‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S. Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 404 sur 489 · TS ES · texte numérisé non relu

TS ES

rire D nimes En

(4) Lettres spirituelles de M, Olier, p. 50.

Dieu venge M.Olier en chàtiant plusieurs de ses persécuteurs,

(2)Ps. 104. v.

Olier, par le père Giry, partie tre, chap. xvur.

» afin que lui seul für reconnu pour l'auteur de cet ou- » vrage , qui serait attribué aux hommes, s'il y avaient » donné leur protection (4). »

Après la conclusion de cette grande affaire, M. Olicr ne pensa plus qu'à solliciter la grâce des coupables dont on poursuivait la puniticn. Pendant qu'il disposait en leur faveur les juges de la terre, il priait ardemment le souverain Juge de changer la disposition de leurs cœurs, C'était 1 toute la vengeance qu'il tirait de leurs excès, Mais Dieu , qui frappe souvent dès cette vie ceux qui l'outragent dans la personne de ses ministres, au mépris de cette défense : Gardez-rous de toucher à mes oints (2), vengea son serviteur d’une manière éclatante, par les chàtiments qu'il exerça sur plusieurs (3). Je n'en rapporterai qu'un exemple , dit M. de Bretonvilliers, pour ne pas rappeler ici le souvenir de plusieurs personnes qui ont éprouvé visiblement les rigueurs de la justice divine. Un an, jour pour jour , après l’horrible scène qu'on a rapportée, comme un de ceux qui avaient montré le plus d'àcharnement contre le saint prêtre entrait dans une maison de là paroisse, un chien, qui n’avait jamais blessé personne, se jeta sur lui avec fureur, sans avoir été irrité, et le déchira si cruellement , que cet homme en fut malade à l'extrémité. Le danger devint en peu de jours de telle nature, qu'on lui administra les derniers sacrements. M. Olier le visita souvent dans sa maladie, le traita avec la bonté d’un ami et d'un père, pria pour lui avec tant de charité et de larmes, que la santé lui fut rendue; mais il n’en jouit pas long-temps. Lorsqu'il passait un jour, à l'entrée de la nuit, dans la ruc des Cannettes, voisine de la cure, il rencontra un cava-

lier, qui, dans un accès d'emportement dont on ignore la cause, lui déchargea dans la tête un coup de pistolet, dont il mourut sur-le-champ ; et cette mort tragique jeta M. Olier dans une peine dont il lui fut beaucoup

auteur de cet oues, S'il y avaient

affaire, M. Olicr es coupables dont | disposait en leur rdemment le sou- \ de leurs cœurs, it de leurs excès, vie ceux qui l’outres, au mépris de à mes oints (2), Mante, par les chàe n'en rapporterai ers, pour ne pas personnes qui ont justice divine. Un ne qu'on à r'apporontré le plus d'àit dans une maison jamais blessé per- 1s avoir été irrité, et homme en fut ten peu de jours

les derniers sauns sa maladie, le

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que la santé lui ong-temps. Lorsnuit, dans la ruc encontra un cayaht dont on ignore un coup de pistoette mort tragique L lui fut beaucoup

plus diMicile de se consoler, que des affronts et des vio- 1) Vie v- M,

< < Olier, par M, de

lences dont elle lui rappelait le souvenir (1). Fond L im t.

A l'occasion de la persécution qu'on vient de racon- " P: 141: 142. ter, et des prétentions si excessives de M. de Fiesque, XXXVI:

NE * M.Olierper-

M. Olier permuta son abbaye de Pébrac avec celle de mute l'abbaye

, * TT : de Pébrac avec

Cercanceau, de l'ordre de Citeaux , au diocèse de Sens, selle de Cer-

que possédait alors M. Félix Vialar *. I voulut, en lui Anceanx.

, ! à 14 " NOTE b.

cédant Pébrac, bénéfice d’un revenu plus considérable M

(2)Histoire des

que Cercanceau, dédommager ce prélat, qui s'était ads QUES

, TP ‘ T iers, LEE, ch,

dépouillé, comme on à vu, pour apaiser M. de Fiesque; xzvin p. 723.

L aendrait aneei ‘AvA ‘hs . nanviandoass —Réglements du

il espérait aussi que l'évêque de Chèlons parviendrait "eu Ro-

à établir la réforme dans ce monastère , comme il fit chefoucauld, t,

en 1649, en y introduisant les Genovéfains (2). Pour mé- FL Ge OnL

nager ce dernier accommodement, M. Olier augmenta ND. 734.

le revenu de l'abbaye, au moyen d'un bénéfice qu'il y

joignit, et procura par là que le nombre des religieux, (5) Mém. auto- Se \ À 6 : } PAPAS graphes de M.

réduit par son père à dix-huit, fût porté à vingt-un, Or, & v. p.

comme le supposaient les anciens titres (3). I re- 156:

garda même la violente persécution suscitée contre lui,

à l'occasion de M. de Fiesque, comme un moyen dont

Dieu avait voulu se servir, pour venger sur lui une au-

tre faute que son père avait commise, en lui procurant

l'abbaye de Pébrac, ainsi que nous l'avons déjà raconté.

« Dans ce traité de l'abbaye, dit-il, mon père s'était com-

» porté avec une grande inadvertance, ayant usé de con-

» seils très-larges , donnés por des casuistes , et il a fallu

» que la punition en soit retombée sur moi. (4). Il me (4 Ibid. pag. » semble que c'est une justice si admirablement conduite,

» qu'il ne se peut rien dire davantage. Il est vrai que,

» regardant les choses par le dehors, et selon l'exté-

» rieur, il y à eu une grande rigueur partout ; mais

» selon Dreu et sa justice, il n'y à eu que douceur et (1) Mém. au. » modération. [I faut même adorer cette clémence avec MT ds » grand amour , et s’y soumettre avec une particulière ee . : révérence (1). »

ES

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