‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S. Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 398 sur 489 · DE PACE ET · texte numérisé non relu

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sorte qu'à le voir, on eût cru que ce prisonnier était son

meilleur ami. [n'en demeura pas là : il saisit toutes les

occasions pour demander sa grâce à la Reine. Cette prin-

cesse se moutra d'abord inflexible , répondant qu'il était

détenu pour des raisons d'Etat. Mais, à la fin, se voyant

si importunée par le serviteur de Dr£u, et par les per-

sonnes puissantes qu'il faisait encore agir, elle accorda

la liberté du coupable. M. Olier en eut depuis toute sorte

de soins , jusqu'à ce que, ne pouvant plus lui continuer

lui-même ses bons offices, à cause de ses infirmités, il

en chargea M. de Bretonvilliers, son successeur, Une

aatre personne , qui lui avait fait aussi tout le mal qu'elle

avait pu, étant tombée malade à l'extrémité, il se pré-

senta pour l'assister à la mort, ravi de trouver cette oc-

casion, de lui témoigner sa charité, et it la disposa à

mourir saintement, Enfin, il donna constamment, surtout

à l'occasion de cette sédition, des marques si éclatantes

et si publiques de son amour envers ses ennemis, qu'on

(1) Esprit de disait, dans le faubourg, qu'un moyen d'en recevoir cer-

M, Olier. {ainement des bienfaits, c'était de lui faire du mal (1).

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