trouva dans la foule à côté de saint Vincentde Paul,et l'entendit proférer les paroles que nous rapportons. Peatificativnis et canonizationis $. Vincentii de Paulis positio super inlrocuctione causæ, Rom, in-folio,?709,cap. nr Heroicitas virtutum ONU,

EXLE , p. of.

re charité : Frappezs argnez Saint- Sul

temps M. Olier, les ace, pour aller proent dans la maison, serviteur de Dir, , se mêlant dans là iuées du peuple jusjoignant eux-mêmes mine un malfaiteur de le mettre en sùnce (1). Ceux qui nés au presbytère, ent, volent Fargent, lésiastique logé dans s meubles, se saisisé; el, après s'en être a peuple. Comme le s du séminaire etait à M. Olier, les facempressent de mürer ercées pour faciliter rdin du presbytere e par des ais, ils Ki

S Lrouvêrent aupies

erbaux de la eanonisation illier, recteur du collése bouche de M. de la Barté, qui étant venu, sans doute ns la foule à côté de saint oles que nous rapportons.

> Paulis positio super tntro-

Leroicitas virlutum onu,

et n'ayant point sous la main le mortier nécessaire , ils en (1) Atestations ‘ N , ) ‘a autographes , p.

vinrent à cet excès de fureur que de répandre des pièces 164: — Remarques historiques, tr p.225. — Vie, par M. de : & Bretonvilliers, t, L'homme de Dieu fut reçu au palais du Luxembourg 11, p. 125. 196. avec tout le respect que méritait sa vertu. La maréchale XL. Fe , nr ee ‘ Calmeinaltéd'Estampes l'accueillit dans son appartement , lui donna ,,pje de M. 0-

à diner , et se signala en cette occasion par les bons ru Son humieo.

entières de vin, et de le mêler avec la terre et le plâtre pour s'en procurer (1).

offices qu'elle s'efforça de lui rendre (2). Ne sachant dans (2) Ibid, pag.

quel état on l'avait laissé, M. de Bretonvilliers courut au (re

Luxembourg, où il le trouva dans un calme aussi parfait,

que s’il n'avait eu que des sujets de consolation et de joie.

« [Il ne me parut nullement ému, dit-il, et je n'aperçus

» pas en lui la moindre altération. Ce fut pour moi une

» très-forte conviction de la plénitude de l'Esprit qui le

» possédait ; mais ce qui m'étonna singulièrement, ce

» fut la manière dont il parla des auteurs de la persé-

» cution. Pendant que chacun les condamnait, et quali-

» fiait leurs procédés comme ils le méritaient, non-seu-

» lement il les excusait, mais il témoigna tant d'estime et

» d'affection pour leurs personnes, que j'en conçus de la (3) lie, parle

» peine (3). Je crus même devoir lui dire à l'oreille , Ru

» que les louanges qu'il leur donnait, étaient capables

» de faire retomber sur lui tout le blâme de cet événe-

» ment: m'ayant entendu, il se contenta de sourire à ce

» que je lui disais, et continua de parler d'eux aussi (% Fi, par. k ; . ; CR de Bretonvilliers,

» favorablement (4). » Ce calme inaltérable, était Le 41. p. 127.

fruit des peines intérieures, qu'il avait autrefois éprou-

vées. Se jugeant digne de toutes sortes de rebuts et de

mépris, devant Dieu et devant les hommes, les affronts

les plus sanglants ne pouvaient altérer en rien Ia paix (5) Mémoires,

de son cœur (5). « Hélas! misérable que je suis, di- RSS,

» Sait-il, c'est moi qui, par mes grandes infidélités,

» fais naître tous ces obstacles au service de Dreu :

» mon indignité en est la seule cause. »

L'affaire est

La paroisse demeura sans pasteur , depuis le jeudi

portée au Con- jusqu'au samedi suivant, le presbytère étant toujours

seil-d'Etat. On y accuse Saint Vincent de Paul,

(1) Attestations autographes, p.

3) Fiedesaint Pincent, par Co!del, Le 1 p, 415.

occupé par les factieux. Pendant ce temps, le service divin fut interrompu à l'église paroissiale, et lon crut devoir porter le saint viatique aux malades sans aucun appareil, pour prevenir les excès auxquels l’exaspérition des esprits aurait pu donner lieu (1). M. Olier, de concert avec les marguilliers, et plusieurs des plus notables de la paroisse, présenta requête au Conseil d'Etat, pour être rétabli dans sa cure. L'abbé de Saint-Germain fit de son côté la même demande. Mais le Conseil n’était pas favorable à M. Olier; du moins plusieurs courtisans paraissaient résolus à le traiter avee rigueur , comme étant la cause d'unesédition , qui avait mis en mouvement Lou un grand faubourg de la capitale ; d’autres en rejetaient, par erreur, tout le bläme sur saint Vincent de Paul, qu'ils croyaient être le supérieur de M. Olier : et cette impuiation donna lieu d'admirer combien la charitc avait jeté de profondes racines dans le cœur de ce saint prêtre. Depuis la mission prèchée à Saint-Sulpice, en 1641, par les ecclésiastiques de la Conference «de Saint-Lazare, que l'on appelait indistinetement du nom

de Missionnaires, quoiqu'il ne fussent point membres

de la congrégation de la Mission , on avait continué de donner ce nom aux prêtres de M. Olier *” , qui, par leurs prédications, leurs eatéchismes , leurs conférerces, el par toutes les œuvres de zèle auxquelles ils se livraient , semblaient faire, dans Lx paroisse, nne mis sion continuelle. Conme douc saint Vincent de Pal était le chef des eonférences de Saint-Lazare et des prêtres de la Mission , plusieurs, à la ville et à la cour, murmuraient hautement contre lui, le regardant comme a cause de ce grand tumulte, quoiqu'il n'y eùt eu aucune part; et, dans le conseil de la Reine, on censura

vivement sa conduite (2).

ur, depuis le jeudi ylère étant toujours e temps, le service issiale , et l’on cru malades sans aucun uxquels l'exaspéreu (1). M. Olier, de usieurs des plus note au Conseil d'Etat.

bé de Saint-Germain lais le Conseil n’était plusieurs courtisins igueur , Comme étant en mouvement tout autres en rejetaient, nt Vincent de Paul.

e M. Olier : et cette combien La charité lans le cœur de ce

‘hée à Saint-Sulpice , > la Conference de istinctement du nom Sent point membres 1 avait continué de Olier * , qui, pur es , leurs Conférercle auxquelles ils se paroisse, une mis WU Vincent de Pal “uint-Lazare et des a ville et à la cour, le regardant comme iqu'il n’y eût eu au- | Reine, on censura

« FL lui eut été facile , dit Abelly, de se mettre à cou- XV.

vert de ce blâme , en déclarant que les prêtres de Saint-

SaintVincent prend sur lui

Sulpice n'étaient point de sa congrégation, et qu'ils tout le blâme

de cette émeu-

n'avaient aucune dépendance de lui; comme il était te, vrai, et eomme il le déclarait toujours, en d’autres occasions, quand on voulait lui attribuer le bien qu'ils faisaient. Néanmoins , en cette fàcheuse rencontre , quoiqu'il n'eût aucune part dans le différend , qui était le sujet du vacarme, il ne voulut pourtant jamais dire un seui mot, pour désabuser ses accusateurs et se

justifier sur les reproches qu'il en recevait. Au contraire, pour pratiquer l'humilité, et tout ensemble, faire paaire l'estime qu'il avait de M. Olier, et la part que sa charité lui faisait prendre en tous ses intérêts, qu'il estimait irés-justes , il prit son parti et celui de ses ecclésiastiques. Il défendit leurs intérêts plus hautement et bien mieux qu'il n’eût fait les siens propres. Et lorsqu'on les blàmait, et qu'on leur donnait le tort, il leur servait d’apologiste , et il disait tout le bien qu'il pouvait de leur vertu, de la sainteté et de l’uti-

lité de leurs emplois :

en sorle que, pour conserver

leur réputation , il exposa volontiers la sienne, etil ne fit point de difliculté de mettre, en quelque façon , sa compagnie à la merci de cel orage, pour tàcher d'en exempier M. Olier et les siens, et leur procurer la paix el la tranquillité. Ce procédé de M. Vincent, qui sem-

blait si contraire à la prudence humaine, étonna di-

verses personnes ; et quelqu'un de ses amis lui ayant

demandé pourquoi il avait agi de la sorte , il lui ré-

pondit : Qu'il pensait que tout chrétien y était obligé ;

el qu'il croyait qu’en se comportant comme il avait fait,

il avait suivi les maximes de l'Evangile. C'était l'es-

time très-grande qu'il avait de la vertu de M. Pabbé

Olier , qui lui donnait ces sentiments , et qui lui fai-

sait regarder ses saintes entreprises, non comme un

2° part.

554 PARTIE It, LIV. IV. PAROISSE, — 1645.

A) Abel. Vie * ouvrage particulier, mais comme un bien public, à la Ms. div. a. chap, » Conservation et à la défense duquel un chacun était pi » obligé (1). »

nl — Cependant le Conseil-d'Etat ne voulant point terminer renvoyée au cette affaire, de peur, sans doute, de compromettre

Parlement, Le (2 , ‘ , NET prince deCondé l'autorité de la Régente, si son jugement n'apaisait pas

sollieite contre ‘ faits ‘ , n ‘ ‘ Dovla » ‘ à r 4! a séditio la renvoya au Parlement, le lendemain M.Otier:la Rei. Lt SEdILiON , ve '

ne prend sa dé- 9 juin , en ordonnant d'informer. Dès que les ennemis fense, . :

de M. Olier surent que le Parlement devait prononcer

d'une manière définitive , ils s'efforcèrent de grossir leur parti , et y firent entrer plusieurs personnes des plus qualifiées du faubourg Saint-Germain, qui mirent tout

on œuvre pour prévenir contre lui l'esprit de ses juges :

jusque là que le prince Henri de Condé alla lui-même au

Parlement , et sollicita publiquement contre M. Olier,

| avec une chaleur capable d’ébranlter ceux mêmes qui

| lui auraient été le plus favorables. Au plus fort de l'orage,

et lorsque tout semblait être désespéré pour M. Olier,

Duuu prit en main sa défense. La princesse de Condé,

tandis que son mari poursuivait le serviteur de Du,

(2) Vie de M. alla elle-même visiter les juges, et prit ses intérêts avec Olier, par M. de i AP ñ »e na + Bretonvilliers, t, AUlant de zèle et d'affection, que s'il se fût agi de quel- M.p.12%8 Qu'un de ses proches (2). La duchesse d’Aiguillon, et | d'autres dames de la plus haute qualité, joignirent leurs instarives à celles de la princesse. Enfin la Reine elleméme fit solliciter le Parlement en faveur de M. Olicr. « Au milieu de ces excès, commis contre nous et nos » prêtres, écrivaitil, toute créature S’est armée pour » nous punir. Dieu à voulu manifester à l'extérieur sa » colère, en la personne de M. le Prince, qui tenait » comme la place du Roi, et qui alla au Parlement pour L 1 » SoHiciter la vengeance des juges. Mais S'il y à eu quel- » qques personnes qui m'aient soutenu, ce sont celles qui

» Lenaient pour moi la place de la très-sainte Vierge, l'avocate des pécheurs , et qu'elle remplissait de sa

un bien public, à la el un chacun était

lant point terminer de compromettre nent n'apaisait pas nt, le lendemain S que les ennemis , devait prononcer ent de grossir leur ersonnes des plus |, qui mirent tout sprit de ses juges : Lé alla lui-même au contre M, Olier, ceux mêmes qui lus fort de l'orage, ré pour M. Olicr, incesse de Condé, erviteur de Drew, ti ses intérêts avec se fût agi de quel:

se d’Aiguillon, et é, joignirent leurs fin la Reine elleveur de M. Olicr, ntre nous et nos s'est armée pour 1 à l'extérieur sa Prince, qui tenait u Parlement pour is S'il y à eu quelce sont celles qui ès-sainte Vierge, remplissait de sa

PENSÉCUTION SUSCITÉE CONTRE M. OLIEN. 555

» charité et de sa miséricorde. Sainte Anne, à qui j'ai » toujours confié le temporel de mes affaires, à eu com- » passion de moi, en la personne de la Reine , et sans les

» sollicitations de ces dumes auprès des juges , images (1) Yém. au,

melti : , s A . de M, Olier ,t,

» de la jastice de Dieu, il n'y eût point eu de paix y, p. 135. 134, , d / (44

» pour moi (1). » 135.

M. Olier, selon la pratique de ce temps (2), alla de son ” MUR Lost 4-5 . . ICT ChOrcôté informer ses juges, pour leur exposer loutes les che son appui circonstances sur lesquelles ils devaient asseoir leur sen- 2" DtEU.Sacha- | | ; ; rité pour ses tence, Mais on eut lieu d'admirer en cette rencontre ennemis. ce tits « di (2) Abelly iv.

la parfaite tranquillité de son âme , et son entière COn- sn chap. xvur. fiance en Dieu. Passant devant l'église Notre-Dame, en .. . A" Yanniéutast! , CAT LEE se rendant au palais, il pria l'ecclésiastique qui l'accom (3) Esprit de pagnait de lui permettre d'y entrer, selon sa coutume ; 3, Ober n LE om is Er. , p.9.— Vie par et s'étant mis à genoux devant la chapelle qui était dé- y, de pretonvit= liers Loup. 150, 131. Giry. part, heures immobile, et en oraison (3), Il était convaincu 1: chap. xvir.

diée à la très-sainte Vierge , il y demeura l'espace de deux

qu'il ne devait point mettre sa confiance dans le secours des hommes , et que l'empressement , dans les affaires de celte nature, est plus propre à les ruiner, qu'à les faire réussir +. [1 était alors plus assidu à l'oraison , non seulement pour trouver en Dreu la force et le courage nécessaires dans ces épreuves, mais aussi pour ne pas recourir aux créatures, ni s'épancher en elles, dans le temps où la nature, privée des consolations d'en haut est si portée à rechercher celles des hommes. [Il aurait as ; e Fun (4) Esprit de cru même se rendre coupable d'une grande infidélité , 3, Otier. t. ur. s'il se fût alors appuyé sur eux le moins du monde (4), P- 19: Une personne , qui allait recommander la cause de M. Olier à l’un des premiers magistrats, demanda au serviteur de Dieu ce qu'elle pourrait alléguer contre

* Saint Vincent de Paul en usait quelquelois de la sorte dans les procès un peu considérables, que la compagnie était obligée d'avoir. Abelly. «bid,

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