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de la nouvelle église (car il n'y avait alors que cette partie de bâtie) , et sur le premier plan, saint Sulpice revêtu des ornements pontificaux, et à côté M. Olier en étole pasto-
Le pr rale ; au-dessous , on lisait une allocution en vers , que LP. 04, Fret . * . , . L . .
ler, Dictionnaire, Saint Sulpice était censé adresser aux paroissiens, pour article Languet, pe nr ue F'RRPSENE ET IRAN PETER. at JU. (2) Sermonsde eS Engager à contribuer à la continuation de cet édifice. La Four ds Pin, Ce moyen réussit au-delà de ce qu'un pouvait en attendre ; ibid, p.229,255, < , A ’ + 255. 236.—he- quoique M. Languet n'eût que cent écus en ‘aisse, lorsmarq, histori= os ! it CERN !, FE ques, Lau, p. JU il reprit les travaux (1), l'ouvrage néanmoins ne fut TR 951. 935. jamais interrompu faute de secours, et l'achèvement de ce vaste monument, par les soins d'un seul homme, à passé * NOTE 2, : : ‘ avec raison pour une sorte de miracle (2) *.
” ee : M. Olicr, prévoyant cependant que ce bâtiment ne pou- Stablissemen F F tac : ne de la succursa- Vait être achevé qu'après bien des années, sollicita l'érecl ite : Sainte— ,: , ART , , ne te tion d'une nouvelle église dans le faubourg. L'abbé de (S)4rchives du Saint-Germain accueillit sa demande, et par ses lettres pa- Royaume, section EE , historig.L.1224. tentes de 1647, approuva M création d'une nouvelle
A paroisse, sous le titre de Saint-Maur , dans le Pré-aux- 2, os Clercs (3) : on appellait ainsi l’espace qui est entre les rues paroisse Sais - de Verneuil et de Bourbon, et qui s'étend le long de là D En Seine vers l'hôtel des Invalides (4). Mais les marguilliers
du Royaume. — @1 les parvissiens de Saint-Sulpice, ayant prié l'abbé d'é- Remarques his , : : , uriques, tn, riger, au lieu d'une paroisse nouvelle, une simple succur- ). 654. on , . 1, s . , | (3) Archives du SA, qu'ils S'obligeaient de bâtis à leurs frais, l'abh Roraume, L. qétermina la ruc de Bourbon pour y fixer la nouvelle suc- 1220.—Juridic- . £ , tion , folio 75. cursale , dans une maison qui fut transformée en chapelle, verso. 76. y ‘ ‘a : Yi uifE et bénie solennellement le jour de la Purification 1648 (5. (6) Vie de M Dès ce moment on commença à la désigner sous le nom / a ( C - ° x | . . . .
de Lantayes,lix, de Sainte-Anne, ou de Petite Paroisse. M. Olier y en- En. XXEIV.P.45. re . 4 , P-9+ voya d'abord des ecclésiastiques pour y prècher (6), confesser et faire le catéchisme ; ensuite, il y en établit d'une manière fixe, pour le service de ce quartier, forma ainsi une seconde communauté, Mais ayant bien tôt remarqué que cette séparation contribuait peu
salut des âmes , et que d'ailleurs la ferveur de ces ec-
— 1646, ors que cette partie t Sulpice revêtu des lier en étole pastouion en vers , que paroissiens, pour ion de cet édifice.
ouvait en attendre ; us en vaisse, lors- » néanmoins ne fut et l'achèvement de seul homme, à passé @)7.
re bâtiment ne pouées , sollicita l'érecubourg. L'abbé de et par ses lettres paion d'une nouvelle r, dans le Pré-aux-
uiest entre les rues tend le long de là lais les marguillicrs ant prié l'abbé d'e-
, une simple succur-
leurs frais, lab ixer la nouvelle suc sformée cu chapelle,
"urification 1648 (5.
ésigner sous le non isse. M. Olier y en-
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M. OLIER PERFECTIONNE LES AMES. 593 clésiastiques, ainsi isolés de leurs confrères, n'avait plus le même aliment , il les fit rentrer dans la communauté de la paroisse, et se contenta d'en envoyer plusieurs, NT à La ca (1)Remarques pour instruire les fidèles et leur administrer les sacre- pistoriques, t. 1.
ments (1). p. 88. 89.
Les obstacles qui retardèrent la construction de l'église D is de Saint-Sulpice ne ralentirent point l’ardeur de M. Olier plique à perfec- | tionner les â- |
à édifier les temples vivants. Délivré de la persécution que nes. Douceur
nous avons racontée, il profita de la paix dont il jouissait, "A Ve da 2) Vie Ms.
et de la confiance universelle qu'on lui témoignait dans sa M. Olier, par M. à 4 ; x Leschassier, p.
paroisse, pour rétablir le bon ordre partout, et conduire 99, — Fan
à une solide perfection les âmes choisies que Dieu lui A A . ; ,
adressait en grand nombre (2). Jamais pasteur ne montra par M. de Bre- | x + 214 ; : tonvilliers, t. L.
plus de zèle et de vrai dévouement dans l'exercice de sa », 507.
charge. Considérant comme ses maîtres tous ceux qui
avaient recours à sa charité, il quittait tout pour les écou-
ter , les recevait avec un respect mêlé d’humilité et de re-
ligion ; et, quelle que fût leur condition, il les servait avec
une cordialité parfaite. Il ne pouvait même se résoudre à
renvoyer certaines personnes, qui le venaient voir sans autre dessein que de se satisfaire elles-mêmes, et lui faisaient perdre ainsi beaucoup de temps. Jamais il ne les |
quittait le premier ; il les entretenait, au contraire, aussi
long-temps qu'elles le désiraient; et,nonobstant ses grandes
occupations, il n'éprouvait pas, dans ces conversations |
prolongées , le moindre mouvement d'impatience : tant il
avait acquis d’empire sur lui-même. Dans plusieurs cir-
constances, Dieu se plut à bénir visiblement 1 conduite
si douce et si indulgente de ce bon pasteur : car des hom-
mes engagés dans le péché, venant lui rendre visite par
pure bienséance, se trouvaient convertis et gagnés à Dieu, après la conversation, quoique elle eût roulé sur des
matières souvent indifférentes. Il était quelquefois acca-
2 es à PT ar ES
blé du grand nombre de personnes qui venaient le visiter ou le consulter ; et lorsqu'à la fin du jour, ses confrères ,
Son empressementà entrer dans les intérèts de tout le monde.
({)Oraison funèbre, par M, de Maupas, p. 35.
594 PARTIE If. LIV. V. PAROISSE. — 16/6.
le voyant tout épuisé de fatigue , lui propusaient d'en ren-
voyer quelques-unes au lendemain : « Le temps n’est pas
» à nous, répondait-il, il appartient à Jésus-Curisr. I
» faut en employer tous les moments selon ses ordres, et
» puisque sa divine providence permet que ces personnes viennent maintenant à nous, bien loin de les refuser, nous devons, par hommage et par soumission à cette providence adorable, les recevoir avec joie et avec amour. »
Cet empressement à servir le prochain était, dans M. Olier, la marque d’une charité si éminente , que M. de Maupas a cru devoir en faire mention dans l'oraison funèbre de saint Vincent de Paul, et rendre à lun et à Pautre ce beau témoignage : « Je n'ai jamais rien vu de pareil à » feu M. l'abbé Olier et feu M. Vincent... Étant sur- » chargés d'affaires, et toutes affaires importantes à la » gloire de Dreu, sitôt que l’on demandait leur secours,
» vous eussiez dit que toutes les affaires cessaient , et qu'ils
» n'avaient plus rien à faire, sinon de consoler votre cœur » affligé. Avez-vous quelque peine extraordinaire ou d’es- » prit ou de corps? Adressez-vous à M. Vincent, ou à » M. l'abbé Olier , et je dirai de l’un et de l’autre, ce que » Saint Anselme et Théophylacte disaient de saint Paul : » Patitur suas , ct simul aliorum infirmitates tolerat » et solatur : tolerat infirmitates singulorum , et simul » de comruunt salute et de toto orbe sollicitus est. I » souffre secs peines, et en même temps il a soin de soula- » ger celles de tout le monde. Combien de fois a-t-on dit, » en sortant de leur conversation : Nonne cor nostrum » ardens erat in nobis, dum loqueretur in via ? Com- » bien de fois a-t-on dit , en adorant l'infinie bonté de notre » Dieu! O , que le cœur de Dreu est bon! à, que le » cœur de Dieu est aimable, puisqu'il a formé de si bons » courages, puisqu'il à logé de si bons cœurs dans la ° poitrine des hommes (4)! »
jusaient d'en rentemps n’est pas Jésus-Curisr. || on ses ordres, el ue ces personnes : de les refuser, umission à celte ec joie el avec
ain était, dans nente , que M. de ns l'oraison funèà l'un et à Fautre en vu de pareil à ent. Étant surimportantes à la dait leur secours, ‘essaient, et qu'ils pnsoler votre cœur hordinaire ou d’es- M. Vincent, ou à de l’autre, ce que nt de saint Paul :
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