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(1)Remarques narque accordait aux communautés du royaume (1). Ces
historiques, À. 1
(2) Archives du Royaume, ibid.
lettres sont un monument trop honorable à la piété du souverain , et à celle de la Régente , pour n’en pas donner ici un aperçu. Le Roi y rappelle que M. Olier et ses ecclésiastiques lui ont exposé le dessein que la bonté divine leur avait inspiré de se réunir en communauté, et d'employer leurs biens, leurs soins et leurs travaux à l'instruction des jeunes gens qui aspirent aux ordres sacrés, où qui y sont déjà parvenus, afin de les former au culte divin , au chant et aux cérémonies de l'Eglise , à l'administration des sacrements , et à la prédication de la parole de Dieu. Trappelle pareillement les services qu'ilsavaient rendus en quelques diocèses, spécialement dans celui de Paris, à Vaugirard, et au faubourg Saint-Germain. « Étant bien » informé, dit-il, en quelle recommandation les rois nos » prédécesseurs ont eu ces établissements , qui tendent à » la gloire de Dieu, et à l'avancement de son service; et à » quoi nous oblige le glorieux titre de protecteur de l'E- » glise; sachant d’ailleurs avec quel zèle , quelle sagesse » et quelle affection particulière , la Reine régente , notre » dame et mère très-honorée, à maintenu et favorisé » M. Olier et les autres exposants : voulant aussi, de notre » part, contribuer aux fruits que nous nous promettons » d’un si louable établissement , faisons savoir que nous, » de l'avis de la Reine régente, notre dame et mère, de » notre pleine puissance et autorité royale, confirmons » et approuvons l'association desdits exposants, pour eux » et pour ceux qui, dans la suite , voudront se joindre à » leur compagnie, avec pouvoir d'accepter legs, fonda- » tions et donations , aiusi que les autres corps et com- » munautés reçus dans notre royaume ; aux Conditions » de prier Dieu pour nous, pour notre dame et mère , nos » successeurs rois, et pour la paix et tranquillité de l'É- » glise et de notre Etat (2). » Ces lettres furent expédiées à Paris, vers la fin de l’année 1645
, et signées par le
royaume (1). Ces ble à la piété du n'en pas donner . Olier et ses ece la bonté divine nunauté, et d'ems travaux à l'inux ordres sacrés, »s former au culte glise , à l'adminison de la parole de squ'ilsavaient renans celui de Paris, nain. « Étant bien dation les rois nos nts , qui tendent à e son service ; et à protecteur de l'Ele , quelle sagesse ne régente , notre nienu et favorisé ut aussi, de notre nous promeltons ; SAVOIr que nous, lame et mère, de yale, confirmons posants , pour eux dront se joindre à pter legs, fondaes Corps el Com- >; aux Conditions ame el mère , n0S anquillité de l'Éfurent expédiées et signées par le
PERSÉCUTION SUSCITÉE CONTRE M. OLIER. 577 jeune Roi , alors âgé de sept ans, en présence de la Reine régente. L'année suivante , elles furent enregistrées au grand Conseil, et celles de l'abbé de Saint-Germain, à lof ioinlité de ec abbav (4) Archives du licialité de cette abbaye (1). Royaime: IN,
L'établisse = ment du sémitout genre, le séminaire et la compagnie de Saint-Sulpice naire des. : ; , : , | pice ne peut à= furent établis (2). « Ne nous appuyons qu'en Drev, disait tre attribué » M. Olier, après un acte si éclatant de Ia protection di- 4? Dreu seul,
iva. er ,: P Ps acte St ecCHalant qe ] otectui0 l (2) Remarques
» vine, el ne nous confions qu’en lui seul , pour le succès ie t. : x En ; : e P. «— Vic, pa » de l'œuvre dont il nous à confié l'établissement. Ne re- {e P. Giry, part. 1 Chap. xvI. — L'Année Domini-
» au milieu de toutes les tempêtes. Plus elles auront été cine. - Piganiot : | . de da force, À.
» violentes , plus elles feront éclater sa sagesse, sa puis: ver. p. 552. —
Hurtant et Ma-
ny ,; Le AV, Pe
» sent jamais davantage, que lorsque les œuvres qu'il a 621-
» commencées réussissent malgré la rage de l'enfer, et
» la persécution de l'homme. Abandonnons-lui toutes
» choses , et demeurons tranquilles dans l'attente de son
» secours. Quand nous verrions tout le monde soulevé
» Contre nous, jamais il ne faudrait quitter l'œuvre où il
C'est ainsi que, contre toutes les apparences humaines, et au milieu des contradictions et des persécutions de
» gardons jamais que lui, et il nous conduira sûrement
» sance et son amour. Ses aimables perfections ne parais-
-» nous appelle, puisqu'il peut, en un moment, dissiper tous
» ces nuages , et faire de nos plus grands persécuteurs, » nos plus fidèles amis. O! qu'il faut peu se fier aux » grands, et aux enfants des hommes. H fallait que je » visse ce que j'ai expérimenté, pour être confirmé dans » celle vérité, autant que je dois l'être. Qu'il est doux de » faire l'œuvre de Dieu en son Fils, et par les voies de » l'esprit d'humilité, de pauvreté et de simplicité, Notre- » Seigneur m'a appris une bonne fois, comment il voulait » que je me retirasse des grands , et que je prisse garde » d'établir ma confiance en leur crédit, La jalousie de ° Dieu, pour l'œuvre qu'ilm'a commise, a paru en ce qu'il » à toujours écarté les grands , et qu'il les à rebutés toutes les fois qu'ils se sont présentés pour y prendre part;
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