‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S. Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 463 sur 489 · FE ERA RÉ · texte numérisé non relu

FE ERA RÉ

596 PARTIE El, LIV. V. PAROISSE. — 1646.

pêcher le mal et de procurer tout le bien qu'ils pourraient, toutes les fois qu’ils en auraient l'occasion. M. Olier avait reçu de Dieu le don d'inspirer le goût de la vertu, et de faire embrasser les pratiques de la vie chrétienne aux personnes du monde les plus engagées dans le siècle, ou les plus exposées à en prendre l'esprit. Aussi parvint-il à réaliser ce projet , si difficile en apparence; et , ce qu’il y a de plus étonnant , c’est qu'il composa cette société d'environ cent gentilshommes de la première distinction, la plupart connus par des exploits militaires , et encore engagés dans l'armée ou à la cour. Ils se proposaient « de » faire revivre en eux, par l'union la plus sincère et la » plus cordiale, l'esprit des premiers chrétiens. » A la persuasion de M. Olier,, ils pratiquèrent tous de concert les exercices de la retraite, et ils s’engagèrent à faire « une » profession publique, mais discrète , de renoncer aux » Mmaximes du monde , contraires à celles de l'Evangile; » menant toutefois à l'extérieur une vie commune, chacun » selon ses obligations particulières , eu égard à son

» état, à sa condition et à ses emplois. » Ils convinrent

aussi d'honorer, par une dévotion particulière, le mystère de la passion de Notre-Seigneur ; ce qui leur fit prendre le non de Compagnie de la Passion. Cette dénomination devait les faire ressouvenir d'être toujours prêts à « con- » damner , à l'exemple de JÉsus-Cnrisr, les maximes du » monde, aux dépens même de leur sang, afin de s'opposer » avec force à tous ceux qui, pour les soutenir, sont si » prompts à répandre le leur.» Ce sont les termes du réglement qui fut dressé à ce dessein, et dont tous les articles, au nombre de trente-six, ne respirent que piété et sagesse.

Un serviteur de Marie, aussi zélé que M. Olier, ne pouvait oublier les intérêts de cette Reine du ciel dans le plan de vie qu'il leur donna. Les membres de la compagnie ne devaient point «faire de voyage, soit à l'armée, soit dans » les provinces , sans aller, en partant de Paris, implorer

qu'ils pourraient, on. M. Olier avait le la vertu, et de chrétienne aux dans le siècle, ou Aussi parvint-il ence; et, ce qu'il y ‘elte société d'enre distinction, la "es , et encore enproposaient « de plus sincère et la tiens. » À la perbus de concert les "ent à faire « une de renoncer aux les de l'Evangile ; ‘ommune, chacun eu égard à son .» ÏIS convinrent ulière, le mystère i leur fit prendre ette dénomination rs prêts à « conles maximes du afin de s'opposer soutenir, Sont si sS termes du régle- L'tous les articles, : piété et sagesse, M. Olier, ne pouciel dans le plan la compagnie ne “armée, soit dans e Paris, implorer

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