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Grace de M.
Olier pour gagner à Diules grands et les
hommes de
guerre. Son portrait.
602 PARTIE IH, LIV, V. PAROISSE. — 16h47,
» sachapelle, sans songer à lui faire d'autre compliment,que de le faire passer devant lui. Lorsqu'ils furent entrés, M. Olier. se mit à genoux, et mon ami en fit autant de son côté , après quoi, persuadé toujours qu'il voulait se confesser, M. Olier $ .. sur un siége près de lui, et dit les prières usitées avant la confession. Iles récita avec un si grand recueillement, qu'il ne s’aperçut pas de l'embarras où étail mou ami. De sorte qu'ils entrèrent en matière, comme si c'eütété la chose du monde la plus concertée, Elle eut en effet un succès incroyable. Pour moi,qui ne savais rien de cette confession, j'attendais cet ami, que M. Olier m'avait comme ôté d’entre Les mains,
» el jene pouvais même comprendre commentil demeurait
» si long-temps avec lui, après avoir eu tant de peine à
» Le venir voir. Enfin je vis sortir M. Olier pleinement satisfait de la dévotion de son pénitent, puis celui-ci, rempli de joie du grand succès d'une confession si inopinée,
° Je l'abordai, lui demandant la cause de ce grand re-
» tardement, et me plaignis de ce qu'il avait refusé de me
» faire part des bonnes choses que lui disait M. Olier. {me
» répondit d'abord en poussant un grand soupir; puis, avec
» le sentiment d'une joie extraordinaire, il me dit : « Je n'a-
» vais nullement la peusée de faire une confession, et
» néanmoins je ne me suis jamais si bien confessé de ma
» vie. Làa-dessus il me raconta les circonstances que je
» vieus d'exposer , et dont il était lui-même aussi étonné
» que moi. Nous en rîmes beaucoup l'un et l'autre; et, à
» quelque temps de [à , n'ayant pu nous empêcher de ra-
» couter le fait à M. Olier lui-même, il rit beaucoup du
» pénitent , et se moqua bien plus encore du confesseur.
» Cette aventure singulière ae laissa pas d'être un coup de
» Si'ace POUT mon ami, qui, depuis ce jour, me la répété