M. OLIER DIRIGE LE BARON DE RENTY
core à leur retour, pour la remercier des grâces et des faveurs qu'ils en avaient reçues. L'emploi principal et le plus ordinaire de ces gentilshommes devait être de ne rien négliger « pour abolir les ducis, les blasphêmes et » Jes jurements,si communs dans leur profession. » On leur recommandait encore de « fortifier les faibles contre la » honte qui les enpêcherait de se déclarer pour le service » de Dieu, » surtout dans le commerce de la cour, et contre la tyrannie du siècle, qui semblait faire du libertinage une nécessité pour vivre et paraître dans le monde. Les principaux membres de cette compagnie furent le baron de Renty , le duc de Liancourt , le maréchal de Fabert, le marquis de Fénélon , le vicomte de Montbas, maréchal-de-camp, M. Desgraves, M. d'Alzan, M. de Bourdonnet , mestre-de-camp, M. du Four, M. de Souville, M. du Clusel (1).
Celui qui seconda le plus M. Uisr. fut le baron de Renty, dont la vie édifiante à été donnée au punis °t que le docteur Burnet met parmi les plus grands modèles que :? France ait fournis en ce siècle (2). Quelques années après la mort du père de Condren, son directeur, il se mit sous la conduite de M. Olier , et eur avec lui, dès ce moment, les “apports les plus intimes. Comme il avait obtenu cette grâce en faisant intervenir la sœur Marguerite du Saint-Sacrement, religieuse Carmélite de Beaune, dont nous parlerons dans la suite, il écrivit à M. Olier, après la mort de cette grande servante de Dreu : « Je ne lui ai pas » une petite obligation de vous avoir prié de me souffrir. » Vous leferez encore pour l'amour de Notre-Seigneur , et » celui que vous portez à cette sainte âme; et je serai » à votre égard pénétré de tout le respect que je vous » dois, Où qu'au moins ma faiblesse me permettra de ren- » dre au règne de Dieu en vous. Je vous supplie de souf- » frir ’alliance de ce pécheur (3). » Quoique M. de Renty
(1) Vie Ms. de M. Olier, par M, de Bretonvilliers,