‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S. Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 482 sur 489 · FIN DE MARIE ROUSSEAU, MARCHANDE DE PARIS · texte numérisé non relu

FIN DE MARIE ROUSSEAU, MARCHANDE DE PARIS

NOTE 8. — Marie Rousseau persévéra jusqu'à sa mort, dans le genre de vie admirable dont nous avons parlé. « J'ai appris d'elle, » disait M. du Ferrier, beaucoup de choses pour la conduite des » âmes, et pour découvrir les imposteurs hypocrites ; et quoiqu'il » n'y eût rien d'ordinaire dans sa vie, sa conduite était fort régulière; » je sais par expérience, qu'elle connaissait les choses occultes. Un » jour elle n'avertit qu'une conférence que j'avais préparée , ci mis » par écrit pour la faire à nos ecclésiastiques, et que personne n'avait »vue, était trop forte et trop relevée, me marquant de quelle » sorte je devais l’adoucir. Je puis rendre ce témoignage à sa vertu, » que j'ai vu en celle une grande humilité et une fidélité exacte à sa (2)Mémotr. de M, du Ferrier,

» Elle a continué jusqu'à la fin : plena operibus bonis (2). » Elie mourut P: 257.

» manière de vivre, n'y ayant jamais reconnu tant soit peu d'intérèt.

en odeur de sainteté, le #4 août 1680 +, dans la communauté des

(3) Remarques | 2 ne ; historiques, t. 1.

a vu, et qu'elle gouverna jusqu'à sa mort :5, ; elle fut inhumée le 6 du p. 6x.

sœurs de l'fnstruction chrétienne , qu'elle avait fondée comme on

même mois, dans un des caveaux de l'église Saint-Sulpice, qui sert

aujourd'hui de sacristie à la chapelle basse, située sous celle de la (4) bide p

saiute Vicrge (4, 286.

& Jailliot in-8o. t. v.p. 65. et l'auteur des Remarques his!oriques ont placé la mort de Marie Rousseau au 4 août 168$; elle arriva en 16$0, — Archives du Royaume. sect, hist. M, 453, fol. 1, verso.

Marie Rousseau fut remplacée, quelques années après, par une parente de M. Olier, qui fit revivre, dans la communauté de l'Ins-

truction, les grands exemples de la fondatrice. Ce fut Marie Fran- | çoise du Plessis-le-Picard, veuve de M. de Pâris, maître des comp. tes. Après la mort de son mari, voulant s'adonner aux exercices de la pénitence , elle alla dans ia chapelle de Notre-Dame de Lorette, & . (4) Règles du à Issy, s’y dépouilla de tous les ornements du siècle, et se consacra À Hal on en sans réserve à Marie. Depuis ce moment elle se revêtit sous ses ha- PC baies Ed bits d’une rude bure, et n'ayant point la liberté d'entrer en religion, 4 HAUT elle voulut y suppléer , en s'obligeant, par vœu, au jeûne et à l'ab- Rss stinence (1), et probablement aussi en entrant comme elle fit dans Son, Le P. 94. Ja communauté séculière des sœurs de l'instruction (2). Elle couchait sur des planches, ou sur une simple paillasse , et ses mortiflcations étaient excessives. On a publié une notice très-édifiante sur cette (3) Règles, ele. sainte veuve /3). On lit, dans le journal de M. Tronson, que le mardi 44 août 1696, elle vint à Issy, dans la chapelle de Lorette, accom- ; pagnée de la supérieure de la comainunauté du Bon-Pasteur, «à | qu'elle y offrit, pour la statue de la sainte Vierge, une robe de bro- f ; (4) Journal de card, et communia à la Messe que célébra pour celle M. de Saint- M, Tronson, fol. . € 126. Antoine (4); qu'au mois de juin de l'année suivante, madame de ; (3 Hbid. €. 139, paris et Sa mère y portèrent encore d'autres ornements (5). : d PÉLERINAGE DE NOTRE-DAME DES VERTUS. d NOTE 9.— 31 doit son origine à une image miraculeuse de à 0 sainte Vierge, qui y attira un concours exiraordinaire , lan 155, @ ô Le roi Philippe de Valois, et la Reine s'y rendirent, et y laissérent des témoignages de leur munificence. Le duc d'Alençon, le comte k d'Estampes, et plusieurs autres y offrirent aussi des présents. Ce : qui donna lieu à ce concours, ce furent divers miracles opéré 0 (6) Lebeuf, His SOUS les yeux d'une multitude innombrable de témoins , et qui firent L loire du diveèse surnommer ce lieu Notre-Dame-des-Vertus, c'est-à-dire des muracle, I de Paris, t. ut, P. 275. car c'est ce qu'on entendait, au XEV: siècle, par le mot des vertus à L'histoire en a été écrite en vers français : on la trouve dans le Théâtre des antiquités de Paris, par du Breul. Pensant bien que tous les lecteurs ne goûteraient pas également ce récit, cet écrivain | Ë (7: Théatre des rapporte néanmoins, pour la consolation des gens de bien et ju ‘

antiquités dePa- 7 1659 catholiques ; car pour autre manivre de gens , ajoute-t-il, ne me chan . CR ù

st la chose leur sera agréable où non (7),

s années après, par line a communauté de l'Insce. Ce fut Marie Fran- Pâris, maître des complonner aux exercices de Notre-Dame de Lorette, du siècle, et se consacra e se revêlit sous ses haerté d'entrer en religion, vœu, au jeûneet à l'ab.

rant comme elle fit dans ruction (2). Elle couchait se , et ses mortiflcations très-édifiante sur cette E, Tronson, que le mardi elle de Lorette, arcomuté du Bon-Pasteur, et ierge, une robe de bro- \ pour elle M. de Saintée suivante, madame de

s ornements (5).

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