et suiv
(3) OEuvres de l'énélon, Correspondance, Lt. 1x.
Lettres diverses.
Lettre 126 au pape Clément AT.
20 avril 1706. p.
(4) ilisbire de Fénelon, par M.
de Bausset, VO.
Lip. 8.
(1) Corresp. de Féneclon tom. v.
Lettre 46.° pag.
ones
XHT.
Le maréchal de Fabertet M.
du Fourentrent dans les vues de M. Olier.
(4) Histoire de Fénélon, par M.
de Bausset, Pièces justificatives du Aer livre, n,
(2).trchives du ministère de la guerre, Expéditions de 1650, 2e volume, pièce 24.
(3) Vie Ms, de M. ulier, par A1, de Bretonvilliers, te 11. p. 146.
600 PARTIE If. LIV, V. PAROISSE. — 1646.
Un autre militaire qui s'était aussi rendu trop célèbre,
par son empressement à fuire briller sa valeur dans les combats singuliers , et que M. Olier employa dans la suite à abolir cette détestable pratique, fut le célèbre Abraham de Fabert, depuis maréchal de France (4). Personne n'était plus propre que lui à autoriser, parmi les hommes de sa profession, les maximes du christianisme; car il s'était déjà acquis, par environ trente-cinq ans de service, une réputation de bravoure, la plus justement méritée, ayant été présent à cinquante-neuf siéges de places conquises, et ayant fait des prodiges de valeur admirés de soute l’armée. Ce fut le témoignage solennel que lui rendit Louis XIV , dans les lettres de lieutenant-général de l'armée de Flandre qu'il lui accorda pour suppléer à l'absence du maréchal du Plessis-Praslin, que nous verrons aussi figurer dans l'affaire des duels (2). Enfin, parmi ces pieux laïques dont le zèle et la charité semblaient faire autant d'apôtres, nous ne devons pas passer sous silence M. du Four, gentilhomme ordinoire du duc d'Orléans, et que M. Olier employa pour négocier un grand nombre d'affaires importantes (3). Considérant ces fervents disciples comme un corps auxiliaire, il les appliquait à diverses œuvres, selon la condition et la gràce particulière de chacun; et ils s’y portaient avec un si grand zèle, que quelquefois il se voyait obligé d'y mettre lui-même des bornes. « J'attends encore de vos nouvelles pour voir » M. Vincent, écrivait-il à M. du Four ; et n'en recevant » pas, j'ai eu appréhension de votre santé. Je vous prie » de vous conserver pour Dieu, et de prendre des forces » pour son divin service. Notre-Seigneur à tant besoin » d'ouvriers qu'il n'est pas juste de les estropier dans sa » moisson, et de lui ravir les serviteurs qu'il s'était prépa- » rés. Vivez et mourez à Jésus, et mourez si souvent à » Vous-même, que cela tienne lieu du dernier sacrifice, » par l'houneur égal que vous rendrez à Dreu. Obligez-le
rendu trop célèbre, sa valeur dans les iploya dans la suite le célèbre Abraham e (4), Personne n'éparmi les hommes ristianisme; Car il inq ans de service, justement méritée, ges de places convaleur admirés de lennel que lui reneutenant-général de our suppléer à l'ab- , que nous verrons 2). Enfin, parmi ces té semblaient faire passer sous silence u duc d'Orléans, et grand nombre d'afs fervents disciples bpliquait à diverses ce particulière de si grand zèle, que tre lui-même des iouvelles pour voir r; et n'en recevant santé. Je vous prie prendre des forces neur à tant besoin estropier dans sa s qu'il s'était prépaourez Si SOUVENT à u dernier sacritice,
à Dieu. Obligez-le
CONVERSION D'UN GENTILNOMME. 601
» par là à conserver long-temps la victime. Si vous vous
immolez vous-même en esprit , si le glaive spirituel vous
! Ÿ LE Y H % , , u , u à s s H égorge, si l'amour vous consomme à sa gloire, Dreu
ne sera pas obligé de vous mortifier extérieure ment (1). »
Le trait suivant montreavec quel zèle ces gentilshommes exerçaient le genre d'apostolat auquel ils s'étaient voués,
L'un d'eux raconte ainsi une conversion inopinée dont il fut l'instrument. « Comme je venais un jour en mon parti- » culier chez M. Olier, je rencontrai, sur le Pout-Neuf, un » gentilhomme de mes plus familiers amis. Sans lui dire » où je voulais le mener, je fis arrêter son carrosse, et le » priai de monter dans le mien. Mais lorsque la portière » fui levée, je lui déclarai en riant, que je le conduisais » chez M.Olier, afin qu'il tint la parole, qu'il lui avait don- » née depuis long-temps , d'aller le voir. Sur cela, il fit » tous les efforts imaginables pour remettre cette visite » à un autre jour , fcignant mème de vouloir se jeter hors » du carrosse ; mais je le fis aller si vite qu'il ne put en » sortir. À mesure que nous approchions du séminaire, ses » résistances devenaient moins vives. Enfin je l’'amenai » dans la chambre de M. Olier, et je commençai à voir » les effets salutaires de ce lieu sur mon ami. M. Olier con- » fessait dans ce montent un commandeur de l'ordre du » Saint-Esprit, homme de grande vertu. Nous lattendi- » mes assez long-temps, etlümes, durant cet intervalle, » un bon livre qui était à +. M. Olier nous trouvant sur » cette lecture au sortir de sa chapelle, je lui présentai »* mou ami, qui fut si saisi de respect en sa présence , que » M. Olier crut à sa posture toute contrite qu'il venait aussi » se confesser. De sorte qu'il le mena sur-le-champ dans
+ Saint Charles Borromée avait aussi la pratique de mettre de bons livres dans ses antichambres, afin d'occuper utilement et saintement les personnes qui attendaient le moment de lui parler.
2° part. 39
(1) Leuresaut.
de M. Olier, pag.
Confession et
conversion inopinée d'un gentilhomme.