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sorte qu'à le voir, on eût cru que ce prisonnier était son
meilleur ami. [n'en demeura pas là : il saisit toutes les
occasions pour demander sa grâce à la Reine. Cette prin-
cesse se moutra d'abord inflexible , répondant qu'il était
détenu pour des raisons d'Etat. Mais, à la fin, se voyant
si importunée par le serviteur de Dr£u, et par les per-
sonnes puissantes qu'il faisait encore agir, elle accorda
la liberté du coupable. M. Olier en eut depuis toute sorte
de soins , jusqu'à ce que, ne pouvant plus lui continuer
lui-même ses bons offices, à cause de ses infirmités, il
en chargea M. de Bretonvilliers, son successeur, Une
aatre personne , qui lui avait fait aussi tout le mal qu'elle
avait pu, étant tombée malade à l'extrémité, il se pré-
senta pour l'assister à la mort, ravi de trouver cette oc-
casion, de lui témoigner sa charité, et it la disposa à
mourir saintement, Enfin, il donna constamment, surtout
à l'occasion de cette sédition, des marques si éclatantes
et si publiques de son amour envers ses ennemis, qu'on
(1) Esprit de disait, dans le faubourg, qu'un moyen d'en recevoir cer-
M, Olier. {ainement des bienfaits, c'était de lui faire du mal (1).