‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S. Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 401 sur 489 · XIV. p · texte numérisé non relu

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» conduite, mais parce que ce serait la volonté de mou » maître , que je veux exécuter invariablement (1). »

Se voyant cependant pressé de toutes parts, M. Olier crut devoir examiner si Dieu n'aurait pas suggéré luimême à M. de Corneillan la pensée de quitter son siége en sa faveur; et si ce n'était pas un moyen ménagé par la Providence , pour qu’il renonçat à la cure de Saint-Sulpice (2). En balançant ainsi sur le parti qu’il avait à prendre , il ne doutait pas d'avoir exécuté les ordres de Drev dans l'établissement du séminaire déjà commencé : Dieu l'avail assez assuré par lui-même,et par le conseil de directeurs très-expérimentés , de sa volonté à cet égard. Mais sa régle invariable avait toujours été de soumettre à ses supérieurs les lumières qu'il recevait de Dieu, et d’exécuter ponctuellement leurs ordres , quoiqu’ils pussent être entièrement opposés aux lumières d’en-haut , qui lui paraissent les plus assurées (3). 11 résolut donc, dans ces circonstances , de s’en rapporter à la décision pure et simple de l'abbé de Saint-Germain , son supérieur naturel. Il alla en conséquence lui faire part de ses dispositions, l’assurant que, si ses services lui étaient agréables, il continuerait de les employer pour le salut du troupeau dont il était chargé , et ne penserait nullement à l'évêché de Rodez; que si, au contraire, il ne le jugeait pas propre à gouverner la paroisse de Saint-Sulpice , il s’en retirerail aussitôt, n'ayant rien plus à cœur que de se conforer aux ordres de la Providence, qu'il reconnaîtrait dans les siens. Quoique Fabbé de Saint-Germain eût été opposé jusqu'alors aux desseins de M. Olier, un langage si désintéressé lui inspira la plus grande estime pour sa personne. [E admira son humilité, lui témoigna la plus grande joie de le voir curé du faubourg, le pria de ne point penser à un changement , l’assura de sa protection pour l'établissement du séminaire, et lui promit de la manière la plus expresse de seconder cette œuvre, l'assu-

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rantmême qu'il lui tardait d'en accélérer l'exécution (1). {1)Vie, parM. , …. Ne ‘ de Bretonvilliers.

Un dénouement si inattendu surprit tout le monde ; et les __ pie du même, amis du serviteur de Dieu eurent lieu d'admirer coinment per Ad h Us M F ; ; : PArs : parc, . CUap.

celte même persécution, qui paraissait faite pour ruiner le xvt.— Remarpee te cd at A pe A Re ques histuriques, séminaire , était devenue le principe auquel il devrait son , 1, p. 45, 293, existence. « Ce petit corps, disait dans la suite M. Olier, » été engendré dans la persécution et au milieu des tra- (2) Lettres aut. » verses du démon et du siècle (2). » De plus, pendant 4: fier, p.2. que l'abbé de Saint-Germain s’en déclarait le protecteur, où parvint à apaiser et à satisfaire M. de Fiesque. T1 est vrai que ce ne fut pas sans beaucoup de peine : tout le temps que durèrent les négociations, les gardes étaient | k : < ee (5) Vie, par toujours aux portes du presbytère ; et ce ne fut qu'après pr. 4e Breronvil-

ans ours tilités a nar , liers,t.11.p.140. Le Le Ü Li (I quarante jours, que les hostilités de la part des parents Pos D pète

curé cessèrent entièrement , Giry, parl. 1re. nie LT , 4 , Ch. XVII. —Anmoins toutefois par la voie de l'autorité, que par la gé- pe Dominicaine. irosité avec laquel I. ter r : bi » la — Vie de DT. nérosité à aquelle M. Olier rendit le bien pour le, doise, Ms. mal (3). in-40.

M. de Fiesque voulut avant tout qu'il reprit le prieuré XXX. le Cliss / ii “il: éxtoc l F Générosité de de Clisson (4), puis il exigea non plus une pension de M. Olier et de mille écus, comme en 1642, mais une rente de dix mille S€5 Amis pour | : : . satisfaire M. de livres, en dédommagement de la prétendue injustice dont Fiesque. ‘cn niniono! ; . NUE (4) Autestations il se plaignait. Les amis du séminaire firent tous leurs 4x. p. 257. efforts pour dissuader M. Olier d'un accommodement si dispendieux, et qui, en effet, devait attribuer à M. de Fiesque le revenu annuel de la cure. Il leur fit cette réponse : «Si » JÉSus-CuriIST veut que nous donnions notre lunique à

et des amis de l'ancien

» Celui qui nous demande notre manteau, pourquoi ne nous » dépouillerions-nous pas de quelque chose en faveur de » celui qui nous demande trop et sans raison ? Comment se- » rions-nous prêts de donner notre vie pour l'amour de (3 Vie, par » Notre-Seigneur , si nous appréhendons de nous défaire De data » de choses qui nous touchent beaucoup moins (5)? D'ail- 140. De » leurs, l'argent doit être regardé comme rien, quand » il s'agit des intérêts de Jésus-Curisr; et ses véritables

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